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Je ne me tromperai ni d’adversaire, ni d’ennemi, ni même de Roi

De la répression sanglante des Gilets Jaunes à l’instauration obligatoire du PassSanitaire. De la désintégration du modèle social français au profit d’intérêts supranationaux mondialistes. Du licenciement massif et inexcusable du personnel hospitalier en pleine pandémie. Du « il n’y a pas de culture française » à la mort effective de la liberté d’Expression. De la fin des libertés individuelles aux condamnations judiciaires de manifestants, répressions systémiques d’opposants, ostracisations méthodiques de dissidents. De cette propagande vomitive et immoral à l’autoritarisme perfide qui dégouline de partout et cette dictature molle qui s’installe bout à bout. De la mise sous tutelle de la nation France par l’UE (et ses technocrates mondialistes) à notre alignement inconditionnel à l’OTAN (et ses inexorables guerres, au nom des « droits de l’homme »). De cette immigration massive et sa corrélation direct : l’islamisation d’une partie du territoire. Des véritables enjeux cachés concernant le conflit Ukraine/Russie qui risquent grandement de nous entrainer vers une catastrophe qu’on n’ose même pas entrevoir ni nommer… Etc… Etc…
La liste des reproches, manquements, omissions volontaires, des innombrables mensonges corroborés, duplicités avérées et autres lâchetés successives exposées sont si denses, si longues, si excessives… Si démesurément inimaginables, qu’il n’apparait même plus nécessaire d’évoquer les scandales d’Etat (McKinsey, Pfizer, Alstom, etc…)
Sans vouloir se fourvoyer, pour la toute première fois, beaucoup d’entre nous sommes bien décidés à aller voter « contre », et non pas « par/pour » conviction, inclinaison, stratégie, ou même tradition politique pour un tel représentant, tel dirigeant, tel homme/femme…  Mais bel et bien, exclusivement même, avec la seule volonté de terminer un mandat de carnage et désolation.
En définitive, par pur instinct de survie.
Ma première fonction d’homme et de citoyen n’est aucunement de perpétuer ce système en ruine, pompeusement dit « démocratique et humaniste », qui démolit les hommes autant qu’il dépèce les familles tout en écrasant la société dans son ensemble… Notre unique mission Républicaine reste de congédier ce souverain, enfant devenu Roi, dont la perversité n’a eu cesse d’oppresser et l’arrogance d’insulter ses concitoyens.
5 ans après son élection, son arrivée, son avènement, le pays FRANCE est dans un état si lamentable, déplorable, si pitoyable, de tous les points de vue, jamais vus, que nous savons désormais, ô combien notre avenir ne sera ni prospère, ni paisible, ni radieux. Se joue dorénavant celui de nos enfants qui hérite de : « Dette abyssale, une abondance évaporée, une criminalité qui a explosée, un effondrement social et économique décuplé, une pauvreté aggravée, etc… »
Un déclassement historique acté et entériné par une immense majorité de français, désespérés, dévastés.
Néanmoins et en dépit de ce bilan effroyable, sa réélection ne repose que sur un seul minuscule et insignifiant « mantra » répété à foison par tous les artistes subventionnés, les philosophes achetés, les vedettes de télé, les experts gavés ainsi que tous les moyens institutionnels à disposition :
« Si vous ne votez pas pour moi, vous aurez le retour du fascisme ! »
Le « scénario », aussi stratégiquement perfide que grossièrement prévisible avait déjà pourtant bel et bien fonctionné une première fois, en 2017. Le fameux « Barrage contre l’extrême gauche » et « front républicain contre l’extrême droite » pendant que nombreux concitoyens découvraient d’abord ébahis, puis effarés, enfin tétanisés, éborgnés, mutilés, incarcérés… Que le fossoyeur ne se trouvait ni à gauche, ni à droite, au centre, juste au milieu et dans le « en même temps ».
Est-ce que les Français, dans leur immense lassitude et détresse, se laisseront « enfumer » une deuxième fois ? Je n’en sais rien.
Est-ce qu’ils s’abandonneront au « énième barrage/front » devant celui qui a fait du pouvoir octroyé un sanctuaire d’arrivistes et congrégation d’affairistes ? Je n’en sais pas davantage.
Est-ce que les Français sont encore capable de reprendre leur dignité et destin en main ? Sincèrement, je n’en sais vraiment rien.
Alors, bien sûr que j’irai voter ! Sans espoir et sans regret.
Malgré ce désarroi pour cette affiche affligeante, désespérante et les grandes réserves (et fausses inquiétudes) que peuvent inspirer Marine LePen. Nonobstant, entre les éventuelles promesses tenues par cette non-élue et les réels châtiments exécutés par le maitre du feu, entre la menace et le supplice, entre le mauvais présage et le véritable saccage, entre le pressentiment et l’incontestable anéantissement, il ne peut y avoir d’ambiguïté en jeu.
Entourés de sbires qui forment ce cercle funeste d’où émanent et pullulent les courtisans et les vermines, je ne me tromperai ni d’adversaire, ni d’ennemi, ni de Roi.
Par ce simple constat sans appel, à mon échelle, à mon devoir, je voterai avec une seule et ultime aspiration capitale.
Le 24 avril, je me rendrai dans mon bureau de vote afin de glisser mon bulletin dans l’urne. Ce bulletin sera exclusivement contre vous et dans l’unique objectif de mettre fin à vos pouvoirs.
« Monsieur le Président, je voterai pour que vous soyez révoqué parce que vous avez échoué. Renvoyé parce que vous avez délibérément menti, inexorablement failli et méthodiquement trahi. Quand bien même la suffisante Marine LePEN se désisterait au profit de l’un de ses chats, je voterai pour le chat. Peu importe qui se trouve en face de vous ! « 
Désormais, je me dois de conclure avec une pensée inconsolable qui m’obsède autant qu’elle me ronge. Car je suis né la même année que notre Président de la République : 1977. Avoir mis au pouvoir, couronné ce si jeune homme au visage si charmant, si envoutant, fut cette erreur collective, d’une naiveté inexcusable, dont nous souffrons à présent ce coût aussi exorbitant que foudroyant.
Le reconduire aujourd’hui dans sa fonction m’apparait comme cette décision coupable et fatale, faute absolue impardonnable, qui me terrorise… Et pourtant dont l’issu est bien probable.
A cet instant, je crois intimement comprendre pourquoi, dans la mesure où contrairement à mon irrésistible despote, devenu Roi, j’ai ce petit enfant dans les bras et cette énigme existentielle qui confronte mes nuits et ma croix :
« Quelle France, quel pays je cède, lègue et offre à mon enfant ? »

Gérard Boyadjian