Jargon à la mode et matraquage médiatique : je craque !

Entre le jargon à la mode et le matraquage médiatique dans les médias, je n’en peux plus, je craque !

D’abord le champion toutes catégories dont on parle depuis longtemps, le Giec pourfendeur des habitudes calamiteuses favorisant le réchauffement climatique car il veut qu’on réduise drastiquement les émanations de CO2, la déforestation, la consommation d’eau, voire qu’on supprime totalement la consommation de viande. D’accord, il y a des périodes de réchauffements-refroidissements mais elles sont essentiellement liées à l’activité solaire, on ne peut donc rien faire d’autre que d’attendre un prochain cycle, dans 50 ans ou 500 ou plus…

Ensuite un nouveau Coronavirus (baptisé COVID-19 par l’OMS), qui suscite communiqués et commentaires sans fins dès qu’un nouveau cas est signalé.

Ces annonces font évidemment l’objet de déclarations gouvernementales aussi ridicules que sans portée réelle « nous allons passer à la phase 3 » répète monsieur Macron sans qu’on sache en quoi elle consiste au juste. Le « nous sommes prêts » du ministre de la Santé ou les plans « blanc » et « bleu » qui viennent juste de sortir, quèsaco ? Ce seraient des mesures différentes pour les hôpitaux et pour les maisons de retraite. Ségrégation ?

On constate que si le personnel médical fait tout ce qu’il peut en navigant à vue, tout le monde patauge dans la choucroute mais cela n’empêche pas des gens de mourir, le gouvernement d’être égal à lui-même dans sa nullité (entre autres carences, les stocks de protection, dramatiquement insuffisants) et les journalistes de déblatérer à longueur de journées en faisant preuve d’une vacuité sidérante. Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément, disait Boileau. Il semble donc qu’ils ne savent absolument pas de quoi il s’agit mais ils parlent, ils parlent…

En plus la répétition partout et ad nauseam d’expressions prétentieuses alors qu’il existe dans notre admirable langue des tournures simples et intelligibles par tous (cf. Boileau à nouveau).

Quelques exemples de ce florilège accablant à la veille des élections municipales.

Budget « participatif », désormais il devrait donc être moins secret ? « Énergie positive », mais qu’est-ce donc qu’une énergie négative ? « Performance énergétique », cultiverait-on par malice des contre-performances ? « Listes citoyennes », y aurait-il des listes s’affichant comme élitistes ? Action « citoyenne », par opposition sans doute à action « bobo » ou cosmopolite ? Menus alternatifs, c’est-à-dire sans calories et sans viandes (le Giec serait content), et sans fruits ou légumes ? On ne sait pas trop au juste. « Optimiser l’offre d’alimentation des écoles », voir ligne précédente à moins qu’il s’agisse d’instaurer la portion congrue ? Diversifier l’offre de logements, vers qui ? il faudrait le dire…

Pour finir voici trois tics de langage (parmi bien d’autres) propres d’abord aux mondes politique et journalistique. Être « en capacité de… » pourquoi ne pas dire tout simplement être capable de… ? L’incontournable « incontournable » et le « en même temps » macronien  alors qu’on peut dire aussi : à la fois, de front ou conjointement. O tempora o mores, comme disait Cicéron…

On voudra bien excuser mes mouvements d’humeur grammaticaux car je crois que beaucoup de gens partagent mon exaspération et en ont par dessus la tête de cet insupportable vacarme médiatique qui occulte les autres graves problèmes de notre malheureux pays.

Paul Veglio

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18 Commentaires

  1. Sans doute le mal est-il grave au point de redoubler la seconde partie de cette excellente analyse… il faut espérer qu’ ainsi il en restera quelque chose chez certains lecteurs quelque peu distraits…

  2. Excellentissime. Et que dire des termes anglais, expressions anglaises. Maintenant on est en mode ceci ou cela. Etre en mode stand-by.
    Le culture, l’expression, c’est comme le parachute, quand on n’en a pas, on s’ecrase.

    • Le gardien de but a fait un « clean sheet »…. késaco?

  3. Attention Paul !

    L’industrie produit trop et vous voilà avec un superbe bis repetita, un da capo, un copié collé de trop !

    Gaffe, les fossoyeurs du langage vous exaspèrent tellement que vous en bégayez !
    Sinon moi j’aime bien le « au jour d’aujourd’hui » balancé par des trous duc qui feraient mieux de continuer à louffer plutôt qu’à causer !

    Et puis on a aussi les « en fait » ou les « c’est vrai que » ou encore, et lui c’est le pompon, le génialissime « on va dire » ! Ça c’est du lourd !

    Allez pour vous détendre, un petit conseil : faites comme moi, pas de tévé et pas de radio et encore moins de baveux pourris, vois verrez comme c’est bon de vivre « unplugged » euh je voulais dire débranché…

  4. blabla macronien
    17 tonnes de masques et autres envoyés en chine le mois dernier
    les hopitaux et pharmacies ne satisfont pas la demande, les français n’ont qu’à rester confinés chez eux!

  5. Vous en avez oublié un que l’on entend depuis quelques jours la « létalité  » serait elle moins ou plus mortelle que la mortalité ; bande de blaireaux tant dans la bouche des médecins que des journaleux

  6. je crois que vous avez oublié « cluster » que l’on entend à tout bout de champ, quézaco, même le perroquet noir qui sert éventuellement de porte parole l’emploie.

  7. Bonjour, je vous comprends tellement ! Depuis des années, je m’agace en vain.. je corrige tout le monde et me fais hurler dessus. Les continuels « sur », l’absence de liaison après le verbe être, l’oubli définitif de la double négation, sans parler des tics de langage. Ici en Belgique, ce sont surtout les « eh bien » qui pulullent. Une voisine m’a raconté qu’elle ne pouvait plus voir un film francais. Elle ne regarde plus que les anglais, les espagnols et les italiens. … J’ai écrit à l’académie francaise, je voulais savoir si quelque chose allait être entrepris dans les écoles… sans réponse !

  8. Au moins on jacte pas allemand. On a droit à un mélange de globish et jargon tévé : c’est que du bonheur et ça fait sens de voir des députés à l’isolation dans des clusters malgré que en même temps la team macron fait le job, donc voilà.
    Maître Capelo, au secours !

  9. Les tics de langage permettent de déceler chez les plus intellos, déjà, un état de sénilisation avancée. Qui ne fera que croître.
    Çà commence très tôt chez l’enfant, (je suis en contact avec des scolaires), et, si l’on y prend garde, engendre un sabir fait de quelques 500 mots tout au plus, qui réduit le champ de compréhension et de communication.
    L’étude de la langue Française « à l’ancienne », évitait ce genre de dérive due à la paresse naturelle des populations.
    Ne rien pardonner, faire répéter, corriger, même les adultes, (surtout) etc . . .
    Quand on voit des professionnels du micro incapables de parler correctement, il y a de quoi s’alarmer.
    ON NE PEUT PENSER CORRECTEMENT SANS UN LANGAGE DÉVELOPPÉ.

    • Parfaitement d’accord avec vous.
      Je suis prof agrégé mis « au placard » après 35 ans de service, burn-out et écœurement généralisé.

  10. ou sont donc les grandes processions derrière les innombrables cercueils des soit disant « nombreux morts » ? autrefois l’ORTF n’aurait jamais manqué de faire un reportage pour faire pleurer les margaux des chaumieres mais là que nada !! bizarre non ? en France on interdit les rassemblement (donc évidemment interdit les manifs de gilets jaunes comme c’est etrange en plein 49.3! et en corse c’est seulement 100 personnes qui sont autorisées a se réunir sans se prendre un PV a 135 euros pour renflouer micron ! revoyez « rencontres du 3e type » la scene ou l’armée met en scène une fausse contagion pour que les gens migrent et regardent ailleurs ! encore ? « la peur voilà ce qui bâillonnera les séditieux »(star wars) « séditieux » , nom donné par castaner aux gillets jaunes! curieux non?

  11. Le genre de phrases qui me sort des trous de nez : On va vous dire qu’est-ce qu’il faut faire. Le paquet de journaleux (et pas que) qui jacte ainsi est incroyable. Je ne parle même pas des mots masculins mis au feminin et vice-versa.

  12. Quand la langue de Molière devient celle des… Taulières féministes !
    Spécialistes du « Voilà »….
    Leur « Académie » française ne plait pas ?
    Elles se vengent !

  13. ces éléments de langage que l’on voit et entend partout de la part des merdias nous emmènent à une seule conclusion : ils font tous du copier / coller, répétant en boucle les mêmes choses de la même manière !
    le but d’avoir plusieurs chaînes d’infos est normalement de diversifier l’info mais constat : quand vous écoutez une chaîne d’infos inutile de zapper vers une autre , d’une part parce qu’elles se sont entendues pour diffuser PUB et météo au même moment et d’autre part parce qu’elles racontent strictement la même chose avec les mêmes mots !
    faut le faire…

  14. Cher Paul, votre article « fait du sens ». J’avoue que le « en même temps » me surprend de la part des intervenants LCI. Autrefois, on disait « six mules tannées ment ». Bravo à l’industriel rital de la langue française pour cet encart linguistique mais soyez tout de même quelque peu compatissant car la langue est un organisme vivant en perpétuel devenir. Même le 19ème siècle abonda en saugrenuités. Maigre consolation, la langue polonaise vit également son suicide linguistique, le smartphone étant le grand complice d’un nivellement par le bas mondial…

  15. C’est dingue de trouver tant d’anglicismes dans nos journaux . Notamment <>

  16. Exemple typique de la « dérive » d’un média: RTL (radio) que j’écoute depuis des décennies, mais qui a pris le virage imposé de la non-information après avoir viré Eric Zemmour; qui ose nous appeler ses amis avec des présentateurs et trices obligés de rire en débitant leurs sornettes. Le matin, c’est devenu affligeant et le seul intérêt est d’entendre le brillant Laurent Gerra. Tout entendre de l’actualité et tout comprendre, RTL vous aide à décrypter (sic) l’info ! Il faut oser et comme ils n’ont rien à dire après avoir répété ce que l’AFP leur a donné, comme aux autres, on passe sur l’opium du peuple, j’ai nommé le foot et « on » vous donne toute l’info sur des matchs dans des patelins improbables. A 13h « Les auditeurs ont la parole » géré tant bien que mal par Pascal Praud censeur obligé.

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