Je ne crois à l’économie que lorsque je l’ai moi-même falsifiée



Des économistes libéraux viennent de reconnaître des erreurs dans leur volonté de mondialisation exacerbée,
et du coup ont induit en erreur toute une classe politique, notamment française.

Économiste

Les voilà bien, les aveux les plus doux.

On apprend enfin de source sûre puisque émanant de la doxa bien-pensante que l’économie n’est pas une science mais une idéologie.

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/mondialisation-immigration-le-mea-culpa-des-economistes-liberaux-landier-et-thesmar_2165889.html

https://www.fdesouche.com/2022/01/12/le-mea-culpa-des-economistes-liberaux-landier-et-thesmar-chez-les-economistes-ce-nest-pas-bien-vu-de-parler-autrement-que-pour-rappeler-lutilite-economique-de-limmigration-il-y-a-des/

Remarquez, tout le monde s’en doutait, mais le journalisme, le politisme, l’influencisme, l’universitarisme, tout le monde nous disait et continue de nous asséner qu’il s’agit bien d’études dignes de scientisme puisqu’il y a des chiffres et des courbes.

Personnellement je préfère encore les courbes de ma voisine que celles de l’économiste qui m’affirme que l’immigration est une chance pour la France de nos jours.

« Les économistes sont plutôt de centre-gauche. Il y a chez eux un implicite universaliste et internationaliste dont ils ne réalisent pas que c’est un biais » peut-on lire avec gourmandise dans cette interview (lien l’express supra).

Dans le couplet suivant, vous avez parfaitement résumé la mécanique désastreuse de la mondialisation :

« A.L. Comme beaucoup d’économistes de notre génération, nous avons cherché à faire la pédagogie de la mondialisation, en expliquant qu’elle permettait de faire augmenter la taille du gâteau et qu’il suffisait par des mécanismes de redistribution de soulager les perdants Nous, économistes, pensons que le commerce est une activité gagnant-gagnant : il permet à chaque partie de se spécialiser dans ce qu’elle fait le mieux, relativement aux autres, pour optimiser la valeur totale générée. Mais nous nous sommes aperçus de deux choses. Premièrement, il est difficile d’évaluer la taille de ce fameux gâteau. Ensuite, prendre aux gagnants de la mondialisation afin de compenser les perdants n’est pas faisable en pratique. Un ouvrier qui perd son emploi à la suite d’une délocalisation est un cas clairement identifiable. Mais le coiffeur dont le salon est à côté de l’usine n’est-il pas lui aussi victime de cette concurrence internationale ? Deuxièmement, la mondialisation a des effets non économiques impossibles à rééquilibrer. Recevoir un chèque ne remplace pas la dignité d’avoir un emploi. Le travail, ce n’est pas seulement de l’argent à la fin du mois, mais aussi de l’amour-propre, un statut social, la camaraderie, le sentiment de contribuer à la société.. ». 

Voilà, tout est dit, le patronat et le politicien français ont décidé qu’il valait mieux faire faire dans des pays à bas coûts pour mieux importer et moins cher, les perdants étant généreusement dédommagés et pris en charge par les systèmes sociaux, chômage, formations, pré-retraites et retraites par exemple, principe que l’économiste supra dénomme fiévreusement « compenser les perdants ».  

Le résultat des courses à ce petit jeu d’économie politique idéologisée, c’est que la France a le déficit commercial le plus élevé de toute l’Europe :

https://www.challenges.fr/economie/le-deficit-commercial-francais-plonge-a-un-niveau-record-en-novembre_795833

Comme le dit monsieur Bruno Le Maire : « Il n’y a pas de grande nation avec une balance commerciale extérieure qui reste durablement déficitaire », a commenté le ministre de l’Économie Bruno Le Maire au cours d’une conférence de presse à Bercy peu après la publication de ces chiffres ».

Je vous laisse un instant vous en persuader, vu le déficit commercial français, notre pays est tout simplement devenu le plus petit pays de l’Union européenne, je vous laisse savourer le déclassement de la bestiole.

Un autre résultat, c’est que la France est le pays de l’OCDE où le chômage est l’un des mieux rémunéré, où le taux de chômage reste parmi les plus élevés, mais avec comme contrepartie les prélèvements obligatoires les plus élevés au monde.

L’un des dadas en cours chez les politiques serait l’annulation de ce que l’on appelle les impôts de production, ainsi que la suppression des cotisations sociales sur les salaires jusqu’à 3 ou 4 fois le SMIC afin de rendre les entreprises françaises compétitives par rapport à leurs concurrentes.

Précisons ici que les impôts de production français représentent l’équivalent des impôts de production de 23 pays européens additionnés Allemagne comprise, et rapportent deux à trois fois ce que rapporte l’impôt sur les sociétés, vous en voyez l’importance :

https://www.institutmolinari.org/2020/06/10/les-impots-de-production-un-mal-francais/

Alors les baisser, on veut bien, mais cela va générer d’autres soucis qui risquent de faire des vagues tsunamiques et jeter bien des hommes politiques à la mer sans bouée, on les plaindrait presque s’ils tombaient à l’eau justement le jour où les sauveteurs de la SNSM seront en grève pour manque de moyens :

Les impôts de production alimentent pour partie les collectivités locales, communes, départements, régions.

Qui va payer la différence ?

https://www.fntp.fr/data/decryptages/2021-quelles-perspectives-pour-les-finances-locales

Les charges sociales alimentent le financement des services sociaux, dont les retraites : alors il va falloir réduire toutes les dépenses sociales jusqu’aux minima, quitte à jeter les déjà pauvres au caniveau de la rue pour le logis et au Secours catholique pour la graille ???

Déjà en 2008 la Cour des comptes partait en bataille contre les exonérations de charges sociales qui déséquilibraient les comptes sociaux :

https://www.netpme.fr/actualite/cour-comptes-veut-reduire-exonerations-charges-sociales/

Ou alors nous irions vers le démantèlement total des minima sociaux pour rejoindre la norme sociale privée à l’américaine ?

L’infarctus guette ici le sieur Mélenchon, Laurent Berger et monsieur Martinez, François Ruffin va en avaler sa caméra, avec nos hôpitaux déjà saturés on n’aurait pas besoin de cette nouvelle vague qui ne ressemble en rien aux Yéyés de Richard Anthony ou au cinéma des années 60.

https://www.youtube.com/watch?v=IW13JGws1W4&list=RDIW13JGws1W4&start_radio=1

Autre hypothèse, relèvement des impôts sur les contribuables-particuliers, retour de l’ISF et taxation « à mort » (c’est le cas de le dire) des successions.

Mais ici c’est le risque de délocalisation du citoyen plus ou moins aisé que l’on voit surgir, ne laissant surnager qu’un pays de pauvres avec des cohortes d’immigrés en majorité africains dont aucun département n’aura les moyens de s’occuper, et une dette colossale à leur charge.

On ne parle plus de l’hôpital français, il aura déjà fermé depuis longtemps, et les mandarins qui plastronnent sur les plateaux TV avec leurs dadas vaccinatoires auront l’air de ces généraux des armées mortes.

Le Grand Mur de la dette, qui est l’équivalant financier du Grand Remplacement en terme de mort d’une Nation, conduit inévitablement au seuil fatal de la liquidation financière d’un pays comme le Liban aujourd’hui : quand ceux qui travaillent pour créer la richesse nationale n’en produisent plus assez pour assurer les compensations des perdants, on emprunte sur les marchés pour assurer le train de vie, mais jusqu’à quand ?

La France n’a eu aucun budget équilibré depuis les années 70. Un citoyen ou une entreprise dans cette situation aurait déjà vu sa banque fermer d’office tous ses comptes.

Pourtant les mêmes, ou les tenants idéologiques du même mondialisme exacerbé qui ont conduit à cette débandade, persévèrent à solliciter les suffrages des Français en 2022, cornaqués par les journalistes de la doxa qui colportent les fake news des économistes idéologues érigées en vérités immanentes qui ne supportent pas la contradiction comme autant de brassées de jonquilles jetées au débotté sur la sépulture de vos droits et acquis sociaux défunts. Ces pisse-copies de la doxa aussi paieront probablement le prix un jour ou l’autre, quand la coupe sera pleine, les caisses vides et la liquidation judiciaire prononcée avec saisie de tous les actifs nationaux par les créanciers.

Il y en a encore qui proclament que l’immigration, en grande partie venant d’Afrique ou du Moyen-Orient ou de pays musulmans, serait une chance pour la France, contredits pourtant par la Suède et le Danemark qui s’aperçoivent qu’il s‘agit en réalité de gouffres financiers abyssaux comme je l’avais fait remarquer :

https://ripostelaique.com/les-suedois-ouvrent-enfin-les-yeux-sur-lenrichissement-muzz.html

https://ripostelaique.com/cout-de-limmigration-meditez-les-chiffres-danois.html

https://ripostelaique.com/richesse-migratoire-et-impact-sur-les-salaires.html

Nous notons avec le rire carnassier des vainqueurs qu’ici aussi les chiffres de ces deux États contredisent les dires de nos économistes qui voient la richesse dans les flux migratoires : comme les réalités sont têtues, aussi têtues que les idéologues radicaux, mais elle finissent toujours par avoir raison de ceux qui l’ont perdue.

Reste qu’enfin nous avons fait un pas en avant par ces aveux les plus doux d’éconolâtres libéraux, l’économie n’est pas vraiment une science selon la façon dont on la pratique, mais bien souvent la mise en forme mathématico-statistique d’idéologies politiques destinée à servir une cause et obtenir par fraude scientiste le consentement du citoyen qui n’a pas le temps d’analyser ce qu’on lui annonce comme une vérité irréfutable.

Pourtant à un moment ou à un autre, quand la réalité et les faits vécus démentent le discours, trop de confiance finit par tuer la confiance.

Ainsi personne n’est plus obligé de croire aux économistes sans avoir pris connaissance des prophéties d’autres économistes qui disent le contraire pour se faire sa propre religion, et à la manière de Winston Churchill qui clamait à hue et à dia selon une phrase apocryphe qui lui est attribuée à propos des statistiques, « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées », on la remaniera en affirmant que « Je ne crois à l’économie que lorsque je l’ai moi-même falsifiée ».

Dit autrement, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Et ne croyez plus personne.

Même pas moi….

Jean d’Acre

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1 Commentaire

  1. Désolé de vous décevoir, mais je me sent obligé de croire que vous écrivez.

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