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Je continuerai le combat social et souverainiste au sein des Patriotes

Suite de la première partie :

http://ripostelaique.com/je-ne-me-retrouve-pas-dans-un-fn-sans-florian-philippot.html

Beaucoup attendent de voir quelle sera la tournure des événements, notamment ce qui sortira du congrès. Pour ma part je connais déjà la réponse, c’est pourquoi je rejoins donc Les Patriotes comme l’homme va à la fontaine.
Le manque de cohérence idéologique, l’absence de démocratie politique en interne, l’indiscipline manifeste sont les éléments objectifs qui m’ont fait adhérer au nouveau mouvement Les Patriotes qui veut largement rassembler tous les patriotes sur une ligne politique rigoureuse et enthousiasmante.

La ligne sociale qui est mienne, l’ouverture à tous les champs disciplinaires et sociétaux furent incarnées dans le Front national pendant 7 ans par Florian Philippot et tous ceux qui partageaient ses convictions : des cadres comme Sophie Montel, Joffrey Bollé, Bertrand de La Rochère, Philippe Murer, Mickaël Sala, de nombreux militants du Front, parmi les plus conscients. C’est dans ce cadre que furent développés les collectifs du Rassemblement Bleu Marine. Justement pour brasser des idées et faire adhérer ou simplement voter des citoyens intéressés par une thématique particulière mais par ailleurs assez éloignés de la vie politique. Il s’agissait de faire tomber les murs, notamment médiatiques, qui nous enserraient diaboliquement dans un passé révolu que la bien-pensance de tous les renoncements convoquait à intervalles réguliers pour jeter sur nous le discrédit. Bien au-delà du cercle étroit des identitaires et des questions fondamentales de l’immigration et du souverainisme – même si ces dernières sont plus que légitimes. Mais à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, il ne faut s’interdire aucun sujet, rien n’est tabou et un mouvement politique doit permettre, s’il ambitionne d’arriver aux affaires, d’ouvrir les vastes champs de la modernité.

Un départ du Front national sans invectives, sans aigreurs ni regrets mais sans vergogne aucune

Je suis injurié sur les réseaux sociaux par 5/6 personnages du 94, ceux-là mêmes que j’avais évincés à cause de leur paresse, incompétence, déloyauté ou fractionnisme caractérisés. J’ai pour principe de ne pas répondre à ces insultes, pour ne pas descendre au niveau de ceux qui les profèrent. Mais je ne ressens absolument aucune honte concernant mon comportement. J’ai d’ailleurs reçu beaucoup de témoignages très positifs à l’annonce de mon éviction intempestive. Aucune honte ou culpabilité car le travail militant fut toujours l’unique monnaie d’échange des quelques responsabilités reçues depuis mon adhésion en 2012, rédacteur en chef de la Lettre en Capitale, secrétaire départemental du 94, rédacteur et coordinateur du programme Front national aux élections régionales et élu au conseil régional en décembre 2015. J’ai créé en 2014 le Cercle Front syndical, souhaitant porter la voix des syndicalistes patriotes et de tous les salariés au sein du Front national, peut-être rétrospectivement non sans une certaine naïveté. Ceci s’est révélé impossible, malgré deux tentatives de Florian Philippot et alors que l’espace politique existait indiscutablement pour que des syndicalistes membres du Front national s’adressent au monde des salariés par la voix des leurs, relayant et développant ainsi la ligne macro-sociale de Florian et Marine dans les médias. D’abord une certaine ouverture – de La Tocnay m’ invita à m’exprimer à l’université d’été de Marseille et à 2/3 colloques traitant du syndicalisme courant 2015 – mais ce n’était qu’une parenthèse, ce que je compris bien vite, lorsqu’un silence pesant accompagnait toujours mes demandes pour marquer dans les faits la prise en compte politique de cette volonté timidement affichée. Le dernier communiqué du cercle Front syndical est passé sur le site de Les Patriotes (avant le 21 Septembre, date où Florian Philippot quitte le FN), alors que pas un seul de mes communiqués n’a été diffusés sur un seul site national du FN, et ce, depuis la création du cercle Front syndical il y a 3 ans.

Mon départ n’est donc en rien une trahison mais la conséquence d’efforts répétés sans le moindre résultat tangible

Plusieurs tentatives ont été faites pour essayer de faire évoluer Le Cercle Front syndical en véritable collectif national : Le Collectif des Salariés de France. Sans succès. Pourtant Laurent Bras, quelques militants et moi-même étions prêts. Le siège n’a toujours laissé qu’un espace a minima, et jamais national. Pas d’expression et relais nationaux pour le Cercle Front syndical. Les seuls espaces existants étaient ceux du Loir-et-Cher, qui a servi de laboratoire concluant, parce que Laurent Bras, secrétaire général du Cercle Front syndical y était SD adjoint ; un peu dans le 94, grâce à mon poste de SD du 94 ; un peu à Saint-Nazaire, et par-ci par-là dans certains départements. Un relais a été possible sur un site national comme Riposte Laïque (non sans quelques commentaires désobligeants). Sans plus, autant dire un écho dérisoire des problèmes sociaux du monde du travail.

Ainsi, j’ai toujours dû compter sur nos propres forces à l’intérieur du Cercle Front syndical pour exister, en témoigne le tract du 8 mars 2016 pendant la campagne présidentielle, « Marine, la voix des femmes tout naturellement ». Tract qui devait être relayé nationalement mais qui ne l’a pas été. Pire, un cadre national du FN a bloqué sa diffusion dans un département. On peut aussi remarquer la quasi-inexistence de relais nationaux de nos actions sur le terrain, tant en 2016 contre la Loi El-Khomri, que sur la Loi Travail XXL en ce moment, allant jusqu’à condamner la participation de Florian Philippot à la manif parisienne contre la Loi Travail XXL, le 12 Septembre. A ce stade, il est évident que les éléments les plus néolibéraux ont pris ou renforcé leur main sur la direction et donc sur la ligne du FN. Marine n’a rien fait pour équilibrer les pouvoirs, elle qui se présente volontiers comme rassembleuse, femme de dialogue et de synthèse. Les libéraux conservateurs hégémoniques dans les structures du parti ne veulent pas qu’une expression de syndicalistes patriotes portant la question sociale à son juste niveau puisse s’exprimer. Ils courent toujours après l’union des droites car ils se sentent profondément de droite. Quant à moi je ne me sens pas de gauche, je me sens patriote et je souhaite le meilleur pour la France, peu importe que cela vienne de la droite ou de la gauche dans la mesure où le cap de mes convictions est maintenu.

Ainsi, les faits têtus me firent comprendre courant 2016, par la force des choses, que ceux qui tiennent l’appareil n’avaient pas changé, ils avaient juste plié sous le vent, mais ils aspiraient au retour à l’ordre et aux délices de l’entre-soi, loin du syndicalisme, rien de nouveau pour eux depuis Pierre Poujade… A la différence de la position concernant l’avortement – bien que très récemment encore une musique bien rétrograde s’est fait entendre sur ce point-là aussi ! A l’évidence aussi bien que l’on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif, on ne réalise pas une révolution culturelle dans un parti qui structure son encadrement à partir d’une résistance aux changements. Donc intransigeance sur les conceptions sociétales, morales et syndicales mais géométrie variable sur l’économie, l’U.E. et la sortie de l’Euro… Vaste programme dont on peine à voir l’épine dorsale comme la logique interne. Une dérive idéologique qui ressemble par ses contradictions à la France Insoumise, dont le FN nous accuse d’être proches idéologiquement. Ce qui est totalement faux mais favorise la confusion chez les militants frontistes. Ce qui intéresse Les Patriotes ce sont les militants égarés dans des partis pro-Union européenne à droite comme à gauche et dont beaucoup sont comme nous authentiquement souverainistes et sociaux.

Fidèle à mes principes et ma ligne politique, tout entière dans la question sociale pour plus de justice sociale et de développement économique, je m’engage dans le nouveau parti Les Patriotes aux côtés de Florian Philippot, car il m’apparaît le plus à même aujourd’hui de faire passer nos idées et notre combat. Ce faisant, je ne trahis personne car je ne suis pas fidèle à un acteur politique ni même à un parti mais à une ligne idéologique et politique qui fait de la puissance le meilleur outil de la politique sociale de la Nation, et de la cohérence programmatique la meilleure arme à terme de conquête du pouvoir.
Aujourd’hui, l’association « Les Patriotes » transforme ses statuts en mouvement politique. Il s’agit de continuer le combat hors du Front national puisqu’il n’est plus possible de le poursuivre au sein du Front national. En 2012, j’ai rejoint un parti qui affichait une belle cohérence idéologique, un parti encore un peu sulfureux certes mais qui était sur une vraie dynamique avec l’ambition affichée de gérer les affaires de la France. C’est dans ce contexte que, le 1er mai 2014, j’ai créé le Cercle Front syndical au sein de la fédération de Paris du Front national. Je fus très vite rejoint par Laurent Bras, dont la détermination n’a jamais faibli depuis lors. J’ai ensuite adhéré à l’association « Les Patriotes » et appelé dans un communiqué officiel de la fédération du 94 tous les militants à faire de même pour peser dans la refondation appelée par Marine. Il s’agissait à la base d’un lieu d’échanges et de débats pour aider à la refondation du Front national et pour moi de faire entendre la voix, inaudible jusqu’à présent, du Cercle Front Syndical et  faire également des propositions concernant l’organisation, la discipline et l’émergence d’une démocratie interne du parti.

Ce combat pour constituer un véritable mouvement social, populaire, souverainiste, laïque, rassembleur n’est malheureusement plus possible au sein du Front national. C’est pourquoi, fidèle à mes convictions, en particulier sociales, j’ai décidé de maintenir mon adhésion au nouveau parti de Les Patriotes et, par conséquent, d’être exclu du Front national pour double appartenance politique.
Une division n’est une victoire pour personne et les souverainistes majoritaires dans le pays depuis le premier tour des élections présidentielles sortent affaiblis de ce nouvel état politique des choses.

Mais le combat doit continuer désormais au sein de Les Patriotes. Il nous échoit de rassembler autour de notre cohérence idéologique toutes celles et ceux qui ne sont pas décidés à voir la France et les Français sombrer dans un mondialisme mortifère avec une Union européenne hégémonique et totalitaire. Notre mouvement Les Patriotes n’est pas de droite ou de gauche. Il est de France, créatrice historique de ces deux grands courants – droite et gauche – que nous devons aujourd’hui transcender – après plus de deux siècles d’existence et que l’UMPS a trahis – afin d’en extraire le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche pour le renouveau patriotique, républicain et démocratique que nous appelons de nos vœux les plus ardents. Je vous engage à me rejoindre pour qu’ensemble nous donnions mieux vie à ce beau projet pour les générations futures.

Cet appel s’adresse d’abord aux militants Val-de-Marnais du Front national bien sûr, mais aussi aux sympathisants nombreux qui nourrissaient quelques réticences à franchir le pas d’un parti peu attractif à certains égards. Mais également à tous ceux qui mettent la question sociale au cœur de leurs priorités et qui considèrent que la souveraineté nationale et le combat contre l’Union européenne sont indissociables de la préservation du modèle social français que nous tenons de nos aînés et que nous devons, dans ses grands principes, remettre, comme un trésor vivant, à la génération de nos enfants.

Dominique Bourse-Provence, membre de Les Patriotes, Président du Cercle Front syndical, élu groupe Les Patriotes Région IDF.