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J'ai vu nos pompiers agressés par les flics de Macron


« Y a-t-il une dérive autoritaire en France ? » se demandent benoîtement les médias ; ces médias qui ont « vaillamment » contribué à l’effort de guerre macroniste, comme ils ne l’avaient jamais fait pour aucun candidat à la présidentielle avant.
Après avoir été traîné mes guêtres à la manifestation des pompiers à Paris, mardi 28 janvier 2020, je peux définitivement répondre que oui, il y a bien un délire autoritaire, même si, en ma qualité de Gilet jaune, j’avais déjà une petite idée sur la question !
Donc, la manifestation des pompiers a commencé bruyamment mais gentiment, place de La République. D’accord, il y avait des pétards lancés mais pas de casse, pas de voitures brûlées, pas de pillages de magasins, rien en fait de tout ce qui peut faire les délices de l’ultra-gauche et des cités, là où, précisément, les pompiers en ont ras le casque de se faire accueillir avec la « douceur » dont savent faire preuve les agneaux de ces quartiers : injures, jets de projectiles, agressions, etc.

À ce propos, un petit caïd de la diversité a naïvement cru qu’il pouvait les emmerder, ces pompiers, lorsqu’ils étaient en manif. Heureusement pour lui, des collègues ont calmé un pompier taillé comme une armoire normande et qui s’apprêtait à lui flanquer la trempe qu’il méritait. De mon côté, j’ai été rassuré de constater que pas mal de pompiers partagent nos convictions, chers lecteurs, même si l’extrême-gauche est très – trop – présente.
Il faut dire que les gars étaient à cran, méfiants à l’égard des objectifs parce que, pour eux aussi, c’est le tarif dénigrement de la part des médias aux ordres. Avec ma caméra et mon appareil photo, j’ai dû montrer patte blanche, ce qui m’a valu un épisode pénible, humainement parlant : une fois mon identité déclinée – je ne cache plus mes convictions, tout comme Thibault le Vendéen, qui était de la partie –, un grand dadais en tenue s’est épanché, au bord des larmes, parce que dégoûté qu’on lui envoie à la tronche que son métier n’est pas à risques, tout en me racontant dans la foulée ce que c’est que d’aller sauver une famille tandis que son domicile est en feu. Moi, je dis qu’il faudrait envoyer, à coups de pompes dans le train, Macron dans un immeuble en flammes afin qu’il constate la non-dangerosité du métier de pompier !

Les gars – et les filles aussi – en avaient gros sur la patate et, si l’on ajoute à ça la politique de fermeté de la préfecture de Paris – tenue par un petit individu sans envergure morale et sûrement complexé par son allure malingre en faisant de l’autoritarisme à défaut d’avoir de l’autorité –, la coupe était pleine. Alors, oui, certains esprits se sont rapidement échauffés en quittant le cortège et se frottant aux CRS, lesquels on fait comme d’habitude : cogner tous azimuts.

Mais le meilleur était à venir, entre la place de la Nation – fin de la manifestation – et la porte de Vincennes, dont l’accès était rigoureusement bloqué par une enfilade de grilles et une masse imposante d’uniformes. On aimerait tant voir ça quand les cités « exquises » s’ébrouent joyeusement, ou pour – soyons fous ! – aller chercher les arsenaux planqués dans les caves, voire confisquer les tonnes de drogue qui reposent là comme du bon vin ! Mais non, je plaisante : ce serait discriminant, raciste et colonialiste que de vouloir faire respecter la loi dans ce cas-là ! C’est mieux de tabasser des pompiers et moins risqué évidemment…
 
Ainsi, derrière les grilles, on s’en donnait à cœur-joie, balançant allègrement grenades lacrymogènes et de désencerclement, sans savoir où elles tombaient ; sans oublier les canons à eau qui ont tourné à plein régime. Elles ont souvent touché au but, les grenades, et provoqué une convulsion sur un blessé qu’il a fallu sortir de là. Cerise sur le gâteau : tandis que les secouristes sortaient ledit blessé, ils ont été la cible de tirs de lacrymogènes.

J’en profite pour affirmer, sans prendre beaucoup de risques, que l’amour artificiel entre la police et le gouvernement fondra comme neige au soleil lors d’une prochaine affaire Théo. Idem pour les médias qui, dans leur ensemble, s’abattront sur les policiers comme le péché sur le monde. Là, les patriotes, mettront leurs griefs de côté et seront, comme toujours, les seuls à défendre les flics. Moi le premier. Et parmi les patriotes, il y a les pompiers…
Tout ce dispositif visait à interdire l’accès au périphérique. Le pouvoir n’a pas fait autant de zèle avec les agriculteurs, lorsque ces derniers l’ont occupé, ce périph, en novembre 2019. Mais là, si on avait canardé des tracteurs, venus par centaines à la capitale, la réponse eût été plus musclée que de pauvres pompiers armés de leur seule volonté.
Quant à ceux qui viendraient me dire que les pompiers ont lancé des fumigènes sur la police, je répondrai qu’ils l’ont fait, oui, comme ils ont essayé de forcer les barrages, sans blesser personne à ma connaissance, et même en parlementant avec la police. À force de mépriser le vrai peuple, il se soulève effectivement. Et qu’on le traite d’extrémiste n’y changera rien, sachant que l’extrémisme est plus à craindre de la part d’un fiché S, qui voit des mécréants à chaque coin de rue, que d’un pompier…
Quoi qu’il en soit, je salue ces hommes et ces femmes qui, plus qu’un métier, exercent une mission, laquelle commande le respect. Ce respect passe par des sanctions immédiates en cas d’agressions sur leur personne et, surtout, une reconnaissance réelle de la part des pouvoirs publics. Il n’est pas normal que les traders soient plus choyés que les pompiers !
Aussi, chers pompiers, je vous salue ici-même et vous remercie de tout ce que vous faites pour nous, chaque jour et chaque nuit, sans faillir…
(Photos & vidéo : Charles Demassieux pour Riposte laïque)