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Je suis écœuré de voir les gens serrer la main au darmanin

Darmanin saluant des personnalités à Roubaix

Serrer la main au darmanin, ça rime bien, mais c’est dégoûtant.

Ce devrait être plutôt serrer la main au dégueulasse darmanin.

C’est dégueulasse et écœurant quand on voit des fonctionnaires de l’État, des cadres, des hauts et des bas, et des responsables de toutes catégories, serrer chaleureusement la main que le Darma leur tend.

Larges sourires, yeux étincelants braqués sur le sujet vénéré (qui n’est en fait qu’un objet), les amateurs de l’obséquiosité se font un plaisir.

L’insignifiant Darmanin se voit partout accueilli avec des courbettes.

Les dernières courbettes lui ont été faites lors de sa visite, lundi, au commissariat de Roubaix après le décès tragique de trois policiers.

C’était un jour historique pour les obséquieux. Ils passeront des nuits et des jours entiers à faire défiler les journaux télévisés. Ils feront des captures d’écran. Ils diront, avec fierté, à leurs enfants et plus tard à leurs petits-enfants, « C’est le jour où Monsieur le ministre de l’Intérieur est venu nous voir. » « Là, c’est moi. » « Monsieur le ministre m’a dit textuellement : Félicitations, vous avez fait du bon travail. J’ai dit Merci, merci, Monsieur le ministre. Je ne sais pas comment il a su que c’était moi qui avais débouché les toilettes du commissariat, mais j’étais touché par ses paroles à mon adresse. J’en avais les larmes aux yeux. »

Le sujet vénéré n’est pas seulement le Darma. À part le Macron, il y a aussi le Dupond-Moretti, ledit Le Maire et bien d’autres.

L’obséquiosité n’est pas l’apanage des pays du tiers-monde ou des monarchies rétrogrades qui perdurent dans le monde. Mais la France passe par être un pays où la flagornerie fleurit.

L’obséquiosité n’est pas le propre des fonctionnaires et des subalternes. Des dirigeants de partis et de syndicats s’y complaisent aussi.

Macron avec Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon en est un grand exemple. Philippe Martinez l’est aussi.

Macron avec Martinez

Tous les deux dénoncent, critiquent, houspillent, fustigent, condamnent, mais quand ils sont appelés à l’Élysée ou dans n’importe quel ministère, ils y vont pliés en deux. Prêts à lécher le parterre.

L’obséquiosité est inséparable de la médiocrité.

Mélenchon et Martinez sont heureux dans leur médiocrité. Leur obséquiosité s’apparente à la félonie.

On trouvera un jour un remède contre le cancer (tous les cancers), mais pas contre l’obséquiosité.

La France ne se redressera jamais avec des gens comme Mélenchon.

Casseroles en public, références en privé. La France sombre.

Messin’Issa