Je ne veux pas que ma fille vive sous la charia, et il nous reste peu de temps…

Publié le 29 novembre 2010 - par
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Elisabeth Sabaditsch-Wolff sera à Paris, à l’invitation des organisateurs des assises internationales contre l’islamisation de nos pays, le 18 décembre prochain. Elle était, le 27 novembre, à Copenhague, où elle a fait cette remarquable intervention.

http://www.postedeveille.ca/2010/11/elisabeth-sabaditsch-wolff-%C3%A0-copenhague.html

Nous sommes systématiquement réduits au silence. Notre temps est venu

Mesdames et Messieurs,

Je suis ici devant vous dans la ville de Copenhague, en l’an 2010, dans un pays considéré comme éclairé, au cœur d’un continent éclairé.

Nos libertés fondamentales sont protégées depuis longtemps par la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Organisation des Nations Unies en 1948 et renforcée par la Convention européenne des droits de l’homme adoptée en 1950 par le Conseil de l’Europe et désormais entérinée par l’Union européenne. Nos pays ont en outre enchâssé ces mêmes droits fondamentaux dans leurs constitutions nationales.

Parmi ces droits figurent la liberté de conscience individuelle, la liberté de réunion pacifique ainsi que le droit de pratiquer notre religion en toute liberté ou de n’en professer aucune. Et, peut-être le plus important de tous, le droit d’exprimer nos opinions librement et de les publier sans entraves.

Pourtant, la liberté d’expression est aujourd’hui menacée, ici au Danemark comme dans mon pays, l’Autriche, et en fait dans l’Europe tout entière. Aujourd’hui, dans l’Europe occidentale du 21ème siècle, notre droit à la liberté d’expression est silencieusement et systématiquement bafoué, avec une efficacité dont auraient rêvé les commissaires de l’ancienne Union soviétique.

Un pas important dans cette inquiétante tendance totalitaire sera franchi demain, le 28 novembre 2010, quand les états membres de l’Union européenne seront tenus de mettre en œuvre une mesure législative en apparence anodine connue sous le nom de «Décision-cadre relative à la lutte contre le racisme et la xénophobie» ou, in extenso, «Décision-cadre 2008/913/JAI du Conseil, en date du 28 novembre 2008, sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal».

En quoi cette décision concerne-t-elle la cause de la liberté d’expression en Europe ?

Si vous lisez le texte intégral de la Décision-cadre (qui est publié sur le site de l’Union européenne, dans la partie consacrée à la législation), vous apprendrez que «chaque état membre prend les mesures nécessaires … pour faire en sorte que les actes intentionnels ci-après soient punissables.» Parmi ces «actes intentionnels» figurent «les comportements qui constituent un prétexte pour mener des actions contre un groupe de personnes ou un membre de ce groupe défini par référence à la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique.»

Sachant ce qui m’est récemment arrivé ainsi qu’à Geert Wilders et, avant nous, à Gregorius Nekschot, Jussi Halla-aho et de nombreux autres, chacun devine qui est visé par cette disposition de la Décision-cadre : ceux qui critiquent l’islam.

Pire encore, un état membre peut engager des poursuites même s’il n’y a pas eu «déclaration ou accusation émanant de la victime de l’acte» et même si l’auteur présumé de l’acte n’est pas «physiquement présent sur son territoire».

Autrement dit, si le gouvernement dhimmi de l’Autriche s’oppose à une caricature publiée ici, au Danemark, par Kurt Westergaard, le ministère autrichien de la justice peut demander son extradition pour qu’il réponde, en Autriche, de l’accusation de discours de haine. Le mandat d’arrêt européen garantit que le gouvernement danois ne peut pas légalement s’opposer à cette extradition, et la «Force de gendarmerie européenne» de 800 membres pourra être mobilisée pour tirer Mr Westergaard de son lit et l’amener à Vienne, en toute impunité.

À partir de demain, ce scénario sera une réelle possibilité. Ce n’est pas un fantasme paranoïaque. Ces dispositions légales sont détaillées dans les documents publics de l’UE, et elles auront pleine force de loi dans tous les états membres de l’UE dès ce soir à minuit.

L’agonie de la liberté d’expression en Europe commence demain matin

Comme la plupart d’entre vous le savent déjà, j’ai découvert il y a un an que des accusations pour «discours de haine» pourraient être déposées contre moi au motif que j’aurais «dénigré des enseignements religieux» dans l’une de mes conférences publiques sur l’islam. Je n’ai pas été personnellement informée de cette possibilité de poursuites : je l’ai apprise par les journaux.

La date de mon procès n’a été fixée que le mois dernier. Là encore, je l’ai appris par la presse – en lisant NEWS, le magazine de gauche qui a déposé plainte contre moi. Je n’ai été officiellement informée de cette date que plusieurs jours plus tard.

La preuve utilisée contre moi la semaine dernière était la transcription d’un enregistrement de ma conférence, remise à la cour par le même hebdomadaire socialiste. Il y figure des paroles qui n’ont pas été prononcées par moi, ou que je n’ai pas prononcées en public et qui ne contreviennent donc pas à la loi.

Mais mon cas n’a pas grand-chose à voir avec le droit. C’est un procès politique et, comme les procès de Geert Wilders et de Jussi Halla-aho, il vise à réduire au silence une personne qui dénonce le caractère barbare de la charia. Avant tout, il a pour objectif de décourager quiconque envisagerait de m’emboîter le pas. Les oligarques qui dirigent l’Europe sont déterminés à empêcher les citoyens d’avoir une discussion claire sur l’islam et ses doctrines juridiques.

Ce sont les méthodes d’un état totalitaire

Elles sont plus efficaces que celles des nazis, des fascistes et des communistes parce qu’elles sont mises en œuvre silencieusement et tranquillement, sans qu’il y ait besoin de camps de concentration, de goulags, de fosses communes ou de balles dans la nuque en pleine nuit.

Ce sont des frappes chirurgicales par l’intermédiaire de nos systèmes juridiques, et elles sont très efficaces. Entre l’exécution sommaire de Theo Van Gogh et l’application de la Décision-cadre par nos tribunaux, nous n’avons plus de marge de manœuvre.

Nous sommes systématiquement réduits au silence

J’admire le Premier amendement dont jouissent tous les Américains à la naissance. Ses dispositions sur la liberté d’expression rendront d’autant plus difficile l’imposition de la charia aux États-Unis.

Mais ici, en Europe, nous ne sommes pas aussi bien protégés. Nos constitutions et les règles imposées par l’UE autorisent certaines exceptions au droit de s’exprimer librement, et ces petites failles dans la structure de nos droits sont suffisantes pour réduire l’édifice en ruines.

Nous avons désespérément besoin de notre propre version du Premier amendement. Nous avons besoin de leaders qui aient la sagesse et le courage de rédiger et mettre en œuvre des instruments juridiques affirmant les mêmes droits fondamentaux que ceux garantis à tous ses citoyens par la constitution américaine.

Nous n’avons pas encore de leaders de cette envergure. Mais ils commencent à émerger, et un jour ils seront les véritables dirigeants de nos nations européennes et prendront la place des usurpateurs internationalistes totalitaires qui nous oppriment aujourd’hui.

Nos nations seront gouvernées par leurs propres peuples, par ceux qui les représentent vraiment. Nos dirigeants seront de vrais patriotes, des gens comme Jimmie Åkesson et Kent Ekeroth en Suède, ou Oskar Freysinger en Suisse, ou Geert Wilders et Martin Bosma aux Pays-Bas, ou Filip Dewinter et Frank Vanhecke en Flandre.

Nous allons reconquérir notre continent et nos nations. Nous allons arracher nos pays aux mains de ces voleurs qui nous en ont furtivement dépossédés pendant que nous étions endormis par notre richesse et nos divertissements agréables.

Ce ne sera pas une tâche facile. Le chemin sera semé d’embûches et de grands dangers, mais il faudra le faire, faute de quoi la civilisation européenne – le cœur de la civilisation occidentale – sera détruite.

Nos anciennes nations deviendront des régions aux frontières indistinctes, peuplées en majorité par des personnes de cultures étrangères et administrées par des bureaucrates totalitaires corrompus. Les autochtones – les habitants d’origine, nos enfants, les descendants de ceux qui ont créé la plus grande civilisation que le monde ait jamais connue – ne seront plus que des conservateurs de musée et des acteurs costumés dans un parc de loisirs folklorique.

Ce sera «Euro World». Cuisine authentique, danseurs ethniques et feu d’artifice à dix heures du soir

C’est ce qui nous attend si nous abandonnons nos précieuses libertés. Si nous perdons notre liberté de parole, nous sommes perdus à jamais.

Je ne suis pas une victime. J’entends lutter pour ce qui est juste. Je défendrai ce qui doit être défendu. Je vais par-dessus tout exercer mon droit imprescriptible de parler librement de ce qui se passe. La liberté d’expression est la plus importante de nos libertés.

Je le fais pour ma fille, et pour ses enfants, pour ceux qui auront à vivre dans le monde que nous sommes en train de leur préparer. Je fais ce que nos grands-parents auraient peut-être dû faire dans les années 1930, lorsque leurs propres libertés étaient menacées.

Notre temps est venu. Cette épreuve, nous n’y échapperons pas

Je me souviens d’un passage de la célèbre trilogie de J.R.R Tolkien, Le Seigneur des anneaux. C’est un échange entre Frodon le Hobbit et Gandalf le magicien à propos de la périlleuse mission confiée à Frodon et ses compagnons.

Frodon dit: «J’aurais souhaité que cela n’arrive pas en mon temps». Et Gandalf répond: «Moi aussi, comme tous ceux qui ont à vivre des temps pareils. Mais la décision ne leur appartient pas. Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous ferons du temps qui nous est imparti.»

Le temps est venu pour nous de décider ce que nous ferons du temps qui nous est imparti

Si je prononçais ces mêmes mots demain matin, je pourrais me faire arrêter. Je pourrais être inculpée aux termes des dispositions de la Décision-cadre et extradée, en vertu d’un mandat d’arrêt européen, vers le pays qui m’a inculpée, sous escorte de la gendarmerie européenne.

Ce n’est pas un scénario imaginaire, c’est une possibilité très réelle

Il est vrai que seules quelques personnes sont susceptibles de subir un tel calvaire. Mais quelques-unes suffisent. Combien devront endurer ce que Geert Wilders et moi-même endurons avant que tout le monde comprenne le message ? Combien de personnes devront être sanctionnées pour l’exemple avant que le reste de la population européenne comprenne les nouvelles règles, et se soumette dans la crainte ?

Et n’oublions pas à qui ils se soumettront, en définitive : à nos successeurs en Europe. Ils se soumettront à ceux qui nous remplacent. Rappelons-nous que le mot arabe pour soumission est Islam.

Quand il y aura assez de musulmans en Europe – et il n’est pas nécessaire qu’ils soient majoritaires, il suffit d’environ 15 à 20 pour cent – nous vivrons sous la loi islamique, et non sous les lois qui nous régissent actuellement.

Nous ne jouirons plus de ce qu’il nous reste aujourd’hui de droits constitutionnels. Nos droits seront entièrement définis et encadrés par la charia. Les femmes deviendront, en pratique, la possession des hommes. Les chrétiens et les juifs seront chassés ou forcés de se convertir à l’islam. Les athées et les homosexuels seront tués.

Pour l’Union européenne, ces mots seraient considérés comme un «discours de haine». En vertu de la Décision-cadre, ils seraient qualifiés de «racisme et xénophobie», et je pourrais être poursuivie pour les avoir prononcés.

Pourtant, ils ne disent que la simple vérité

Tout le monde peut les vérifier en étudiant l’histoire : il suffit de lire le coran, les hadiths et la Sunna du Prophète.

Des traités officiels sur la loi islamique, largement accessibles, confirment que ma description n’est pas un «discours de haine» mais une simple lecture exacte des principes de la loi islamique.

Il est désormais évident que dire la vérité sur l’islam est aujourd’hui considéré comme une «incitation à la haine religieuse». Il est désormais clair que, pour un non-musulman, informer le public sur les principes de la charia c’est «dénigrer des enseignements religieux».

Si nous acceptons docilement ces règles, nous consentons à l’imposition de la charia dans nos propres pays. Pour ma part, je ne me tairai pas devant ce qui se passe.

Je ne veux pas que ma fille vive sous la charia

Nous avons peu de temps. Si vous et moi ne voulons pas que notre avenir soit islamique, c’est maintenant que nous devons parler. Si nous voulons préserver le droit de parler et de publier librement, nous devons l’exercer maintenant.

J’aurais voulu que cela n’arrive pas en mon temps. Mais c’est arrivé.

Nous devons faire pleinement usage du temps qui nous reste.

Je vous remercie.

Elisabeth Sabaditsch-Wolff

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