J’ai vu : « Le dernier loup » de Jean-Jacques Annaud

Publié le 28 février 2015 - par - 2 307 vues
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Jean-Jacques Annaud fait partie de ces réalisateurs dont l’éclectisme dans le choix des sujets a toujours surpris et fait son succès, y compris à l’international.

Son dernier opus est là pour en témoigner puisqu’après avoir réalisé en 1997« Sept ans au Tibet » (avec Brad Pitt) qui l’avait un peu fâché avec les autorités chinoises, celles-ci (mais étaient-ce bien les mêmes?) sont venus le solliciter pour cette co-production franco-chinoise déjà visionnée par 7 millions de chinois !

Deux étudiants pékinois sont envoyés par le parti, en pleine Révolution Culturelle, en Mongolie intérieure pour «éduquer» une tribu de bergers nomades. L’un d’eux, fasciné par les loups dont les bergers doivent pourtant prémunir leurs troupeaux, va décider d’en capturer un pour l’élever.

Que dire ensuite, sans tout dévoiler, si ce n’est que ce film raconte une belle histoire pleine de sensibilité et d’émotion, qu’on y voit des paysages extraordinaires superbement filmés et qu’il offre une véritable leçon de vie à ceux qui veulent bien entendre et bien voir…

La défense des valeurs ancestrales par le vieux chef de tribu paraît s’imposer naturellement aux deux étudiants qui n’hésiteront pas longtemps à épouser la cause de leurs hôtes face aux exactions d’une sorte de « commissaire politique », de prime abord très peu au fait des réalités de la survie de la tribu dans son milieu naturel. On pourrait aisément transposer cette situation dans notre propre pays où certains politiques paraissent ne guère maîtriser leur sujet…

On apprend également des choses extrêmement intéressantes sur ces grands prédateurs que sont les loups des steppes. D’abord, ils chassent toujours en bande et obéissent à un meneur.

Ensuite, ils savent faire preuve de sélectivité dans le choix de leur proie et d’une extrême patience pour pouvoir fondre sur elle « au bon moment », c’est à dire quand elle est la plus faible et la moins véloce.

Cela ne vous rappelle rien ? à moi, si : des prédateurs « bien de chez nous », protégés par le pouvoir en place, barbus, enturbannés de frais ou enniquabées jusqu’aux yeux, et qui chassent en bande (la plupart du temps en toute impunité) l’enfant, la femme, le vieillard sans défense, le civil sans danger, le policier ou le militaire désarmé.

Bien sûr, il n’est pas question de les exterminer comme finiront par l’être les loups dans le film. Mais peut-être pourrait-on en finir avec une politique d’immigration folle, avec une justice aux abonnés absents et avec une politique sociale qui n’en finit pas d’attirer encore et encore des prédateurs toujours plus nombreux qui finiront par reléguer les indigènes que nous sommes dans le fameux « Camp des Saints » de Jean Raspail ou dans des bantoustans puisqu’il paraît que l’Apartheid serait devenu dernièrement une spécialité française !

Français, ne l’oubliez pas, Français, réveillez-vous !

Bernard Campan

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