J’assume mon antigaullisme, et je persiste…

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« Tout le monde est, a été ou sera gaulliste »  (Charles de Gaulle, toujours modeste !).

Le vainqueur de Montcornet

Parlons maintenant de la bataille de Montcornet. Certains auteurs parlent de la « victoire de Montcornet » car il faut faire croire au bon peuple que le « premier résistant de France » s’était battu héroïquement avant d’aller continuer le combat… derrière les micros de la BBC. Or Montcornet, c’est indéniablement une victoire… allemande (comme le dit Gudérian dans ses mémoires).

Ce fait est attesté par TOUS les historiens, y compris les gaullistes, de gauche comme Jean Lacouture (1) ou de droite comme Henri Amouroux (2).

Essayons donc de résumer brièvement – et honnêtement –  les combats de Montcornet.

Lorsque la guerre éclate, Charles de Gaulle, le protégé de Paul Raynaud (après avoir été celui du maréchal Pétain), est toujours colonel et ambitionne un grand destin, politique ou militaire.

Le 26 janvier 1940, il envoie à quatre-vingts personnalités (dont Léon Blum, Paul Reynaud, les généraux Gamelin et Weygand), un mémorandum intitulé « L’avènement de la force mécanique ».

Ce texte, contraire au devoir de réserve d’un officier supérieur, ne fait que reprendre à son compte les théories du général Estienne (et du colonel Mayer). Rappelons que le général Estienne, encouragé par le maréchal Pétain, proposait la création d’un corps motorisé dès… 1920.

Trois jours avant l’offensive allemande du 10 mai 1940, de Gaulle est averti de la décision du commandement de lui confier la 4e division cuirassée.

Dans mon livre « Mythes et Légendes du Maquis » (3), j’écris ceci :

« Le 10 mai 1940, le IIIe Reich lance une grande offensive sur les Pays-Bas, la Belgique et la France dans ce qui sera appelée « la bataille de France ». Après la percée de Sedan le 13 mai, les troupes françaises sont en pleine débâcle… Le colonel de Gaulle, désigné, le 26 avril, pour commander, par intérim, la 4e   Division cuirassée, prend son commandement le 11 mai. Cette unité est en cours de formation (environ 5 000 hommes, 85 chars), elle manque d’appuis aériens, de batteries antichars et antiaériennes, de moyens de communication, de transports de troupe, et son armement est incomplet… Avec sa division, de Gaulle tente d’exécuter une contre-attaque vers Montcornet, dans l’Aisne, le 17 mai. Ce village relève d’une importance stratégique majeure (il est situé sur l’axe routier entre Reims, Laon et Saint-Quentin ; c’est un point de passage obligé pour la logistique allemande). La mission confiée à de Gaulle par le général Doumenc est de « barrer la route de Paris en établissant un front défensif sur l’Aisne et l’Ailette», afin de permettre à la 6e  armée du général Touchon de s’y déployer… Le 17 mai, entre 4 et 5 h du matin, les éléments de la 4e division cuirassée se lancent sur Montcornet. Après avoir investi le village, vers midi, les chars français sont pris à partie par des canons antichars et des panzers allemands.

Par manque d’essence (?), de nombreux chars français doivent être abandonnés ou battre en retraite ; d’autres s’embourbent dans les marécages (4)…Vers 16 h, de Gaulle ordonne une nouvelle offensive contre Montcornet mais sans succès : les équipages de chars, sans aucune carte détaillée du secteur, sont attaqués par les canons ennemis. Le commandant Bescond, qui a dirigé l’assaut est tué.

L’intervention de la Luftwaffe, vers 18 h 30, sonne le glas de l’offensive et force la 4e  division cuirassée à se replier. Les pertes du côté français sont de 14 tués, 9 disparus et 6 blessés ; 23 chars français (sur les 85 engagés) sont mis hors de combat lors de la bataille… »

Commentant le comportement de Charles de Gaulle au feu, l’historien Henri de Wailly (5) juge que, « loin d’avoir été particulièrement brillant, il a montré dans la bataille  les mêmes faiblesses et les mêmes incompétences  que les autres dirigeants militaires. »

À la suite de Montcornet, de Gaulle écrit une longue lettre à Paul Reynaud, président du Conseil (6), dans laquelle il lui  demande, soit le ministère de la Guerre, soit le commandement en chef de toute la force blindée française. Rien que ça ! Rappelons que de Gaulle, simple colonel, a été nommé « général de brigade à titre temporaire ».

L’homme de Londres et l’homme de droite

Le 6 juin, l’ambitieux est convoqué à Paris par Paul Reynaud  qui lui donne un hochet : le poste de sous-secrétaire d’État à la Guerre. Il a pour mission de coordonner l’action avec le Royaume-Uni pour la poursuite du combat. Ce qui explique sa présence à Londres un peu plus tard…

Je ne reviendrai pas, par manque de temps, sur l’appel du 18 juin et le rôle du « premier résistant de France », ni sur cette période trouble appelée l’épuration. J’ai déjà beaucoup écrit sur l’imposture gaulliste « durant les heures les plus sombres de notre histoire ». En revanche, parlons du de Gaulle « homme de droite » puisque beaucoup de gens le voient ainsi. Mensonge encore !

Parlons du « Conseil national de la Résistance » (CNR), créé par de Gaulle en 1943. Le premier président du CNR sera Jean Moulin, homme de gauche et franc-maçon. De Gaulle disait vouloir rassembler au sein du CNR « des patriotes venus de tous les partis politiques », or quels étaient les hommes d’influence du CNR ? Pierre Villon, du FNR (communiste), Louis Saillant (CGT), Gaston Tessier (CFTC), André Mercier (PCF), André Le Troquer (SFIO), Marc Rucart (Radicaux), Georges Bidault (Démocrates-Chrétiens : centre gauche), Joseph Laniel (Alliance Démocratique : droite modérée et laïque) et Jacques Debû-Bridel (Fédération Républicaine : droite conservatrice et catholique). Debû-Bridel, député, puis sénateur, finira chez les gaullistes… de gauche.

Parlons aussi du « Gouvernement provisoire de la République française » (GPRF), présidé par de Gaulle à la Libération : pour l’histoire officielle, un gouvernement de coalition. Mais il suffit de voir à qui sont confiés les grands ministères : ministre de l’Armement : Charles Tillon (PCF), ministre du Travail : Ambroise Croizat (PCF), ministre de la Production industrielle : Marcel Paul (PCF) ; ministre de l’Économie : François Billoux (PCF). Les socialistes seront également bien lotis : ministre de l’Intérieur : Adrien Tixier (SFIO), ministre de l’Agriculture: Tanguy Prigent (SFIO), ministre des Transports et Travaux publics : Jules Moch (SFIO), ministre des PTT : Eugène Thomas (SFIO). André Malraux aura (déjà !) le ministère de la Culture. Vincent Auriol (SFIO) sera ministre d’État, tout comme le déserteur Maurice Thorez (PCF). Avant de le renvoyer en France, Staline aurait demandé à de Gaulle « Si possible, ne le fusillez pas tout de suite ». De Gaulle lui confiera un ministère régalien.

Et quand Mitterrand arrivera au pouvoir en 1981, les gaullistes pousseront des cris d’orfraie parce que ce dernier confiera quatre ministères à des communistes. Ils ne manquaient pas d’air !

Je ne vous parlerai pas du drame algérien et de la trahison gaulliste, je l’ai fait dans plusieurs livres dont « Hommage à NOTRE Algérie française » (7), je n’ai pas envie d’y revenir.

Je vais conclure en tentant de résumer mon anti-gaullisme à quelques faits précis :

Oublions, en premier lieu, le pseudo-visionnaire qui, dans ses livres, aurait révolutionné l’art de la guerre par l’emploi massif des chars, car :

1) Le général Estienne, encouragé par Pétain, proposait la création d’un corps motorisé dès… 1920 ;

2) Jamais de Gaulle n’a prévu, n’a seulement imaginé que la conjonction « chars + avions » (« Panzers » + « Stukas » si vous préférez)  serait une force de frappe redoutable ;

3)  Les éditions de ses livres d’avant-guerre (1934) ont été rectifiées et corrigées en 1944. Le visionnaire l’a donc été… après coup.

Aucun de ses biographes, en dehors de Max Gallo qui le fait avec prudence, n’a décrit le de Gaulle servile, « lèche-bottes »  et ne reculant devant aucune flagornerie pour arriver à ses fins. Il a écrit des lettres mielleuses et sirupeuses à son bienfaiteur Philippe Pétain. Mais, de 1936 à 1940, il écrira plus de… 60 lettres  à Paul Reynaud  à qui il propose ses services. Il y manie la « brosse à reluire », la flagornerie  et la flatterie. Pour quelqu’un qui critiquait vivement le « régime des partis », c’est un peu fort de café !  Maître Jean-Louis Tixier-Vignancour, antigaulliste viscéral,  avait coutume de dire : « Le gaullisme, c’est le communisme plus l’imposture ! ».  C’est, hélas, l’exacte vérité !

Imposture, nous l’avons vu, que la « victoire » de Montcornet. De Gaulle a commandé une division blindée du 15 mai  au 6 juin 1940 – date à laquelle il devient sous-secrétaire d’État à la Guerre. 22 jours durant lesquels ses troupes se sont battues, comme les autres, en reculant. Montcornet est bien une victoire, mais une victoire… allemande.

Imposture encore que le titre de « premier résistant de France ». La résistance intérieure qui pèsera à peine le poids de deux divisions lors de la Libération, était composée de communistes (FTP (8)), de socialistes, de gaullistes et… de pétainistes. Quel était le pourcentage de vrais gaullistes dans la Résistance ? Aucun auteur sérieux n’est en mesure de le dire, encore moins de le prouver.

Une chose est cependant certaine : la Résistance aurait existé, avec ou sans de Gaulle.

L’histoire tient d’ailleurs à peu de chose : les historiens n’ont pas retenu, comme date importante pour la Résistance, le 3 septembre 1942, et pourtant… Ce jour là, après l’affaire de Madagascar, de Gaulle est convoqué par Churchill en présence de plusieurs membres de son cabinet.  Depuis plusieurs mois,  de Gaulle implorait les Anglais  de l’aider à intervenir à Madagascar, or ils ont toujours refusé pour pouvoir agir seuls. Personne n’a jugé utile de l’informer de cette opération. Il l’apprend par un coup de téléphone d’un journaliste de l’ « Associated press », le 5 mai 1942 à 3 h du matin. Sa réaction est violente, extrême et sans appel.

Au petit matin, il se rend à son quartier général du 4, Carlton gardens, où il a convoqué tout son état-major et il déclare, furieux : « Engagez-vous dans l’armée canadienne, au moins vous vous battrez contre les Allemands. La France Libre, c’est fini ! ». De Gaulle joue alors la carte soviétique. Il reçoit Bogomolov, ambassadeur à Londres, puis rencontre Molotov qui l’assure du soutien de l’URSS à la France Libre. La constitution de l’escadrille « Normandie-Niémen » s’accélère. Ce rapprochement avec l’URSS  inquiète le Foreign Office. Churchill le convoque donc, et devant plusieurs ministres, lui exprime sa colère en quelques mots, suprême injure pour de Gaulle : « Vous dites que vous êtes la France. Vous n’êtes rien. Vous n’êtes pas la France, tout au plus la France combattante ».

Le lendemain, blessé, meurtri dans son amour-propre, de Gaulle proposait sa démission au Comité national français, ne s’estimant plus à même de le diriger. Cette démission fut refusée mais, ce jour-là, de Gaulle prit la mesure de sa faiblesse : aux yeux des Alliés, fin 1942, il ne représentait toujours pas la France. La conséquence directe de ce constat sera, un mois plus tard, le 15 octobre, la tenue par de Gaulle, à Londres, d’une conférence à laquelle sont invités les chefs de la Résistance : Frenay pour « Combat », d’Astier pour « Libération », Lévy pour « Franc-tireur », ainsi que Brossolette, Passy, Jean Moulin et Soustelle, en vue de mettre sur pied un organigramme commun regroupant, en même temps que les mouvements de Résistance, les anciens partis politiques. (Jean Moulin et Jean-Pierre Lévy ne purent assister à cette réunion).

Cette proposition de réinsertion des formations politiques provoque l’indignation violente de toute la Résistance, mis à part les gens d’extrême gauche et Jean Moulin lui-même. Pour Frenay, la décision en question « incitait les vieilles formations  de la IIIe  République à se reconstituer, préjugeant de la structure politique de demain ». Elle les introduisait dans une Résistance où aucune d’entre elles n’était entrée d’emblée.

Debray s’exprime, lui, en ces termes : « Refaire, après la victoire, une France propre. Un tel espoir excluait les partis de l’ancien régime, leurs doctrines, leurs hommes et même jusqu’à leur existence… ». La réaction de Passy est la même : « De Gaulle a commis là une erreur monumentale ». Quant à Brossolette il s’écrira, devant de Gaulle : « Vous faites sortir les cadavres des placards… » .

Juste avant de partir pour sa dernière mission, il dira à André Gallois : « Si c’était pour reconstituer un ministère radical-socialiste, ce n’était pas la peine de faire tout ça ».

De Gaulle était, comme toujours, dans la manipulation à son seul profit. Dans son esprit, la création du « Conseil  national de la Résistance »(CNR), véritable parlement, démontrait aux yeux du monde que la France était prête à assumer les responsabilités de sa libération.

Imposture, encore et toujours, que le rôle, soi-disant décisif, des Forces françaises libres (FFL) dans la victoire finale. Loin de nous l’idée de ternir ou de minimiser leurs mérites mais la résurrection de nos armes,  leur poids dans la victoire et la libération de la France, nous les devons d’abord au général Giraud qui, fin novembre 1942, en mobilisant 20 classes de  « pieds-noirs » qui monteront en ligne avec les trois divisions d’infanterie d’Alger, d’Oran et de Constantine (plus une division du Maroc), a fait renaître l’armée d’Afrique. Cette belle armée d’Afrique qui va se battre héroïquement durant sept mois, au prix de 15 000 morts.

Le 20 mai 1943, les troupes alliées défilent dans Tunis libérée. Les « Français Libres », malgré la demande de Giraud, refusent de défiler avec les « collabos » de l’armée d’Afrique et se joignent à la 8e  armée britannique. Ils obéissent à un ordre absurde signé… Charles de Gaulle.

Rappelons aussi, pour mémoire, que lors du débarquement en Provence d’août 1944, Giraud mobilisa 27 classes de Français d’Algérie.  Du jamais vu, même au moment de la Grande Guerre !

Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que les soldats de l’armée d’Afrique ont libéré la France. Certes ils n’étaient pas les seuls mais la réalité chiffrée est  implacable : les Forces françaises libres n’ont jamais dépassé  75 000 hommes (malgré un racolage constant des gaullistes – avec promesses d’avancement rapide, de supplément de solde, etc. – au sein des troupes fidèles à Vichy). 3000 sont morts au combat et ces héros méritent notre respect.

Pendant la bataille de Tunisie, l’effectif des Forces françaises libres était d’à peine  15 000 hommes ; or, dans le même temps,  15 000, c’est le total des pertes au feu de l’armée d’Afrique.

Le bradeur de l’Empire, le fossoyeur de l’Algérie

Après-guerre, c’est surtout le de Gaulle bradeur de notre Empire colonial (et de l’Algérie en particulier) qui est critiquable : cet homme qui se faisait « une certaine idée de la France et de sa grandeur » l’a réduite à… un hexagone.

Prendra-t-on conscience, un jour, de ce que Charles de Gaulle a fait de notre Empire, de ses richesses  et des populations amies qui le peuplaient ? Un tel gâchis donne le tournis !

1960 sera une année charnière dans cette braderie. Après la Guinée rebelle – indépendante par vote majoritaire de ses habitants depuis le 2 octobre 1958 – ce sera le tour du Cameroun, puis c’est tout notre Empire africain qui va suivre. Indépendance du Togo, du Dahomey (l’actuel Bénin), de la Haute-Volta  (l’actuel Burkina-Faso), du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Tchad, de l’Oubangui-Chari (République Centrafricaine), du Moyen-Congo (Congo-Brazzaville), du Gabon, du Sénégal, du Soudan français (le Mali), de la Mauritanie, de Madagascar enfin.

Deux  ans plus tard, et ce sera le tour de l’Algérie…

« L’empire français n’existe plus… Entre-temps la « communauté franco-africaine » a été créée le 28 septembre 1958, avec l’adoption de la constitution de la Ve  République… » (9).

Je n’entends pas, ici, philosopher sur la nécessité – qui reste à prouver – de la décolonisation et du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Économiquement, comme au plan humain et moral, ce bradage a été un désastre. Nous avons perdu, entre autres, le pétrole et le gaz sahariens, le titane malgache (10), le riche sous-sol des grands lacs tchadiens…

Nous avons livré des peuplades amies à des tyrans, à des roitelets cupides,  et à des  guerres tribales sans fin. Depuis, l’Afrique crève à petits feux, de la sécheresse, de la désertification,  du  sida, de conflits ethniques et/ou religieux permanents.

Non, décidément, de Gaulle n’avait rien d’un grand homme ; c’était, tout au plus, un remarquable illusionniste mais le Français a besoin d’illusions : c’est sous de Gaulle que la France connut la Libération et Mai 1968. Deux psychodrames épisodiques grâce auxquels les Français retrouvent une conscience et la France, un pucelage. La pantalonnade de Mai- 68 a permis de passer de « la Carmagnole » à « la Marseillaise »  sans passer par la révolution. Quant à juin 1944, ce fut, pour une majorité de nos concitoyens, ce qui a permis de sauter du passé à l’avenir sans avoir besoin du présent ou mieux, de passer de la défaite à la victoire sans passer par la guerre.

Finalement, de Gaulle aura surtout été la bonne conscience des lâches !

Une dernière anecdote, avant de clore cet article : le 23 juillet 1951, le maréchal Pétain meurt. Georges Pompidou en informe de Gaulle : « Le Maréchal est mort ». «  Non, Pétain est mort » reprend de Gaulle,  puis il entre dans une de ses colères homériques et éructe : « Sa présence fut un grand malheur pour la France. Il a fourvoyé l’État… il a  ruiné  l’État, il a brisé l’armée. Comment referait-on aujourd’hui une armée qui ne s’est pas battue ? Comment referait-on une flotte qui s’est sabordée ? Il a tout empoisonné. Il m’a mis les communistes sur le dos, il n’en avait pas le droit… Il a sauvé les meubles mais il ne s’agissait pas de meubles. Il s’agissait de la France… ».

Puis il ajoute, après un long silence : « Heureusement que j’étais là… » (11).

Dans quelques mois, quand vous paierez votre gasoil à prix d’or ou que vous manquerez de gaz ou de fuel, pensez que c’est aussi à de Gaulle que vous devez la perte de notre autosuffisance énergétique, car RIEN ne nous obligeait à abandonner le Sahara et ses immenses ressources.

Je suis un antigaulliste primaire, sans doute, mais je sais pourquoi.

Eric de Verdelhan  

1) « De Gaulle », de Jean Lacouture ; Le Seuil ; 1965.

2) « Le 18 juin 1940 », d’Henri Amouroux ; Fayard ; 1964.

3) « Mythes et Légendes du Maquis » Éditions Muller ; 2019.

4) De Gaulle avait oublié l’approvisionnement en essence des chars et la topographie marécageuse du terrain. Mais il  est vrai qu’il était initialement officier d’infanterie.

5) « De Gaulle sous le casque (Abbeville 1940) » d’Henri de Wailly ; Édition Perrin ; 1990.

6) Max Gallo a décrit un de Gaulle « lèche-bottes »  et ne reculant devant aucune flagornerie pour arriver à ses fins. Il a écrit des lettres sirupeuses à Pétain. Et, de 1936 à 1940, il écrira plus de 60 lettres  à Paul Reynaud  à qui il propose ses services. Il y manie la « brosse à reluire » et la flatterie.

7) « Hommage à NOTRE Algérie française » ; Dualpha ; 2020.

8) Francs-tireurs et Partisans (communistes).

9) « Services secrets en Afrique » de Roger Faligot ; Le Sycomore ; Paris ;  1982.

10) Bien peu de gens savent que Madagascar possède les plus grands gisements de titane mondiaux.

11) « Pour rétablir une vérité ». Livre (posthume) de Georges Pompidou ; Flammarion ; 1982.

 

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42 Commentaires

  1. Monsieur de Verdelhan,

    sur un autre fil je m’apprêtais à écrire à peu près la même chose que vous au sujet de notre indépendance énergétique (Sahara) en réponse à un commentateur.
    Toutefois, serions- nous parvenus à rester maîtres des lieux vu l’extension de l’agressive « espèce » musulmane ?

    Toutefois, et là je sais que je vais vous choquer ainsi que beaucoup d’autres sur le site, je n’ai AUCUN RESPECT pour 99% de nos gégènes !!! Des parvenus en gants blancs qui envoient mourir de braves et pauvres types par milliers alors qu’eux reviennent de leurs planques couverts de médailles et d’honneurs.
    Les autres, les bouseux de la populace ont juste droit à un monument au morts par commune et un coup de clairon dans la matinée le 11 novembre…

    Pour revenir à 2 gaules, planqué en Angleterre, planqué à Baden-Baden.
    Pour le reste vous avez très bien tout rappelé

    • L’OCRS (organisation commune des régions sahariennes) prévoyait de partager les ressources pétrolières et gazières du Sahara entre les pays riverains. Ce beau projet aurait permis à ces pays de se développer et aurait neutralisé les revendications infondées du FLN sur le Sahara qui, depuis la nuit des temps, n’a jamais été algérien.
      Le bradeur voulait se défaire de l’Algérie quoi qu’il en coûte. On paye aujourd’hui cette lâcheté au prix fort.

    • Salut salvat! NI OUBLI NI PARDON pour le félon 2gol!! MAUDIT SOIT IL jusqu’à la fin des temps.

  2. Churchill avait bien cerné le personnage lorsqu’il lui a dit « vous n’êtes pas la France, vous n’êtes rien … ». Ensuite, lorsque l’on considère toutes les colonies françaises perdues sous De Gaulle, on se dit qu’au fond, s’il avait certainement une grande idée de lui-même, il n’avait qu’une toute petite idée de la France qu’il considérait peuplée de veaux …

    • je me rappelle petit, d’un discours, à l’ortf de de gaulle.qui disait moi de gaulle! si j’ai de la merde jusqu’au genoux,vous francais, vous l’avait jusqu’au cou.voir la mansuétude de cet hypocrite geignard.les officiers allemands ne lui rendirent pas son sabre de cavalerie,après la reddition de ses troupes.le traitèrent de lache, lors d’une bataille perdue.de gaulle était un lache, doublé du fourbe.n’est pas BIGEART qui veut.cette ordure est l’instigateur de notre décadence actuelle.voir la guerre d’Algérie,toute la lâcheté de cette troisième ripouxblique de félons malfrats.colombin les deux fosses à purin.de gaulle ,son gouverne-ment de cocos-collabos le reitre contre la gaule.

      • C’est entièrement mon avis!

        Vous n’allez pas faire plaisir à Gérard Brazon adorateur et défenseur acharné de De Gaulle.

  3. C’est terrible d’être aveugle à ce point… mais c’est votre droit !

    Montcornet a été l’un des rares combats où nous avons remporté un succès ! Vous préférez l’avis de nos adversaires, vous ? Succès parce des troupes commandées par un chef décidé remporté des victoires !

    Churchill : quand il a vu que de Gaulle ne lâchait rien sur rien, il s’est arraché les cheveux ! Bien entendu il aurait tellement préféré avoir un gentil petit frenchie bien obéissant qui ne generait pas les intérêts de la Grande Bretagne…

    Avec de Gaulle, c’était loupé !

    • Merci pour votre commentaire: une éclaircie dans la fange ….

    • @ Lee and Colbert. Je ne suis pas français et cela aide à porter un regard objectif et dépassionné sur un personnage visiblement controversé. Dans la plupart des commentaires des partisans du Général je ressens une franche hostilité à l’encontre de ceux qui osent se risquer à « laver le linge sale en famille ». Tout au long de son parcours, De Gaulle a pu bénéficier de circonstances favorables qui lui ont permis de faire carrière. Ce sont ces circonstances favorables et non l’action d’un seul homme qui ont permis à la France et l’Europe en général de vivre les trente glorieuses (1945-1975) dont beaucoup conservent la nostalgie. Ce n’est pas très difficile de sembler bon quand tout va bien. De Gaulle incarne une période faste et heureuse qui ne doit pas occulter les faiblesses et erreurs qui ont été commises durant ce temps de grâce. Bien cordialement,

      • « Ce n’est pas très difficile de sembler bon quand tout va bien ».
        gigobleu vous avez parfaitement résumé ce que je pense. Merci.

      • Bonjour Gigobleu !
        En tant que non français, votre avis m’intéresse ! C’est vrai qu’ici en France, concernant de Gaulle, c’est très souvent j’admire ou je déteste…

        Si je suis et resterai envers et contre tout dans le camp gaulliste, j’essaie de comprendre le ressentiment (légitime) des Pieds noirs… et j’ai appris, grâce à RL, la chance de ceux qui ont pu échapper au FLN grâce aux ferries envoyés par Franco…

    • Montcornet n’a jamais été une victoire. Même les historiens gaullistes l’admettent.

  4. IL ME SEMBLE UE CE MONSIEUR EST RESTÉ ET RESTERA UN CLONIALISTES FRUSTRÉ

    • @ THONON andre
      Au moins il sait écrire sans faire de fautes. 3 en 12 mots, chapeau.

  5. De Gaulle n’aimait que lui-même. C’était un mégalomane. Ne parlons pas de la bataille de Montcornet, 23 chars français détruits. Une victoire en trompe-l’oeil !

    • Si De Gaulle était mégalomane, reconnaissons qu’il a sûrement inspiré certains de ses successeurs sur ce point précis …

    • Encore une énormité anti gaulliste primaire…
      De Gaulle voulait que la France et les français redeviennent quelque chose dans le concert des nations ! C’est le dernier de nos véritables chefs d’états qui a œuvré pour notre pays ! Mais vouloir le mieux avec les français qui préfèrent toujours le moins, c’est désespérant…

      Quand on demandait au Général : »quel est votre point de vue ? – le plus élevé cher ami, c’est le moins encombré… » toute la philosophie gaullienne est là : vouloir toujours plus haut ! Pour la France, bien entendu…

  6. Vous avez parfaitement le droit dêtre un anti gaulliste primaire. Pour ma part, je choisis la comparaison avec ses successeurs, cela me suffit. Quant aux regrets concernant l’Algérie et son pétrole, cela me paraît relever d’une illusion malheureuse: la France serait toujours en guerre. Bémol: rien ne l’obligeait ensuite à importer autant de Musulmans arriérés.

  7. Devinette: quelle différence y a t-il entre Pétain et De Gaulle?
    Réponse: Pétain avait fait don de sa personne à la France, tandis que De Gaulle avait fait don de la France à sa personne !

    • Critiquer de Gaulle et exalter Pétain !. Petain était nommé par ses contemporains le « connétable du déclin «  c’est un titre que Macron pourrait arborer. De Gaulle laisse un bilan économique détruit par ses successeurs. La France est aujourd’hui envahie par une nuée de bons à riens qui la pillent, plus redoutables que l.armee allemande. Tixier est mort,les dinosaures ont disparu. Laissez petain où il est . Personne n.a envie de renouer avec cette époque de honte et de déchéance..boutons le migrant hors de France

    • Les 2 étoiles (à titre temporaire…) du Général ont plus brillé pour la gloire et le renom de la France, que les 7 étoiles d’un Maréchal qui appelait à cesser le combat et prôner la collaboration avec l’ennemi dont l’idéologie était ouvertement antichretienne !

  8. Je suis née bien après la guerre , à une époque où je n’entendais presque que du bien sur DE GAULLE de la part des intellectuels Français. Dans ma famille , on était beaucoup plus réservé et on avait raison; Sans avoir vos connaissances, je n’ai jamais aimé un type qui va se planquer en Angleterre en pleine guerre laissant la France se faire piétiner par les nazis. Je n’ai pas non plus aimé les jérémiades de tous ces Français (la plupart collabos) sur le sort horrible que leur faisait les nazis : ces gens égoïstes, n’ont semble-t-il jamais voulu savoir comment les Allemands traitèrent la plus grand partie des peuples de l’est : la différence fut énorme !Les Français ont malgré tout eu beaucoup de chance mais jamais ils ne le reconnaîtrons tant ils sont nombrilistes et victimaires (comme leurs nouveaux envahisseurs d’ailleurs ).

    • @vendéenne.il suffit de lire.le livre d’Alfred rosenberg.(le mythe du 20 ième siècle) de cet auteur aux éditions didi18. pour comprendre, dans la merde ou l’on est.cordialement.pierre75.

    • Merci aux boches de ne pas nous avoir tués.c.etai très chic de leur part. Von der leyen à la tête de lEurope a vengé la défaite de 45.la France sera bientôt sous tutelle économique grâce à nos petits gauleiters locaux.

    • Vendéenne…
      Se planquer ne figurait pas dans le logiciel de de Gaulle et des Français libres ! Car eux ont continué la lutte, aux côtés des seuls qui continuaient à se battre contre la barbarie nazie !

  9. Odieux et à vomir: quand on est aussi malhonnête, on ferme sa g…. Et pas à l’honneur des dirigeants qui autorisent cette publication. CDG était honnête, i-e objectif, comme Raoult. Décidément la désinfo n’est pas que d’un côté. Et ceux qui le critiquent pour l’Algérie devraient dire ce qu’ils auraient prposé à l’époque, et avec le recul actuel. Seul JM Le Pen a fait amende honorable. Prenez exemple.

    • Encore là (9h52),

      avez-vous compris que l’intérêt d’un site comme RL est de pouvoir échanger entre commentateurs, même en nous engueulant entre nous ?

      J’en apprends toujours avec ceux dont je ne partage pas les idées, et j’aime ça.

    • @toujours-la.allez dire, cela aux pieds noirs de l’Algérie.que vous le vouliez ou non, de gaulle à laissé l’Algérie, aux massacres à volonté des harkis et pieds noirs.le seul qui à réagi à tout cela, est franco.envoyant des navires, pour protéger cette population du massacre.gloire à franco.honte à deux merdes.

  10. Incroyable de pondre de telles idioties !!! se référer par exemple à ce salop de Churchill pour dézinguer De Gaulle……Critiquer la décolonisation qui a permis d’arrêter le flot de pognon envoyé sur le dos des français….Pleurer sur les anciennes colonies dont on se fout …..Oublier que sans lui on aurait été une colonie américaine ( comme aujourd’hui)…..etc…etc….

    • Rems 13h33,

      mais nous vivons à l’américaine !!!
      Hélas, je sais bien…

      Les ricains ont quitté nos bases aériennes mais pas nos télés.

    • @nous sommes une colonie américaine, rems.vous,ne vous en êtes pas aperçu.voir,la guerre russie ukraine otan.

  11. Rems 29 à 13:33 Enfin une réponse frappée au coin du bon sens, concernant l’action d’un homme mort il y a plus d’un demi-siècle, mais même là, certains commentaires à vous adressés dénotent un défaut de comprenette…

    • « …on aurait été (comme aujourd’hui)… »
      Vous comprenez ??
      2 idées opposées dans la même phrase pour dire qu’on ne l’est pas tout en l’étant.

  12. De Gaulle c’était De Gaulle. Il n’a pas fait l’unanimité puisqu’il y a eu quelques attentats dirigés contre lui. Mais quel personnage. Le souvenir de cette époque gaullienne c’est celui d’une France heureuse où il faisait vraiment bon vivre.
    Quand je vois l’état de notre pays dans lequel l’ont mis tous les avortons pitoyables, noceurs baiseurs escrocs détraqués, qui l’on suivi et bien oui De Gaulle je le regrette malgrè les ratés que certains avec juste raison peuvent lui reprocher. Lui restera dans l’Histoire! les autres…

  13. bravo et je dirais « de gaulle le grand homme qui a rendu la France petite »

    • Ce sont les successeurs du Général qui ont rapetissé la France…

  14. J’aimerais que Eric de Verdelhan nous dise ce qu’il sait de la présence d’agents britanniques, américains et soviétiques en Algérie au cours des années qui ont mené à l’indépendance de l’Algérie.

  15. Eric, je voudrais savoir si tu as lu le livre de Pierre PORTHAULT :
     » La France accuse
    Les maquilleurs de son histoire  »

    Et ce que tu en penses, si tu l’as lu bien-sûr …

    Je viens de l’acquérir d’occasion …

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