Je n’ai pas raté le dernier film de Polanski sur l’affaire Dreyfus

Publié le 30 décembre 2019 - par - 29 commentaires - 1 553 vues

Je n’ai bien sûr pas raté le dernier film de Roman Polanski sur l’extraordinaire affaire Dreyfus, sa genèse, et sa catastrophique gestion par la France de l’époque. Son absence de règlement définitivement satisfaisant, et ce qu’elle révèle de l’âme française de l’époque. Et surtout, j’ajoute à titre très personnel, ce qu’il nous faut expressément en conserver aujourd’hui.

Le cinéphile que je suis espère ardemment que le plus grand nombre de mes contemporains ait pu le voir, tant ce qu’il nous montre de la France d’hier peut nous faire mieux comprendre la France d’aujourd’hui. Film original construit sur une approche faussement secondaire mais génialement choisie, et remarquablement scénarisé. Pas un temps mort, et aucune longueur grâce à un montage vif et prenant. Un véritable reportage sur le vif…

À un bémol près : bien que cela soit montré à l’écran, il n’y a jamais eu en France et à cette époque d’autodafé antisémite de livres, ni d’attaques de boutiques tenues par des Français juifs. Cela fut le fait de l’Allemagne nazie, mais aussi antérieurement lors de pogroms en Europe centrale ou en Russie, ou Union soviétique stalinienne. La rigueur historique commande de le souligner… Polanski retrouvant là, pour tenter de les exorciser, les démons mémoriels de son lieu de naissance.

À cette facilité près, son film est un véritable cri, un implacable et parfait réquisitoire contre l’injustice et le scandale, et contre la machine à broyer d’une exécrable raison d’État que tous les principes de la plus élémentaire humanité ne purent stopper.

Mais comme je viens de l’écrire, ce film apparaît surtout comme un remarquable outil d’histoire. Une véritable démonstration – et venant de Polanski, démonstration peut-être involontaire, car elle n’a été soulignée nulle part – sur ce dont est capable l’État d’une nation-patrie quand il s’agit, selon le pouvoir du moment, de sauvegarder le ciment qui lie entre elles ces trois notions sans lesquelles il ne reste plus que la tribu primitive ou le chaos… Et – ce qui fut négligé – au prix du pire des crimes.

Principale leçon : loin, bien loin des âges dits obscurs, du vaste Moyen Âge, leurs poussées de violence et leur prétendu obscurantisme, il s’est trouvé en un pays supposé de grande civilisation, et paraît-il « Patrie des Droits de l’homme », des hommes de pouvoir capables, en toute conscience, de traquer puis de sacrifier un innocent, simplement parce qu’il leur fallait un coupable à livrer ; un peu à l’opinion publique, mais surtout à eux-mêmes. Et à leurs principes déviants, et esclaves de la raison d’État et de ses vertus sanguinaires…

Il faut bien le reconnaître, ces gens-là (comme dit Jacques Brel) eurent beaucoup de chance. Sans avoir besoin de longtemps chercher, ils trouvèrent sous leurs griffes le capitaine Alfred Dreyfus. Ils ne pouvaient espérer mieux.
Celui-ci étant le coupable idéal car réunissant toutes les “qualités” nécessaires. Politiquement et socialement. D’abord de rang suffisamment élevé, mais aussi personnage plutôt antipathique, guindé, hautain, maladroit jusque dans la gestion de ses propres intérêts, sans amis hors sa famille. Définitivement incapable de susciter la moindre once d’empathie, et crime suprême, juif, ne l’oublions pas.
Le Juif, personnification à l’époque de l’être méprisable, l’étranger éternel, le suspect permanent, le traître de principe. Le coupable définitif (*)… Nous savons ce qui sera fait quarante années plus tard de ce monstrueux assemblage.

Jamais Esterhazi, le véritable traître, ne sera, lui, véritablement et publiquement reconnu comme tel : unique et véritable auteur de ce crime de haute trahison. Lui, coupable pourtant, contre Dreyfus pourtant innocent. Simplement parce que, comme je l’ai souligné, ce dernier remplissait trop parfaitement les conditions d’être du nécessaire “bouc émissaire”. Et puis, Ferdinand Walsin Esterhazi n’était-il pas “sympathique”, rempli de petits défauts tellement humains et si répandus, et membre d’une bourgeoisie honorable, et à l’insoupçonnable lignée ?…

Le bouc émissaire. Le choix sémantique n’est pas neutre. Le bouc n’étant pas la personnalisation même du Diable et de ses maléfices ? Notion longuement analysée par l’anthropologue et philosophe René Girard (1923-2015), dans Le bouc émissaire (1982), et qui démontre que : …[« Les sociétés ne se maintiennent qu’en rejetant la responsabilité de leurs fautes sur une personne ou un groupe. Il s’agit là véritablement d’une question de survie »]…,  et le même précisera plus tard …[« La foule tend toujours à la persécution, car les causes naturelles de ce qui l’atteint et la transforme en turba, ne peuvent l’intéresser]… [ni la concerner]…

Pour tenter de mieux comprendre de l’intérieur la machine infernale de l’Affaire Dreyfus, et surtout sa logique dégénérée, il nous faut nous pencher sur la France de l’époque 1890/1905. Et il nous faut préalablement tenter de comprendre qui étaient “ces gens-là”…

Essentiellement de haut-gradés d’état-major. Pas des moindres ; officiers supérieurs et officiers généraux, lourdement décorés, tous ministrables. Ne nous y trompons pas, outre celle évidente de l’autorité militaire, ils constituent la véritable caste du pouvoir.
Comment ? direz-vous ! Quid alors de l’autorité civile ? Quid de Casimir-Perier et de Félix Faure ? Mais quand on parcourt la courte carrière politique au sommet de l’institution de ces deux parfaits représentants de la faiblesse citoyenne, on comprend mieux où se situait le cœur véritable de l’État, de sa légitimité et de sa puissance.

Sans perdre de vue l’atmosphère de scandale qui de façon récurrente étouffe le pays. Notamment celui, financier, énorme, de Panama qui vient d’éclabousser et salir une bonne part du monde politique de l’époque, et fait s’effondrer les derniers pans de son honneur.

Que restait-il de propre ? L’Armée. Tout simplement, et dans son éclatante visibilité du ministère de la Guerre. De loin, le plus important de l’époque parmi tous les autres. Le plus populaire aussi. À ce tournant de siècle, il existe entre l’armée française et le peuple français, le lien d’une dévotion qui a fait de ce corps une institution infaillible.
Et malgré la défaite de 1870 qui fut l’humiliation guerrière suprême, une véritable débâcle avant l’heure, l’armée française est demeurée la seule structure de référence qui n’ait pas perdu sa dignité.

Même si cela nous est objectivement impossible, il faut tenter d’imaginer l’atmosphère de cette époque. Au moment où éclate l’affaire, cette humiliation militaire subie par la France date de vingt-cinq ans. Vaincue et localement occupée durant trois années par ses pires ennemis. Rançonnée et surtout amputée d’une part de son territoire. L’Alsace-Lorraine a été arrachée à la chair vive de la patrie. Et cette plaie ne cesse de saigner depuis cette époque.
Imagine-t-on ce que peut représenter une telle épreuve pour un patriote ? La perte définitive d’un territoire reconnu comme national ? C’est là un insurmontable coup de poignard.

D’un tel drame et de ses conséquences, la patrie et l’Armée en sortiront humiliées. Sur la honte d’une déroute scellée en six mois et quelques jours de combat, sera proclamée l’Empire allemand, à Versailles… ! Défaite amplifiée encore par la courte guerre civile que fut l’insurrection de La Commune. L’Armée a retiré de cette succession d’infamies un désir de revanche qui frise à la psychose de la vengeance. Cette volonté obsessionnelle devint sans qu’elle l’ait prévue la clé de son rachat. Elle fut en cela portée et même précédée par l’opinion publique, au minimum pour la question de l’Alsace-Lorraine. C’est ainsi que se prépare l’hécatombe de 14/18.

Pour l’heure ses pouvoirs affectif et effectif sont immenses. Presque égaux à ceux obtenus d’une victoire. La confiance qu’elle inspire aux civils, absolue. Elle devient de fait la seule autorité reconnue et respectée. L’âme de la Nation n’est pourtant pas militariste, sans le savoir elle s’est militarisée dans le mauvais sens du terme. Ce qui est pire…

Ainsi quand l’Autorité militaire suprême marque Dreyfus du sceau de la culpabilité, et il ne faut se faire aucune illusion, elle est aveuglément suivie par l’opinion populaire, et une bonne part du monde intellectuel de l’époque. Sans oublier la majorité de la presse. Bien plus qu’une vague, c’est un raz-de-marée.

Une mécanique infernale se met alors progressivement en marche : corrélativement à la culpabilité absolue chez l’autre, émerge ainsi dans l’âme publique une terrible notion, celle de l’innocence malgré tout : le peuple français devenant par définition préalable, sain, droit et irréprochable, cette honte collective et supplémentaire ne peut plus le concerner. Trop, c’était trop. L’affaire dite Dreyfus ne saurait l’impliquer. La violence de cette pulsion de rejet et sa généralisation vont instantanément prendre la forme d’une pathologie collective.

Car si la France et son peuple ne sont pas coupables de cette succession de catastrophes déshonorantes, il reste donc à inventer enfin ceux ou celui qui devra remplir ce rôle, devenir le bouc émissaire dont le pays a besoin, et afin de le sacrifier sur l’autel expiatoire de l’unité et de la communion nationales.
N’étant pas d’entre nous, le coupable sera donc forcément d’ailleurs. CQFD…

Je ne crois pas, hélas, que cette pathologie ait disparu de l’âme française. En cherchant bien, et avec un zeste de mauvais esprit, elle semble réapparaître dans les grands événements tragiques que le pays a traversés depuis l’affaire Dreyfus. Toujours le même leitmotiv, si l’État peut l’être parfois, la Nation ne peut être coupable. Trahie, trompée, oui, mais jamais coupable.

Il faut insister : cette fonction expiatoire ne peut donc être remplie que par un élément “extérieur”, étranger si possible au corpus national dans sa perception la plus étroite (cf. René Girard). En 1895, ce sera Alfred Dreyfus. Que l’on ne s’y trompe pas, on retrouvera cette notion d’élément étranger ou extérieur dans tous les grands drames que le pays traversera ensuite. Jusqu’à de nos jours.

Mais cette vision des choses, ce vertige portant à se construire un monde sans taches et qui lave plus blanc, cette symptomatologie qui se caractérise par la perte du contact avec la réalité porte le terrible nom de schizophrénie… Cliniquement décrite par le psychiatre zurichois Eugen Bleuler, et seulement en 1911. Notons que cette pathologie n’est pas identifiée comme telle quand éclate l’affaire.

Cette atteinte du psychisme, individuelle par définition, peut-elle être aussi politico-sociale et collective ? Existe-t-il une psychiatrie qui puisse décrire la “folie” collective des peuples ? Et nous éclairer sur les conséquences de ce déséquilibre ?
Ce sont là questions sans réponse. Mais questions d’actualité tout de même, car peu de choses séparent la France d’hier de celle d’aujourd’hui. Et de celle d’un passé pour nous récent… Peu, et même rien.

La psychiatrie comportementale s’appuie sur des règles précises, qu’elle concerne un individu ou une collectivité aussi importante soit-elle. La principale est claire : lorsque les conditions se renouvellent, le syndrome doit réapparaître. Inévitablement. C’est là le principe de rechute, et porte le nom plus précis de réplique.

Pour illustrer ce propos avec un sujet point trop violemment polémique, il est possible de se demander, sur un exemple pris entre mille, pourquoi le pays ne parvient pas à admettre sa responsabilité directe dans le naufrage de son système d’enseignement… (Voir en cela le dernier opus d’Alain Finkielkraut  À la première personne)

Sur ce qui précède, on peut en douter. Car le procès permanent qui en est instruit est identique à celui qui constitua l’Affaire Dreyfus. On peut même utiliser le vocabulaire de l’époque : après les avoir choisis, les nouveaux antidreyfusards exhibent les coupables qu’ils ont sélectionnés. Facile, ils sont parfaits, avec des façons et des têtes de coupables et, grâce au Ciel, ils n’appartiennent pas à la tribu des bien-pensants. La Nation n’a plus qu’à ostraciser et bannir.

Tandis que les nouveaux dreyfusards, qu’une immense majorité se refuse obstinément à écouter, nous tendent des miroirs que nous repoussons, car ce que l’on y aperçoit nous remplit d’épouvante. Mais tout cela reste bénin ; il est si bon de se construire un monde-mirage même quand celui-ci euthanasie le réel. Et pour l’heure ce débat qui concerne “seulement” le futur…

Dans le passé, la guerre d’Indochine en inaugura une série d’autres ; les inévitables conflits coloniaux ayant été traités comme autant d’Affaires Dreyfus jamais abouties. Le dernier, le plus dramatique, en fut un modèle éclatant. “Résolu” à sa façon par un général qui n’en n’avait pas oublié les règles immuables de manipulation de l’opinion. Et qui sut remarquablement les conduire et les utiliser.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’Algérie elle-même, celle d’après 1962, n’a pas échappé à ce destin. Après s’être construite comme une caricaturale et gigantesque “affaire Dreyfus” mémorielle, les antidreyfusards, caste de généraux maîtres de l’État, non contents d’avoir lobotomisé le peuple et privé la nation de la réalité objective de son histoire, se sont appropriés une riche patrie comme autant de modernes satrapes.

C’est ainsi que l’on doit réaliser que l’expression “capitaine Dreyfus”, devenue nom de principe de l’homme intègre n’ayant eu que le tort d’être au mauvais endroit au mauvais moment, est désormais éternelle, et que ses avatars peuvent être croisés presque partout en France. Individu ou groupe. Ses ennemis sont omniprésents, toujours prêts à surgir et à maudire.
Ses amis inaudibles, quand ils existent, poursuivant une lutte inlassable que le mythe de Sisyphe ne désavouerait point.
Il n’est pas un trimestre, pas un débat national, un conflit, où ne se manifeste désormais cette pathologie politique et sociale diagnostiquée tout à l’heure.

Peut-on en déduire que le pays est malade ? Ne serait-ce pas plutôt un moindre mal et un moyen nécessaire à sa survie ? Les territoires de l’absurde se perdent bien loin derrière l’horizon…

Dernière leçon, la plus implacable peut-être : de ce syndrome redoutable se dégage une terrible loi. Le bouc émissaire ne peut rien pour lui-même. René Girard le confirme dans ses analyses. Il aura beau se défendre, plaider sa cause, s’expliquer, il ne fera qu’alourdir sa culpabilité, la démontrer, même. Pour qu’ensuite elle puisse être gravée dans les livres d’histoire.
Il ne possède pas les moyens de sa rédemption.

Alfred Dreyfus a eu beaucoup de chance. Sa descente aux enfers a croisé la route et les principes d’un colonel Marie-Georges Picquart et le courage d’un certain Émile Édouard Charles Antoine Zola. Son cas est pour l’heure historiquement unique. Disparus, de tels hommes exceptionnels ne doivent pas être remplacés : l’Histoire n’a que faire des justiciers.
Les antidreyfusards pervers, persécuteurs et falsificateurs, ont le champ libre.

Gérard Rosenzweig

(*) Hommage au second chapitre de À la première personne d’Alain Finkielkraut

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Notifiez de
plouc

j’ai du mal à croire qu’il était innocent surtout lorsque les ” intellos ” s’en mêlent !!!!!

Hecor Poupon

Excellente critique d’un film remarquable, tant par la qualité des acteurs que par la qualité de la mise en scène. On ne s’ennuie à aucun moment. Le Paris des années 90 est superbement restitué. La problématique de la raison d’état est centrale dans ce film et si brûlante d’actualité ! Le monde du renseignement, avec toutes ses ambiguïtés est remarquablement traité. Un film à voir ! Merci à l’auteur de l’article.

Eveline Caduc

Merci à vous pour cette analyse de film si bien construite et argumentée et qui fait référence de façon pertinente à la thèse de R.Girard «  la violence et le sacré » et aussi à l’ouvrage de Finkielkraut .
J’avais vu avec un grand intérêt le film de Polanski, et bien que les pratiques de l’homme soient condamnables, L’habileté de la construction du film, l’importance de la documentation qui le sous-tend , la sobre puissance des grandes scènes-depuis celle qui l’ouvre à celle qui le ferme- la diversité des personnalités mises en scène -des Dreyfusards comme des « anti »- la qualité de la direction d’acteurs et en particulier celle de Dujardin en colonel Picquart, témoignent de l’art d’un grand réalisateur .

Il faut aller voir le «J’accuse »de Polanski qui est plus qu’un film d’histoire.

Anne-Marie G

Parler de “pays malade” parce qu’un capitaine juif à la Belle époque a été accusé d’intelligence avec l’ennemi, c’est y aller un peu fort. Zola a pris sa défense car il a vu qu’il était seul et que sa situation de membre d’une minorité soupçonnée a priori de malveillanc en faisait un bouc émissaire idéal. Histoire vieille comme le monde, ce n’est pas pour rien que Girard a théorisé la notion. Mais de là à en parler encore aujourd’hui alors que la France va disparaître relève du réchauffé indigeste, voire contreproductif. Car des victimes d’antisémitisme, il y en a toujours et même plus agressives qu’à l’époque de Dreyfuss et leurs bourreaux bénéficient des circonstances atténuantes, quand ce n’est pas de l’impunité. Faut vivre avec son temps !

MAXIMUS

Merci Carole j’accepe les critiques fondés, donc je rectifie “inintéressant pour certains ” et je vous souhaite très chère Carole une très bonne année 2020 ainsi qu’à tous les patriotes 😊

Cran

Chacun est libre d’aimer ou détester Polanski, tant comme réalisateur que comme individu. Il est cependant triste de noter ici que certains, toujours les mêmes d’ailleurs, aveuglés par leur haine du juif, tiennent finalement le même discours que les anti dreyfusards, « Juif donc coupable ! ».
La presse et les médias du pays ne sont pas en reste qui préfèrent cracher sur un vrai réalisateur en adulant le dégueulis plagié d’un chef d’œuvre de Victor Hugo. Pourtant, entre le « J’Accuse » de Polanski et « Les Misérables » de ladj ly, pseudo-cinéaste de la diversité subventionné et chouchou de la bien-pensance, il y a bien une différence fondamentale.
D’un côté le triomphe de la justice, de l’autre côté la haine sans concession de la France.
A chacun son combat.

MAXIMUS

Ras le bol de Polanski et Dreyfus.
Article trop long et inintéressant un 31 décembre.
Bon réveillon à tous ☺

Carole

@Maximus : article long mais nullement inintéressant, quel que soit le jour.

POLYEUCTE

Si le film est aussi long que votre article….

Régine

Quelle écriture et quelle belle analyse de l’histoire !
Vous êtes un Zola vivant, merci de nous donner tant.
Votre pratique de la langue me rend envieuse; heureusement vous l’avez enseignée.
Aujourd’hui, la France saigne de toute part, j’en pleure.
Un minimum pour son souvenir et ce qu’on vit : aller voir ce film !

Daniel

Cessez de censurer systématiquement mes commentaires et, au lieu d’aller voir ce film tendancieux, lisez “Le Salut par les Juifs” de Léon Bloy !

Eric des Monteils

Quand on remue la merde : çà pue forcément. Et quand on croit que tout cela est oublié, on exhume une bonne grosse saloperie du passé pour nous soumettre à une nouvelle repentance ; comme si cela était nécessaire avec tout ce que d’autres politiques se plaisent à mettre en place. Raté : je m’en contrefiche et n’irai pas voir cette saloperie de film.

Rems

Par principe et, version officielle oblige, Dreyfus est innocent !!!!! quelle blague..il a été condamné deux fois par un tribunal militaire avec preuves à l’appui mais Zola , le BHL de l’époque appuyé par le frère du capitaine et toute la clique a inventé un crime d’antisémitisme qui nous emmerde encore aujourd’hui !!! Tant que vous y êtes défendez aussi Bush, Sarko, Hollande qui n’ont fait qu’assassiner des peuples entiers et Macron aujourd’hui des gilets jaunes…..

Général

Bien-sûr Coupable. Voir M.A.Abauzut.

Général

Abauzit plutôt 😊

Jef

La plupart des preuves étaient trafiquées….

Blanc Viril

Je pense comme vous qu’il est du devoir des Résistants patriotes de soutenir les violeurs car il s’agit de défendre les valeurs du Mâle blanc et de la virilité. Seul bémol, il semblerait que M.Polanski soit un adepte de la sodomie, pratique contraire aux injonction de la Sainte Bible. N’oublions pas que nous sommes sur un site catholique.

Pamela Fayre

Si le film est aussi rasoir et délayé que le commentaire de G. Rosenzweig, je préfère m’abstenir de gâcher mon précieux temps…

Anton

Article illisible, trop long.
Foutez-nous la paix avec ces vieilles histoires qui, rabâchées, ne servent qu’à diviser encore et toujours les Français. Ras le bol !

Louis

Vous auriez dû rater le dernier film de cet être infâme, votre esprit de resistance est affligeant.

Il est dommage d’avoir cédé à l’enrichissement du Pédophile violeur sodomiseur, Polanski.

Décevant malgré votre belle plume, votre esprit moutonier ne vous honore pas.

Bien à vous

bernard

On en a ras le bol des resucées permanentes des versions officielles de l’histoire (façon Gayssot) pour la repentance rétroactive des français, même si ces resucées sont des oeuvres réussies…

Dugenou

Pourtant jamais de film sur l’affaire du vase de Soissons?

numa

Même réaction que vous sur 2 points : l’autodafé inspiré de l’Allemagne nazie, impossible en France fin XIXe, on y vénérait les livres. Je ne sache pas , non plus, qu’on ait attaqué pendant l’Affaire des vitrines de magasins tenus par des Juifs.
Le destin de Zola et même celui de Dreyfus trop en retrait, le personnage principal étant , dans le film , Picquart.
On ne montre pas , non plus, les passions que déchaîna durablement l’Affaire au coeur des familles et des amitiés françaises.

PONT

Un petit bémol sur la France de la fin du XIXe qui vénérait les livres : en 1871, la bibliothèque impériale riche de 100 000 précieux volumes fut méthodiquement incendiée par les crapules nommées communards. En même temps que brûlaient les monuments parisiens dont les Tuileries, la perte inestimable de ce trésor public de livres est le plus grand autodafé de notre Histoire en une seule journée…

guillemain

Très belle plume.
Merci pour cette analyse particulièrement fouillée d’une époque oubliée.

Louise Guersan

Magnifique article qui laisse présager hélas de durs moments. Belle analyse de cette société française bien décevante. Bravo.

Daniel

Article sans grand intérêt, à part la reconnaissance de ses faux et usages de faux ! Ce film que je n’irais pas voir sera oublié, contrairement à “Cul-de-sac” véritable petit chef d’oeuvre de Paul-en-ski !

Christiane

quel méchanceté , je suis écoeurée , c est tout simplement de la jalousie

Fomalo

Oui, Bravo à Gérard R.
Je pense que vous avez raison dans votre pronostic @Louise G. Oublier René Girard dans notre propre pays!! Oublier “La violence et le sacré”. Notre société descend par degré à l’infra-humain.
Je n’ai pas encore vu le film de Polanski mais c’est sûrement un film magistral, où l’auteur, en bon anthropologue comme René Girard, aime l’être humain et pointe une persistance, celle du mimétisme qui nous guette de plus en plus, chaque jour et plus gravement: revoir Paco “la défaite du mouton” pour transposer..

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