Je suis Charlie : des musulmans m’ont tué pour venger Mohamed

Publié le 10 janvier 2015 - par
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Devant l’horreur dont nous sommes accablés, osons dire les choses par leur nom. « Charlie-Hebdo », qui est à la caricature ce que le Louvre est à l’art, n’est plus. Il rassemblait, dans une parfaite communion, les plus prestigieux caricaturistes de France. Ils ont tous été abattus. Par des musulmans.

Quelques heures seulement après l’horrible carnage de la rue Nicolas-Appert, un slogan, « Je suis Charlie », a commencé à circuler sur le net. Il émanerait du directeur artistique du magazine gratuit « Stylist ». Le slogan va vite franchir les frontières de l’hexagone. Ce n’est pourtant qu’un slogan creux et insignifiant qui ne rend pas justice aux victimes et tend à escamoter la vérité. Il est même irritant et horrifiant. Trois mots en blanc sur fond noir. Comme le drapeau de l’Etat islamique. Le drapeau de ceux-là même qui ont tué Charlie-Hebdo.

Ce n’est pas en s’affichant derrière un bout de carton avec ces trois mots, genre « Putes et soumises », qu’on redonnera vie à « Charlie-Hebdo », à Wolinski et à ses collègues. « Charlie-Hebdo » est mort. Wolinski et ses collègues sont morts. Ils ont été tués par des musulmans pour venger leur prophète caricaturé. C’est la réalité qu’il ne faut pas chercher à occulter.

« Je suis Charlie », d’accord, mais des musulmans m’ont tué pour venger leur prophète Mohamed. C’est ce qui doit être clamé partout, sans hésitation, sans peur.

Assez d’hypocrisie, d’entourloupettes, d’euphémismes pour ne pas nommer la réalité. « L’islam a réussi à museler les consciences, même lorsqu’il s’agit de dénoncer l’horreur », écrivait Maurice Vidal jeudi sur ce même site. C’est navrant. En écoutant François Hollande faire son speech mercredi soir, on avait l’impression qu’il allait finir par un tonitruant « Allahu Akbar » tellement il s’efforçait de ne pas citer le nom qui colle à cette barbarie. Le mot Islam. Un mot qui apparaît d’ailleurs rarement dans les comptes rendus de la presse sur la tuerie de la rue Nicolas-Appert. La lâcheté des média s’allie si bien avec la veulerie et la soumission du pouvoir.

Valls, pour faire quelque chose, s’était empressé de relever le plan Vigipirate sur l’ensemble de la région Ile-de-France au niveau « alerte attentats », son niveau le plus élevé. Stupide. Ce n’est pas après un accident qu’on attache sa ceinture. Ce n’est pas après une tornade qu’on se barricade derrière portes et fenêtres.

Le plan Vigipirate, conçu en 1978 sous la présidence de M. Valéry Giscard d’Estaing, pour prévenir les menaces et réagir aux actions terroristes (rouges dans le temps), va avoir bientôt 40 ans, l’âge de la sagesse (chez les musulmans). Il n’a pas toujours été à la hauteur de sa tâche. Il n’a ni prévu, ni réagi convenablement aux menaces, mais il permet aux Français de vivre tranquillement dans la peur et l’angoisse quotidiennes. Il permet d’affronter la mort sereinement. Combien d’individus n’ont pas péri ou n’ont été handicapés, combien de foyers n’ont pas été traumatisés, combien de vies n’ont pas été brisées, mais tout se passe dans le calme et la quiétude garce au plan Vigipirate.

A quoi cela pouvait-il servir de décréter l’ « alerte attentats » quand la trombe islamiste avait déjà déferlé et tout emporté sur son passage ? Pourquoi mobiliser tant de troupes et de services ? Ne fallait-il pas plutôt leur accorder quartier-libre ? Mission accomplie. Rompez les rangs ! Après tout, ce n’était qu’un évènement banal, cette tuerie au siège de Charlie-Hebdo. Tout le monde s’y attendait. On savait qu’il allait y avoir des attentats. Surtout depuis que des djihadistes étaient de retour en France et depuis les menaces proférées à satiété par l’Etat islamique.

« Vigipirate » s’est mué en « Vigi-qui-rate »…

Pouvait-il en être autrement ?

Hollande a envoyé l’armée française faire la guerre au califat islamique alors que les frontières du pays restent ouvertes aux djihadistes du calife. La schizophrénie de l’Elysée ne pouvait déboucher que sur des drames, tels celui de mercredi. La coalition internationale supposée combattre l’Etat islamique ne semble d’ailleurs pas avoir du succès. Ses bombardiers multinationaux n’ont nullement affaibli le califat. Mais il a suffi de deux seuls djihadistes pour mettre la France à genoux.

Qu’a-t-on trouvé de mieux à faire que d’éteindre les lumières de la tour Effel en hommage, soi-disant, aux victimes de l’attentat contre Charlie-Hebdo ? Ridicule. Il y a quelques jours, en réaction aux manifestations anti-islamiques du PEGIDA, la mairie de Berlin avait décidé d’éteindre les lumières de la porte de Brandebourg pour montrer son désaccord avec les manifestants.

On est en plein désarroi. Ici, on éteint les symboles du pays parce que des musulmans ont fait un carnage en massacrant des Français. Ailleurs on éteint pour dire qu’on n’accepte pas de critiques à l’encontre des musulmans.

L’Europe est en train de sombrer.

Les Français sont conviés demain dimanche à une « marche républicaine » à Paris pour rendre hommage aux victimes de Charlie-Hebdo. C’est, semble-t-il, Manuel Valls qui va mener la marche. Le slogan « Je suis Charlie » a été écarté. Les Français, à la demande de Hollande, marcheront sous le slogan : « Je suis une caricature ».

C’est ce qui leur sied le mieux. C’est ce qui sied le mieux à l’Elysée.

On demandera aussi aux manifestants de crier « Plus jamais ça ».

« Plus jamais ça » en attendant la prochaine fois…

La prochaine fois qui ne va certainement pas tarder…

Messin’Issa

 

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