Je ne partage pas le pessimisme de Jean Raspail, et je suis prête à me battre pour la France

Jean Raspail pose un problème angoissant et va jusqu’à « prophétiser » la fin de la France -en citant l’Apocalypse – d’ici les années 2050 et cela du seul fait de l’accroissement démographique des populations immigrées. Il parle de France « charnelle » et lui oppose la « République » comme une sorte d’abstraction qui serait presque responsable de ce qui nous arrive. Il termine son article par une citation de l’Apoclypse de Jean, mais il la présente tronquée, et donc sortie de son contexte, et justifie par elle son pessimiste radical.
Je voudrais répondre à toutes ces choses.
Je commence par la citation en question : L’Apocalypse dit littéralement ceci : « Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison et il s’en ira séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog. Il les rassemblera pour le combat : leur nombre est comme le sable de la mer. Ils envahirent toute l’étendue de la terre et investirent le camp des saints et la cité bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora. Et le diable, leur séducteur, fut précipité dans l’étang de feu et de souffre auprès de la bête et du faux prophète (Ap. 20,7-10).
On voit déjà que cette prophétie, loin d’être « pessimiste » annonce la victoire finale sur le mal et l’inauguration des temps eschatologiques. Car le propre du christianisme est cette foi inébranlable dans la victoire finale du Bien et de la défaite définitive du Mal. Il faut comprendre que le courage et la force de résistance des Français vient de cette conviction ancrée en eux par leur culture millénaire.
Je trouve déjà contestable de changer le sens même d’un verset de l’Apocalypse écrit précisément pour rassurer les chrétiens dans les persécutions, mais l’appliquer à la situation actuelle me semble vraiment dangereux. Parce que nous sommes à la veille d’une grande lutte et partir battu d’avance est une raison suffisante pour perdre. Or, les choses sont très loin d’être « bouclées » comme l’affirme l’article de Jean Raspail.
Mais, en plus, nous ne sommes pas du tout dans le contexte décrit par ce verset. Nous ne sommes soumis à aucune fatalité et présenter la fin de le France en tant que nation comme « inéluctable » relève d’une intériorisation curieuse de ce que nos ennemis veulent nous faire croire, c’est dire la même chose que nos élites qui nous présentent le mondialisme comme une obligation. C’est leur principal atout, l’idée avec laquelle ils désarment le peuple et le dégoûtent de la politique !
Or toute la question est d’ordre politique, et nous ne gagnerons qu’en menant une lutte politique. Cela dépend entièrement de nous.
Un autre point de son discours est le procès fait à la « République » accusée d’idéologique ! Ayant quelques notions d’histoire de France, je tombe des nues devant une telle parole ! Or, l’histoire nous montre que c’est après beaucoup d’hésitation que la forme républicaine de gouvernement a été adoptée par les Français, après l’échec répété d’autres formes de gouvernement, notamment du monarchisme. Il est évident que les Français ont choisi la république comme forme de gouvernement par pragmatisme et non par idéologie. La dernière, la Ve, est conçue de telle sorte qu’avec un Président indépendant des partis et élu au suffrage universel qui pourrait éventuellement être remplacé par un roi, elle pourrait facilement basculer vers une monarchie constitutionnelle. C’est la carence de l’idée monarchique des rois eux-mêmes qui a rendu la chose impossible, parce que nous avons eu des rois accrochés à des prérogatives d’un autre temps et les prétendants actuels semblent être sur la même ligne. Le mot « république » en soi ne veut pas dire grand-chose et n’a aucune idéologie intrinsèque outre le fait qu’il récuse le pouvoir héréditaire du chef de l’état. Elle est donc opposée à « monarchie » ? N’est-ce pas la « monarchie » elle-même qui est, aujourd’hui, une idéologie? Et en quoi une monarchie préserverait mieux le peuple français et l’idée française ? A-t-on vu les monarchies nordiques, notamment l’anglaise, mieux protéger leurs nationaux et leur nation ? Au contraire, ce sont ces royaumes-là qui sont à la tête du « mondialisme » et s’efforcent par tous les moyens de « métisser » leurs peuples ! On nous dit aussi : avec un roi, il n’y aurait pas de problèmes avec les communautés. Le roi serait le roi de tous et serait le lien entre elles. Comme le problème est présenté essentiellement comme un problème d’accroissement démographique des populations d’origine étrangère, on ne voit pas comment la culture et les valeurs françaises seraient mieux préservées par une monarchie.
Quant à opposer un patriotisme charnel au patriotisme républicain des Français, c’est encore une idée qui ne se vérifie pas dans l’histoire concrète car, quoi de plus charnel que le patriotisme des armées de 93 où soldats et officiers mangeaient à la même table et luttaient pour la liberté de leur pays ? Quoi de plus charnel que le chant de la Marseillaise ? Il faut l’écouter toute entière ! Il rattache les fils aux pères et à la terre. Quoi de plus charnel que la solidarité mise en œuvre par les institutions de notre République ? Qu’est-ce que le patriotisme sinon l’amour de tous les Français, ceux qui sont morts, ceux qui sont toujours en vie et ceux qui vont naître ? Et toute leurs luttes, leurs labeurs, leur génie incarnés dans des paysages, des monuments, des écrits, des inventions, des chants, une cuisine, un style de vie ? C’est ce que les patriotes républicains défendent, me semble-t-il. Ils ne défendent pas une abstraction, mais bien une France réelle, concrète, qui a une langue, des villages dont le nom garde la mémoire des anciennes tribus gauloises, etc. Est-ce qu’ils organiseraient des fouilles pour retrouver les vestiges du passé si la terre elle-même n’était pas aimée jusqu’à ses profondeurs ? Nous aimons notre République parce qu’elle est le réceptacle du passé des Français et de leurs espérances dans l’avenir. Ce n’est pas une abstraction. Est-ce que Fabius, qui est socialiste, est représentatif de la République française? Peut-être en ce qu’il peut dire ce qu’il pense ? Est-ce que c’est ça l’idéologie ? Est-ce que l’universalisme socialiste n’est pas le pendant de l’universalisme catholique romain ? Je ne dis pas : de l’universalisme chrétien, mais catholique romain, car les deux conceptions sont très différentes, le premier étant conciliaire, le second, totalitaire.
Est-il question d’opposer un patriotisme « monarchique » à un patriotisme « républicain » ? J’avoue que je ne comprends pas bien. A moins qu’il ne s’agisse de réduire l’horizon des Français à leurs clochers ? C’est donc récuser toute la littérature française, tous les arts et les sciences, toutes les avancées techniques, en même temps que l’histoire politique ? Il serait bon que ceux qui disent ces choses précisent un peu leur pensée pour que cela ne devienne pas un nouveau langage de perroquets ! Nous parlons de patriotisme, je crois. Or nous avons vu, en France, la République française susciter plus de dévouement et de patriotisme que la monarchie, du moins à partir de Louis XV où le « parti autrichien » a dominé .. C’est peut-être aussi à partir de là que les rois de France ont perdu leur véritable souveraineté et ont été de plus en plus soumis au Vatican, ce qui n’avait jamais été le cas avant !
Aujourd’hui, nous entendons toutes sortes de choses qui remettent soi-disant en question notre République. Elle est notamment qualifié de « jacobine ». Mais on oublie complètement que ce qu’on appelle « jacobinisme » est un héritage des rois de France qui ont construit l’état centralisé et non une invention des « jacobins » qui n’ont été au pouvoir que bien peu de temps pour influer si durablement sur les institutions de la France. Quant à Louis XVI, qualifié de roi « martyr », c’est vrai qu’il a payé pour les fautes de ses prédécesseurs, mais c’est vrai aussi qu’il n’a pas été à la hauteur des évènements, alors que s’il avait abdiqué,il aurait peut-être sauvé le trône pour son fils. Aujourd’hui, c’est de l’histoire, mais certains en France, semblent vouloir encore le venger en dénigrant la République au lieu de le voir tel qu’il a été, faible, hésitant, soumis à sa femme, soumis aux jésuites, et au Pape, accroché à son trône, dépensant des sommes très importantes pour soudoyer les uns et les autres, sans parler de son recours aux armées étrangères. Où trouver de la grandeur dans un tel comportement ? Un roi sans l’idée même de noblesse, comment faire avaler cela au peuple français si grand par lui-même ?
Quant à savoir si le scénario proposé par Jean Raspail est inéluctable, je voudrais prouver que c’est loin d’être le cas.
Je trouve personnellement, même si je comprends toute la souffrance qu’un tel constat induit et suppose, que ce n’est pas seulement une affirmation gratuite, mais qu’elle est très « idéologique ». Car, en réalité, les choses ne se passent jamais de cette manière mécanique. Mais plutôt selon un mode dialectique, le problème suscitant lui-même sa solution. Aujourd’hui, nous sommes d’ores et déjà entrés dans ce processus où les évènement réagissent les uns sur les autres et nul ne peut affirmer qu’ils vont aboutir à notre défaite. Au contraire, les chances sont toutes entières de notre côté.
Pour que la prophétie de Jean Raspail et de ceux qui parlent comme lui se réalise, il faudrait que tout ce projet d’invasion démographique se poursuive sans susciter d’opposition. Ce qui n’est déjà plus le cas car partout en Europe, la protestation s’organise.
Mais surtout, l’analyse même de Jean Raspail est erronée. Il est sur l’idée des « boat-people », d’une émigration de la « misère » comme il dit. Or ce n’est pas ce qui se passe. Les déplacements provoqués par la misère stricte sont très minoritaires aujourd’hui. C’est plutôt un mieux-vivre, une vie plus facile, qui est recherchée mais surtout, c’est une immigration sciemment « organisée » et n’a rien de vraiment spontanée. Elle est appelée par des forces politiques précises, l’UE, les tenants du « nouvel ordre mondial », le grand patronat notamment, mais également par les adeptes de toutes les « idéologies » internationalistes : socialistes, trotskystes, Verts, Francs-maçons, Protestants, et aussi le clergé catholique romain qui, comme le Vatican lui-même, a horreur des nations et du patriotisme, particulièrement lorsqu’il s’agit de la France qui n’a jamais cessé de faire échouer ses projets totalitaires depuis Charlemagne. Il y a un christianisme qui au contraire valorise beaucoup l’idée de patrie, comme celui d’un de Gaule, mais c’est un héritage de l’ancienne église gauloise, car le Vatican, comme héritier de l’idéologie impériale de Rome, a toujours lutté contre les nations.
Pour être plus précis, cette immigration est largement organisée par les pays pétroliers du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite, qui entendent sonner la fin du pétrole et le moment, pour eux, de retourner au désert, et cherchent donc désespérément à s’implanter dans les pays européens (Eurabia) et en Amérique. Ils s’y font précéder par une population musulmane qui leur prépare des bases. La même politique est pratiquée par la Turquie, mais cette fois par pure idéologie, dans le but de restaurer le Califat perdu et un nouvel empire touranien. Ni le Pakistan, ni l’Iran, ni le Maroc, ni l’Algérie, ni même la Libye ne sont en reste et visent, chacun, un pays européen en particulier. Pour ce qui nous concerne, c’est l’Algérie. Nous voyons bien que les intérêts de toutes ces forces divergent , surtout dans les montages pour la gestion des mosquées.
Mais outre les états musulmans, il y a le terrorisme islamique lui-même. Les stratégies de tous ces candidats à notre conquête est fort heureusement divergente et celle des islamistes qui privilégient les attentats et la violence sont presque bienvenues parce qu’elles nous ont réveillés. Les accords secrets passés entre l’UE et les états pétroliers se mettaient en place à dose homéopathique justement pour nous endormir, nous habituer et nous mettre devant le fait accompli : ce qui a failli presque réussir ! Mais l’arrogance intrinsèque du mode d’intervention islamiste a fini par nous alerter !
Un autre aspect de la question est le fait que l’Europe est de moins en moins le « pôle » de richesse et de prospérité qu’il était au moment du phénomène des « boat-people » et , si les choses ne changent pas, deviendra un continent plutôt pauvre car elle est démunie de matières premières et repose toute entière sur la qualité de son peuplement, c’est-à-dire des Français et des européens eux-mêmes. Envahie de Musulmans, qui méprisent la science et déconsidèrent totalement la matière, elle deviendra très vite un pays sous-développé. Les empires musulmans n’ont été prospères (du moins pour leurs dirigeants) que tant qu’ils ont pu exploiter les peuples autochtones, surtout chrétiens, mais dès que la majorité d’entre eux fut décimée, soit par massacres soit par conversion, ils sont tombés dans le sous-développement et la pauvreté. Parce que, comme je l’ai dit, la religion musulmane ne valorise pas ce monde et au contraire le tient pour impur et mauvais contrairement au judéo-christianisme pour lequel il est fondamentalement bon. Au contraire du judéo-christianisme, il ne valorise pas le travail humain qui est au contraire considéré comme une servitude. Quand le christianisme a achevé de désacraliser le monde, contre sa hiérarchie elle-même pour ce qui est de l’Europe, il a fait tomber une frontière et ouvert des perspectives infinies à l’homme et ce fut ce qu’on a appelé la « modernité ». On voit bien, concrètement, qu’une religion ne vaut pas une autre et que les conceptions sur l’homme, la nature, le cosmos, les relations avec le divin sont fondamentales.
Donc, comme il s’agit d’une offensive politique générale contre l’Europe (et également le continent américain) les Français ne vont pas se trouver seuls dans leur lutte. Comme, par ailleurs, la puissance des États-Unis qui chapeaute l’ensemble de ces agressions, permet celles qui lui semblent profitables et entrave celles qu’elle juge néfastes pour ses intérêts, est elle-même entrée dans sa phase de déclin, nous aurons plus de marge de manœuvre tant sur le plan politique que sur le plan militaire lorsque la question se posera. Comme par ailleurs la Russie est en train d’émerger et a, de toute évidence, des intérêts convergents avec l’Europe, nous aurons aussi des alternatives économiques et ne serons pas soumis au chantage pétrolier des pays Musulmans.
Examinons maintenant la question du point de vue de « l’invasion » elle-même. Certes, il y a toujours eu des invasions de « nomades » qualifiés jadis de « barbares ». La dernière s’est déroulée entre les Xe et XIVe siècle. C’est celle des Seldjoukides qui a effectivement « avalé » à terme les nations autochtones comme les Grecs, les Arméniens, les Syriaques, les Coptes, les Palestiniens, etc. Mais elle a réussi non parce qu’elle était, par nature, irrésistible, et cela en plusieurs siècles, mais à cause des carences et des erreurs de Byzance. Ce fut un échec purement militaire, due à une politique de défense laxiste qui mena à négliger l’armée. Ce fut le développement des grandes propriétés aux mains d’aristocrates qui annihila la défense que les populations autochtones auraient assurées si elles n’avaient pas été éliminées par les byzantins eux-mêmes. Ce fut l’absorption de l’Arménie par l’Empire byzantin qui priva tout l’Est du pays de sa défense naturelle. C’est le genre d’erreurs que nous pourrions faire en déléguant notre défense à l’OTAN et aux USA. Ce fut aussi un sentiment de fatalité dans les mentalités des populations chrétiennes lié à l’an mille. Ce fut de plus l’arrivée des Croisés qui, au lieu de coordonner leurs forces avec celles des Byzantins et des Arméniens, ont joué leur propre jeu et conquis des territoire éphémères pour eux-même, exactement comme les émirs seldjoukides ! En effet, les Seldjoukides n’étaient pas nombreux et sont restés minoritaires très longtemps.
Même la « pseudo » submersion de l’empire romain par les Barbares de l’époque est due à des erreurs humaines, à cette folie de s’étendre vers l’est et l’ouest sans fin, à l’utilisation de mercenaires pour la défense, au système esclavagiste etc. ! C’est dans l’idéologie même de l’universalisme romain qu’il y avait le germe de sa fin. Je vois le même germe chez les Américains.
Il y a aujourd’hui, chez nos dirigeants les mêmes tendances à « composer », à « reculer » pour éviter un affrontement, à négliger la défense, à s’étendre à l’infini, avec la nostalgie de l’Empire romain qui continue à tourner les têtes, mais encore une fois, ce n’est pas de l’ordre de la « fatalité ». Tout dépend de nous.
Quant à la démographie mondiale, elle est certainement préoccupante, mais ce n’est pas le problème actuel de l’Europe. Les peuples ne vont pas forcément envahir l’Europe du seul fait de leur croissance. Généralement, dans le passé, c’était les conquêtes qui les chassaient de leurs territoires et les poussaient à conquérir celui des autres. De plus, il ne faut pas croire que la population va croître à l’infini ! C’est à cause d’une vigilance de l’ONU et des organisations internationales qu’une épidémie ne décime pas les populations pauvres. Dès que l’intervention humanitaire et sanitaire occidentale faiblira, on verra probablement réapparaître des épidémies mortelles . Ce recul de l’influence occidentale ramène le monde vers les temps où l’homme ne vivait pas longtemps, où peu d’enfants survivaient, où la peste et le choléra, ou d’autres maladies, emportaient le quart d’une population. Bref, je veux dire qu’on ne peut pas partir de l’hypothèse que les données du monde actuel se prolongeront. Tout peut changer et rien n’est sûr.
Il reste aussi à considérer le cas de la population déjà présente qui, bien entendu, représente par sa croissance démographique, une menace pour la pérennité de la population française. Mais là aussi, la question est politique. Une politique nataliste et une politique d’intégration et d’assimilation, avec bien entendu, une suppression du droit du sol, et de la double nationalité, que la France ne peut plus assumer pour le moment, et d’autres mesures politiques volontaristes peuvent très bien résoudre toutes ces questions. C’est le poids relatif de la population immigrée par rapport à la population autochtone, qui est problématique, mais avec un rétablissement volontariste des proportions relatives, la question pourrait être réglée et permettre leur assimilation totale, mais à condition de traiter la question de l’islam. Les populations immigrées qui ne sont pas musulmanes et les Musulmans laïcs ne me semblent pas poser des problèmes. Il faudra bien que les Français acceptent d’assumer un peu les erreurs de leurs ancêtres, le colonialisme notamment, mais d’une façon positive. Bref, il faut des mesures politiques et pas des lamentations et des « mea culpa » sans fin.
Et donc, nous revenons au fait que tout cela est politique et appelle une lutte politique. La première chose est de reprendre le pouvoir chez nous, de l’arracher à cette clique sans foi ni loi qui a réussi à s’emparer de l’état et ensuite, de le garder.
Évidemment, si nous ne faisons rien, si nous partons battus d’avance, si nous sommes écrasés par un sentiment de « fatalité » les prophéties de Jean Raspail se réaliseront peut-être et nous risquons de nous retrouver « enkystés » dans l’Islam comme ce fut le cas des nations chrétiennes du Moyen Orient. Mais nous réagirons forcément, volontairement ou involontairement, à moins d’être des cadavres. Nous représentons les 90% au moins de la population de la France, et les 10 % restants ne sont pas tous des ennemis, loin de là. Bien sûr, une partie des Français sera dans le camp d’en face, et la lutte patriotique se doublera probablement d’une guerre civile, mais d’une part, cela s’est toujours passé de la sorte, en France, d’autre part, il s’agira d’une minorité. Tous les pays européens sont dans notre cas. Comment pourrions-nous perdre avec tant d’atouts ? En représentant la population la plus évolué, la plus instruite, la plus compétente du monde ? C’est impossible.
Mais même sans ces atouts, même si nous n’avions aucune chance de gagner, il faudrait quand même se battre et résister. L’attitude patriotique ne consiste pas à déplorer les choses au nom même d’un patriotisme charnel, mais précisément, à retrousser les manches, attacher sa ceinture et sans même se poser la moindre question sur l’issue, à combattre avec détermination comme comme tant de Français l’ont fait par le passé. Il y a tous les exemples tirés de l’histoire de France pour nous convaincre que nous trouverons toujours la force de résister et de gagner. Nous avons vraiment à faire au genre d’ennemi qui exalte, comme par réflexe, toutes les vertus combatives des Français parce qu’il représente ce qu’ils réprouvent le plus du fond du cœur, ce qu’ils considèrent comme le « mal ».
Gabadonia

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