Je ne pleure pas la mort de l’antisémite Chavez, ami de Mélenchon, des Farc et du Hezbollah

Publié le 7 mars 2013 - par - 1 941 vues
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Le décès d’Hugo Chavez, l’ami de Mélenchon et de tous les gauchistes de salon, amène à se pencher sur un des aspects les moins connus de sa politique : ses liens avec l’Iran, le Hezbollah et les FARC.
L’antisémitisme délirant d’un Hugo Chavez comme celui d’un Evo Moralès qui vient d’être réélu en Bolivie appuya leur alliance avec l’Iran et le Hezbollah, qui trouvèrent ainsi en Amérique latine, des bases don’t l’objet est d’être le jour venu des centres de menaces contre les États-Unis,
Quand nous pensons que ces deux héros, Chavez et Moralès sont les amis de Monsieur Mélenchon, l’humaniste, nous pouvons nous inquiéter des directions que va prendre la politique étrangère de la France, une France qui se conduit avec l’Iran comme Daladier se conduisit avec Hitler.
L’alliance mollah-caudillo en Amérique latine, avec le Hezbollah, a pemis à l’Iran et à l’organisation terroriste chiite d’élargir sa base opérationnelle, dans la région des trois frontiers et de travailler en lien avec le narco-terrorisme des FARC.
Suite aux problèmes rencontrés par les États-Unis en Irak et des grands progrès réalisés par l’Iran pour la réalisation de son programme d’armes nucléaires « L’expansion chiite passe à la vitesse supérieure en 2010 », a observé le Vice-Président des Affaires étrangères au Conseil américain, Ilan Berman, dans son témoignage devant le Comité des États-Unis sur les relations internationales en novembre 2011.
Au cours de cette audience, le Colonel (Rés.) Eitan Azani, chercheur à l’Institute for Counter-Terrorism, Herzliya, en Israël, a souligné que Mahmoud Ahmadinejad se voit en hérault de la seconde révolution islamique.
En effet, au fil des ans, le militant messianique Ahmadinejad a fermement démontré qu’il ne sera jamais dissuadé d’exporter une autre révolution islamique iranienne et il travaille à accélérer le retour de l’« Imam caché », Muhammad al-Mahdi, le messie Chiite.
Son discours est le reflet de son engagement de jeunesse aux enseignements fondamentaux mahdistes de la Société Hojjaatieh, dont les membres entrèrent dans la clandestinité lorsque le mouvement fut interdit au cours des années 1980 par le grand ayatollah Ruhollah Khomeini, ce mouvement piétiste, menaçait selon lui, son autorité.
Toujours fidèle à ses fonctions constitutionnelles pour exporter la révolution islamique iranienne, Mahmoud Ahmadinejad a fait un effort tous azimuts dans une offensive de charme dans l’arrière cour de l’Amérique pour construire un axe de puissances unifiées par une haine commune des États-Unis, de ses valeurs, de ses institutions.
Le but était (et est) d’élargir l’empreinte du régime iranien et d’améliorer sa projection nucléaire hégémonique dans l’hémisphère, pour mettre un terme au statut de superpuissance de l’Amérique.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a été remarqué par Ahmadinejad lorsque celui-ci est parvenu à la présidence en 2005.
Leur relation s’épanouit si bien qu’en 2007 sont mis en action deux vols hebdomadaires entre leurs pays via Iran Air et Conviasa Venezuela, avec des escales à Damas, des arrangements ont été approuvés en matière d’immigration rapide et de contrôle douanier pour assurer sans tracas le passage transcontinental des marchandises et des personnes ; et l’obtention de la citoyenneté vénézuélienne a été facilitée pour les Iraniens. Chavez et Ahmadinejad ont également mis en place une compagnie maritime commune, le Groupe IRISL. Celle-ci fournit une couverture d’État et l’immunité à des activités secrètes, à la fois étatiques et non étatiques, en permettant l’accès sans entrave aux aéroports et aux ports.
Le Groupe IRISL, par exemple, s’est transformé en une autre société après que le gouvernement des États-Unis l’ai placé sur une liste noire pour fourniture de services logistiques au ministère de la Défense de l’Iran.
Chavez a également facilité les groupes armés tels que le Hezbollah et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), pour qu’elles puissent mener à bien et sans entrave des activités illicites sur le territoire vénézuélien.
Plusieurs tonnes de cocaïne, ainsi que des armes sophistiquées et des équipements de communication, sont transportées au moyen des flux transcontinentaux organisés par l’Iran et le Venezuela. Les recettes de ce trafic permettent une plus grande pénétration iranienne dans la région, financent des organisations terroristes et des groupes de guérilla.
C’est ainsi que le Venezuela a modifié la structure de six bateaux de pêche au thon pour charger la cocaïne provenant d’installations iraniennes dans le delta de l’Orénoque dans le secteur est du pays, avec une cale supérieure des bateaux destinée au transport thon ce qui émet une odeur qui masque les planques de drogue, six petits sous-marins dit : de poche sont également dédiés aux manoeuvres du Hezbollah et des FARC, en Amérique du Sud, transports secrets d’hommes et de drogue.
Des installations stratégiquement situées servent également à cacher des armes et autres produits de contrebande, et certaines ont des unités de fabrication illicite.
Une usine de ciment dans l’État de Bolivar détenue par le ministère iranien des Mines utilise habilement son usine de fabrication pour l’expédition de cocaïne en Afrique occidentale et en Europe dans des sacs de ciment pour échapper à la détection, car les produits chimiques utilisés pour produire de la cocaïne sont également utilisés dans la production de ciment.
Cette usine à usages multiples est située à une proximité d’une mine d’or appartenant à une compagnie iranniene lourdement gardée et contrôlée qui se trouve au-dessus de l’un des plus grands gisements mondiaux d’uranium.
L’usine permet de déplacer le minerai de cette mine vers un port sur le fleuve Orénoque pour le charger sur des navires battant pavillon iranien. Il est à craindre que ce type d’activité facilite l’extraction des éléments précurseurs pour armes de destruction massive (ADM), en attendant Chavez a annoncé des plans pour construire une centrale nucléaire avec l’aide iranienne.
Une autre installation à usages multiples, produits d’une entreprise irano-vénézuélienne est une usine de tracteurs, également bien gardée par les pasdarans, qui se trouve à proximité de la mine d’or, elle produit quelques tracteurs de mauvaise qualité.mais surtout des armes.
Par exemple en 2008, les autorités turques ont intercepté 22 conteneurs marqués « pièces de tracteur » livrés par l’Iran au Venezuela, dans lesquels ils ont trouvé des matériaux de fabrication de bombes et d’armes.
D’autres accords bilatéraux prévoient la construction par l’Iran de 10.000 usines au Venezuela comme de prétendues installations de fabrication automobile, de briques, et de bicyclettes.

Lors de l’inauguration d’une usine nouvelle de bicyclettes, à laquelle assistait l’ambassadeur iranien au Venezuela, Abdallah Zifan, Chavez a fait un tour à vélo sur un cycle qu’il en plaisantant dénommée « bicyclette atomique », éclairant les préoccupations exprimées par les responsables américains et un grand nombre d’ analystes. Lors d’une émission à la télévision étatique iranienne « Press », il se tenait à côté de l’usine d’un air moqueur pour prouver qu’elle n’était pas un réacteur nucléaire.
Chavez et Ahmadinejad ont également annoncédes projets bilatéraux et des initiatives commerciales dans l’agriculture, la pétrochimie, et l’exploration pétrolière. L’Iran et le Venezuela étaient avant l’embargo contre le pétrole iranien, respectivement quatrième et cinquième exportateurs mondiaux de pétrole, et les deux pays étant membres fondateurs de l’OPEP dans les années 1960, les deux dirigeants sont bien placés pour manipuler les prix du pétrole sur le marché mondial.
Chavez a également apporté l’Iran et la Syrie dans un club anti-américain pour les révolutionnaires qu’il a fondé en 2004 avec le président cubain Fidel Castro, club appelé l’Alternative bolivarienne des Amériques (l’ALBA,) dont les membres, sont entre autres, Evo Moralès le Bolivien, Rafael Correa Delgado president de l’Équateur, Daniel Ortega president du Nicaragua, ainsi que des acteurs non étatiques tels que les FARC et le Hezbollah.
Ce « gang bolivarien » préconise des conflits radicaux internes et externes pour reconstruire la « Grand Colombie, » le socialisme du 21e siècle, la révolution mondiale conduisant à un nouvel ordre mondial, et un système monétaire pour remplacer la monnaie des États-Unis.
Il existe également une banque binationale irano-vénézuélienne de développement; une banque iranienne à visée universelle, la Banque Saderat, des banques commerciales iraniennes à Caracas, et un investissement binational pour un Fonds de développement.
Ces institutions financières et leurs produits aident l’Iran à échapper aux résolutions de l’ONU liées à son programme illicite d’armement nucléaire.
La Banque Saderat iranienne, qui a iabsorbé la Banco Internacional de Desarrollo au Venezuela, a été signalée par l’ONU comme un conduit possible pour les fonds utilisés pour financer le terrorisme et la prolifération nucléaire, et elle a été sanctionnée par le département américain du Trésor pour avoir fait transiter des fonds au Hezbollah.
Il existe également un plan financier que Chavez emploie pour aider à contourner les sanctions portant sur les importations de gaz iranien, qui consiste à vendre à partir du Vénézuela ce gaz iranien et placer l’argent des ventes de ce gaz sur un fond iranien servant à financer des échanges commerciaux bilatéraux.
Depuis 2004, l’Iran a construit un vaste réseau d’installations militaires au Venezuela, et a installé des membres de la Force Qods (des pasdarans) dans plusieurs ambassades, où leurs bureaux fonctionnent en entités distinctes au sein de ces avant-postes à l’étranger, ce qui permet au Hezbollah, par le biais de ces bureaux, .d’entrer dans ces pays pour pouvoir essaimer y compris aux États-Unis, sans êtrent repérer par les services secrets américains.
Le régime iranien participe aussi largement à la formation et à l’équipement des services de renseignement des États bolivariens, en particulier du Venezuela, de la Bolivie et de l’Équateur, et il fournit des voyages de formation aux responsables des États membres et aux cadres de la jeunesse en Iran – ses camps offrant une formation au terrorisme et à la guerre non conventionnelle.
Chavez a entériné un accord de 800 millions de dollars pour acheter un stock d’armes en provenance de Russie , notament le système de défense anti aérienne S-300 PMU à l’origine destiné à l’Iran pour faciliter les tentatives iraniennes visant à les contourner les sanctions de l’ONU.
Pendant ce temps, la construction d’une installation militaire iranienne et vénézuélienne sur la péninsule de Paraguana, à 60 miles de la frontière avec la Colombie, est en cours et ce pour permettre le déploiement par l’Iran de missiles Shahab 3, Scud-B, Scud-C, de lanceurs mobiles, et pour le développement conjoint, avec le Vénézuéla, de missiles balistiques de portée moyenne.
La Force Qods (les pasdarans) qui assure la formation, l’équipement et des instructions opérationnelles pour le Hezbollah, et l’Iran installe les membres de ses services dans les organismes de bienfaisance, religieux et culturels pour nouer des relations avec les habitants des régions respectives.
Selon le Dr Norman Bailey, qui a servi en tant que directeur de mission pour Cuba et le Venezuela dans le bureau du directeur du renseignement national, ces soi-disant « centres culturels » n’organisent jamais un spectacle de ballet ou une exposition d’art, mais ils ont des murs en béton de quatre pieds d’épaisseur.
Chavez, un ennemi virulent de l’État juif, a expulsé l’ambassadeur israélien en signe de protestation de l’Opération Plomb Durci en 2009, et a depuis créé un climat inhospitalier pour les Juifs, ce qui a augmenté l’antisémitisme, et a conduit de nombreux Juifs à quitter le pays.
Ahmadinedjad et Chavez saluèrent ce qu’ils appelaient leur forte relation stratégique, visant à établir un « nouvel ordre mondial » qui permettra d’éliminer la domination occidentale sur les affaires mondiales.
Les deux pays ont signé 11 accords de coopération dans plusieurs domaines y compris le pétrole, le gaz naturel, le textile, le commerce et le logement public.
Parmi les accords, la compagnie pétrolière nationale Petroleos de Venezuela SA a déclaré la formation d’une entreprise mixte maritime avec l’Iran pour aider à fournir du pétrole brut du Venezuela en Europe et en Asie.
La télévision d’État iranienne précisa que pour les deux dirigeants leur relation était une « alliance stratégique » qui permettrait d’éliminer l’ordre mondial actuel.
« L’Iran et le Venezuela sont réunis pour établir un nouvel ordre mondial fondé sur l’humanité et de justice », déclara Ahmadinejad, en répétant que ceux qui cherchent aujourd’hui « la domination du monde sont sur le point de s’effondrer. »
Chavez précisa que nous vivons un moment de « grandes menaces » qui rendent nécessaire rapidement « la consolidation des alliances stratégiques dans les domaines politique, économique, technologique, énergétique et sociale », selon les nouvelles de l’Agence vénézuélienne
Les détails de la dernière série d’accords n’ont pas été dévoilés, déclara Chavez. Certains accords secrets, allants au-delà de ceux signés sur le papier. Une délégation vénézuélienne sera prochainement en voyage en Iran pour le suivi de ces accords.

Chavez défendit toujours le programme nucléaire de Téhéran, insistant sur les fins pacifiques de celui-ci, mais il avait également prévu de développer un programme d’énergie nucléaire au Venezuela et en 2010 signa un accord pour la construction d’un réacteur. Avec la Russie.
Les relations de Chavez avec les huit,pays de l’ALBA, ont ouvert la porte à Ahmadinejad lui permettant d’élargir l’empreinte de l’Iran dans la région. Le régime iranien a désormais la Bolivie comme partenaire principal, suivi par l’Équateur et le Nicaragua.
L’Iran poursuit son action vers ce qu’il considère comme une terre fertile pour la pénétrer encore plus et la radicaliser par le lancement en janvier 2012 de la HispanTV, qui peut être consultée via le câble ou l’Internet.
Calquée sur PressTV Iran en langue anglaise, cette chaîne de télévision par satellite en langue espagnole diffuse la propagande chiite islamique, des nouvelles officielles, des documentaires, des films iraniens, et peut être utilisée pour envoyer des messages clandestins au Hezbollah et à d’autres acteurs.
Des représentants de pays d’Amérique latine, dont la Bolivie, l’Équateur et le Nicaragua, ont assisté à la cérémonie d’inauguration. Ces trois pays clés sont une position déterminante dans la politique géostratégique régionale de l’Iran en Amérique du Sud.
La mort de Chavez peut à moyen terme peser sur l’Iran, ce n’est pas nous qui nous en plaindrions.

Lazare Zylbergleitt

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