Je suis contre le mariage des paires, parce qu’il viole le droit et ouvre la porte à l’islam

Publié le 26 avril 2013 - par

Le « mariage des paires » : je suis contre parce qu’il est contraire à  tout notre droit et ouvre la porte à l’islam.

J’ai déjà dit que c’est pour des raisons juridiques  que je suis opposée au « mariage pour tous » :

 https://ripostelaique.com/le-mariage-homosexuel-serait-une-aubaine-pour-lislam.html

Enumérons,  de manière tout à fait non exhaustive, quelques  textes juridiques auxquels cette loi contrevient :

Le “mariage” des paires contrevient aux articles 75 et 144 du code civil sur le mariage qui est exclusivement celui de l’homme et de la femme (pour ne parler que de ces deux articles-là du code civil), à l’article 12 de la convention européenne sur le “mariage de l’homme et de la femme”.

Il s’oppose aussi à l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui pose que le droit répond à l’intérêt général, pas à l’intérêt particulier.

A l’article 34 de notre constitution qui ne permet pas à la loi d’introduire une nouvelle définition du mariage.

Entre beaucoup d’autres textes internationaux, il est contraire  à la Charte de l’ONU de 1989 qui insiste sur “l’importance des traditions et des valeurs culturelles de chaque peuple dans la protection et le développement harmonieux de l’enfant.”
Et à la Charte Constitutionnelle de l’environnement, qui manifeste l’inquiétude face à l’ignorance des règles naturelles, et donc du fondement naturel de la famille.

A l’article 7.1 de la déclaration des droits de l’enfant adoptée  le 20 novembre 1989 en vertu duquel l’enfant a le droit d’exiger de connaître son père et sa mère et d’être élevé par eux.

Il s’oppose aux décisions du Conseil constitutionnel qui souligne le rôle de la procréation dans le mariage (QPC du 28 janvier 2011), aux arrêts de la Cour de cassation entre autres celui du 13 mai 2007 (le mariage est l’union d’un homme et d’une femme), à un arrêt de la Cour européenne du 24 juin 2010, etc., etc., etc., etc.

Le mariage de l’homme et de la femme est même érigé en principe général du droit par la Cour de Cassation (13 mai 2007).

Quant à la GPA et la PMA qui vont suivre quasi automatiquement, c’est le retour à l’esclavage… en 2013 !

Il s’agit dans la PMA de créer un enfant qui sera sans père, pour qu’il puisse être adopté par la copine de la mère. Donc trois problèmes :
– on fabrique un enfant pour qu’il soit adoptable
– on le prive de père.
– on demande au père biologique de l’abandonner, on le déresponsabilise.
Dans la GPA, il s’agit de fabriquer un enfant sans mère : on demande à la mère porteuse d’abandonner son enfant, afin qu’on puisse le faire adopter par le copain du père. Donc trois problèmes :
– on fabrique un enfant qui devra exprès être abandonné par sa mère et privé de mère
– on fabrique un enfant pour qu’il soit adoptable
– il y a le fait qu’on force la mère à l’abandon. C’est un déni de la mère.

On ne peut pas tolérer cette fabrication d’enfant pour le fournir à l’institution de l’adoption, avec un adoptant désigné d’avance : le copain ou la copine du parent.

L’enfant n’est pas un matériel qu’on fabrique à sa guise ou qu’on fait fabriquer.
On prive volontairement un enfant de sa filiation naturelle. Après avoir lutté contre l’accouchement sous X, bravo.
La biologie n’est certes pas le tout de l’adoption mais on ne peut pas dire qu’elle n’est rien.

On ne peut pas priver exprès un enfant de son père ou de sa mère. L’adoption, c’est donner une famille à un enfant, et pas du tout donner un enfant à une “famille”.

Il faut souligner aussi que l’enfant d’homosexuel n’est absolument pas dépourvu de droits comme on veut nous le faire croire pour nous faire pleurer, car la protection de l’enfant n’est pas liée à la sexualité de son parent…
Ni même le copain du parent homo ! Ce copain sans lien de parenté peut même obtenir la garde de l’enfant en cas de séparation ou de décès. (article 377 du code civil, note 6)

Que les homos vivent comme ils l’entendent, nous n’avons rien contre, mais qu’ils cessent de tripoter le statut de l’enfant, qui n’est ni un droit, ni un substitut à la stérilité. Où sont les droits de l’enfant dans tout cela ? C’est pour cela que cette loi nous atteint tous en atteignant le plus faible.

Cela ne fait pas évoluer le monde, cela le fait régresser. On substitue la parenté sociale à la parenté biologique. Cela devient une parenté d’éducation. Dans ce cas on pourra désormais, comme en Ontario, trouver plus de deux parents à l’enfant. Pourquoi pas quatre ou cinq tant qu’on y est ?Autant dire pas de parents du tout.

Pour conclure, faut-il que la jurisprudence, la doctrine, la loi soient désavoués honteusement pour faire plaisir à 0, 06% de la minorité ?…

Pour qu’ensuite ces paires divorcent tout de suite et que leurs “enfants” nous réclament des comptes sur leur filiation mensongère ? Vous voyez tous les problèmes juridiques qui vont s’abattre sur nous ? Et après le “mariage” pour tous on va autoriser comme en Ontario le multimariage (ou mariage pour trois, quatre personnes ou plus ) ?… Et la polygamie ?…

Ne jouons pas aux apprentis-sorciers. Certains naïfs disent : puisque d’autres pays ont légalisé le mariage homo, faisons-le aussi. » Je réponds à ces gens-là : « nous y voilà : vous croyez que c’est un argument ? Alors à voir les nombreux pays qui légitiment les mutilations sexuelles des femmes vous pensez que la France doit aussi les pratiquer ?… »

Nous ouvrons par cette loi une brèche dans laquelle l’islam va essayer de se faufiler.

L’islam nous guette pour prendre le relais dans la défense de valeurs que nous abandonnons. Certes ce ne sont pas les raisons religieuses qui me retiennent, mais on ne peut pas laisser des gens comme Tatiana de Rosbourg dire ici même un tissu de sottises sur l’Eglise. Heureusement, Nadia Furlan lui a excellemment répondu. Je me contenterai donc d’insister : Mme de Rosbourg n’a strictement rien compris à l’Eglise.  L’Eglise peut, justement au nom de l’amour, s’opposer au mariage des homos parce qu’il y a une impossibilité tout simplement mécanique dans le mariage de deux hommes ou deux femmes, et ce tout en estimant que nous devons les aimer comme notre prochain et les accueillir.

Avoir  honte de l’Eglise comme le dit Mme de Rosbourg parce qu’elle se lève pour défendre des valeurs qu’elle a toujours défendues, dont l’abandon constitue une régression insupportable dans les droits du plus faible, et que sans elle et sans les laïcs inspirés par les mêmes valeurs seul l’islam défendrait, est une erreur et une stupidité.  Je pense qu’on ne peut pas laisser à l’islam le monopole de ces questions, parce qu’on sait que cela se terminerait par la charia.  Il faut donc que des forces se lèvent, laïques, ou religieuses mais respectueuses de la laïcité, pour ne pas laisser le terrain à l’islam.

Je pense que c’est en autorisant le mariage homosexuel que nous ouvrons la porte à l’islam. Les musulmans de France après cela auront beau jeu pour dire que décidément nous sommes des dégénérés et qu’il faut substituer leurs lois aux nôtres. Ils auront une avenue pour exiger la polygamie. Ils auront un boulevard pour dire que nous n’avons plus aucune valeur et plus aucun sens de la famille et pour vouloir prendre le contrôle de la situation.

La loi sur le mariage des paires vient de passer.  Certains disent : on n’avait pas d’autres choses, plus sérieuses, à discuter ? L’emploi, par exemple, ou la crise de l’euro et de l’Europe ? Ils n’ont pas tort, mais il faut voir que cette loi introduit un changement de civilisation, comme le dit elle-même  Mme Taubira.  Le mois de mai va probablement être chaud. Une jeunesse dynamique et fidèle à une certaine idée de la France s’est levée contre ce mariage et c’est une bonne nouvelle. Le combat continue. Parce que la contestation commencée sur le mariage unisexe doit s’élargir sur tout le reste et aboutir si possible au départ de Flamby Ier et de toute sa clique. Puissions-nous surtout commencer à régler la question de l’islamisation qui mine notre pays et risque de le saccager. C’est le problème le plus grave de tous. L’islamisation est,  comme le mariage homo,  mais en plus grave encore, un changement de civilisation et donc un risque majeur.

Sophie Durand

 

 

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