Je n’ai aucune compassion pour Jamel Gharbi, l’élu PS tabassé par des islamistes en Tunisie

Publié le 23 août 2012 - par
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Le Figaro vient de nous rapporter que Jamel Gharbi, élu du parti socialiste dans la Sarthe et chargé de mission au Mans – sûrement sur des questions concernant l’intégration des immigrés – s’est fait agresser par des salafistes à Bizerte dans le nord de la Tunisie. Il aurait crié à sa femme et sa fille de 12 ans de s’enfuir et aurait été frappé avec des matraques et des gourdins.

«Je n’ai dû mon salut qu’au fait que j’ai réussi à m’enfuir. Si j’étais tombé à terre, ils m’auraient lynché» a-t-il fini par reconnaître.

Cela ne me surprend pas du tout car je connais assez bien l’ambiance qui règne en Tunisie depuis les attentats du 11 septembre 2001, y ayant participé à de nombreuses missions humanitaires de 2002 à 2009.

D’ailleurs, quand je me suis rendu pour la première fois en Tunisie, mes copains tunisiens ou d’origine tunisienne en France, balisaient un peu de ce que je risquais de découvrir de leur soi-disant sympathique pays, le plus avancé des pays arabes disait-on,  « France2 » comme certains aimaient à le préciser.

Pour eux, vu que je voyageais seul sans protection, je risquais non pas de me faire directement agresser dans la rue, mais au moins embarquer dans une sale histoire, car sur place les jeunes tunisiens n’ont qu’une idée en tête : sortir avec une française, bien blonde si possible. Alors me voir déambuler dans la rue, avec des jeunes tunisiennes que je venais soutenir dans leurs études, pouvait les exciter et s’avérer dangereux. Plusieurs fois, j’ai été abordé de manière un peu intimidante et une fois on a craché sur mes pas.

En outre, vu le nombre de taxis très bon marché que j’ai utilisés, j’ai rencontré un nombre industriel de tunisiens, représentatifs des mentalités de base.

Eh bien, la mentalité de base des hommes tunisiens est quand même extrêmement religieuse. Certains chauffeurs de taxis vérifiaient si je ne transportais pas de l’alcool quand je rentrais dans leur véhicule, d’autres s’arrêtaient une demi-heure pour aller à la mosquée, d’autres enfin essayaient de me sonder sur l’Islam. Plusieurs fois, on m’a dit «  Qu’est-ce que tu as compris de l’Islam ? » à quoi je répondais: «  Qu’est-ce que tu as compris de la compréhension juste ? » ( 1ère étape du Noble Octuple Chemin du Bouddha).

Je connais plein de militants de gôche qui ont le profil de Jamel Gharbi, chez qui, à ma connaissance, on ne trouve aucune trace de la moindre critique contre l’islam, aucun propos contre le voile islamique, pas davantage contre la halalisation de la société, ni sur le ramadan, ou la prolifération de mosquées en France. A l’image de Razzy Hammadi, autre socialiste franco-tunisien, il a dû se pâmer devant la « révolution de jasmin », et a dû qualifier de raciste et d’extrême droite quiconque osait dire, comme Hamdane Ammar, que les printemps arabes n’étaient qu’une gigantesque fumisterie, s’ils ne remettaient pas en cause l’islam et son rôle dans les sociétés musulmanes. Je n’oublie pas que 40 % des Tunisiens vivant en France ont voté pour le parti Ennahda. Sachant pertinemment que le sieur Jamel Gharbi, et nombre de militants de gôche, m’auraient certainement dit « qu’est-ce que vous avez contre les arabes ? » comme cela m’est déjà arrivé plusieurs fois en France, si je lui avais déclaré que les jeunes tunisiens sont obsédés d’avoir des relations sexuelles avec une « blanche » et qu’une religiosité de type obscurantiste est en train de s’installer chez eux,  je n’ai aucune compassion, mais alors vraiment aucune, pour le traitement que lui ont fait subir des salafistes tunisiens.

Huineng

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