Je souhaite plein de courage aux nouveaux maires patriotes

20140330_215550Si j’étais Hugo, je dirais que l’urne n’était, hélas, pas trop pleine – l’abstention record ayant peut-être empêché que s’exprime plus encore la fronde antisocialiste[1] – ; mais on pouvait voir l’onde bouillir dimanche. Une onde qui n’avait longtemps été qu’une rumeur, étouffée par la toute-puissance de l’Autre, celui qui vient d’ailleurs et enfonce dans la terre ses coutumes comme autant de plantes exotiques incompatibles avec la flore locale. Une onde, enfin, mise au ban d’une société gangrénée par la honte de soi.

Depuis dimanche – dans l’espoir que l’essai soit transformé aux élections européennes – la fierté d’en être n’est plus exclusivement réservée aux issus de l’immigration. Autrement dit, se réclamer de l’identité française n’est pas une voie/voix sans issue !

Le second tour des Municipales n’était pas un vote « sanction », comme l’affirment commodément – et avec déni – les Thénardier de la coalition Droite « républicaine » et Gauche fourre-tout. C’est un vote qui sonne comme un appel au secours, une dernière tentative démocratique avant l’embrasement. Preuve que le peuple de France fait montre d’une patience exemplaire car il y a longtemps qu’il subit à la fois les violences de l’Autre et celles d’une intelligentsia méprisante.

Il n’y avait qu’à écouter la morgue du maire de Bordeaux pour se convaincre dudit mépris. Alain Juppé, nanti de sa suffisance coutumière,  déclarait ainsi sur Twitter : « Il n’y a pas eu de vague bleu marine. Je m’en réjouis. Et c’est une véritable claque pour le gouvernement. » Moi je trouve au contraire que la vague, étant donné les nombreux barrages érigés sur sa route pour l’empêcher d’avancer, était bien écumeuse ! Quant à rabaisser le parti de Marine Le Pen à un vulgaire instrument de la Gauche – à moins que j’aie, dans mon ignorance incommensurable, mal interprété ses propos ?! –, je lui conseille d’affiner ses analyses politiques et de prendre la température de la Nation. Il verra, cet énarque mondain, que la France se redécouvre telle qu’en elle-même. Son Histoire, ses traditions, sa langue[2], longtemps ringardisées, quand elles n’étaient pas frappées d’infamie, redeviennent « tendance ». Et son peuple goûte de moins en moins la « richesse pour son avenir » de l’apport de djihadistes sanguinaires « français » revenus de Syrie pour faire exploser leur « amour » à grands coups d’attentats sur le territoire national ![3]

La démocratie pour lutter contre le Front national, était-ce celle de Fréjus après la proclamation des résultats annonçant la victoire de David Rachline, candidat de ce parti ? Que lui serait-il arrivé s’il n’avait pas été entouré de CRS : un lynchage à la mode femme adultère ? Elle est là la démocratie vantée par ces républicains du gouvernement à la morale politique défroquée ? Je vous en prie, mesdames-messieurs, n’ajoutez pas à votre déshonneur : ce ne sont plus des casseroles que vous vous traînez, c’est une batterie de cuisine d’armée en campagne !

Alors, malgré les difficultés qui les attendent, je tiens à féliciter personnellement les élus patriotes, saluer leur courage et les exhorter à ne JAMAIS imiter les potentats des partis « officiels » de ce pays.

On se souvient du « bon mot » de Staline à propos du Vatican : « Le Pape, combien de divisions ? » Pie XII, apprenant plus tard la mort du dictateur rouge, eut cette réponse : « Maintenant, il les voit mes légions. » Eh bien, chers politiques pourfendeurs de notre identité, vous êtes en train des les contempler nos légions !

Charles Demassieux

 


 

[1] Je me garderai bien d’invectiver les abstentionnistes ! J’en ai été moi-même, découragé par le bipartisme français qui ne représentait qu’une opposition de façade.

[2] J’en profite pour insérer fort à propos un erratum ! Dans mon précédent article, j’évoquais le « céans » des partis autorisés. Il fallait comprendre le « séant ». Mille excuses !

[3] Voir l’édifiant reportage de BFMTV : « Syrie : dans le quotidien de jihadistes  français ».

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