Je suis effarée qu’une prétendue catholique puisse défendre le mariage homo

Publié le 20 avril 2013 - par - 1 611 vues
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Article de Tatiana de Rosbourg : ouf ! j’ai réussi à en voir la fin. Un peu essoufflée de la suivre. Et aussi du fou-rire qui m’a saisie après la chevauchée de cette Walkyrie qui distribue les coups de tous côtés pour défendre une « cause » si utile à l’Humanité, une étape vers le « Progrès » cet Idéal qui consiste aujourd’hui à considérer qu’il est indifférent que des enfants naissent de père inconnu  ou d’une mère porteuse, c’est-à-dire que la société, qui se prétend égalitaire,  prive sciemment des enfants d’un père ou d’une mère, donc crée elle-même  des orphelins.

Pour défendre son mariage homosexuel, T. de Rosbourg  pioche à pleines mains dans tout le copieux arsenal anti-catholique, et ressort pêle-mêle tous les poncifs possibles et imaginables, tous les racontars et toutes les calomnies mille fois démontés, mais dont il reste effectivement toujours quelque chose, et tous les gauchissements possibles des faits historiques, quand ce ne sont pas des falsifications pures et simples.

Elle donne de la société française en général et des « Droits de l’Homme » une définition toute personnelle, n’ayant à reprocher à la gauche que son immigrationnisme, et à la droite de  prétendues « intolérance aux évolutions et entrave à l’expression réelle des droits de l’Homme et de la Femme ».

Rappelons à la citoyenne De Rosbourg que la citoyenne – par ailleurs ci-devant – Olympe de Gouges fut guillotinée pour avoir voulu proclamer une Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, et au passage, que la République se réclame des Droits qui sont la Liberté, la Propriété, la Sûreté et la Résistance à l’oppression, mais qu’elle les a tous violés pour prendre le pouvoir.

Sa conception de la laïcité, notion spécifique à la France, mais issue des Evangiles, ne laisse pas de surprendre. Parce qu’un évêque donne son avis sur un fait de société, il commet une odieuse ingérence et remet en cause la séparation de l’Eglise et de l’Etat ? Il ne peut donc faire usage de son Droit à la liberté d’expression ?

Cette conception est en fait révélatrice de la véritable fonction de la laïcité pour certains : interdire toute expression à tout opposant à l’idéologie dominante du moment. Et c’est aussi en son nom que l’on interdit aux catholiques –obéissants- toute manifestation extérieure de leurs convictions religieuses, alors que d’autres non seulement se moquent des interdictions mais profitent de la mise à bas de leurs adversaires pour progresser…

Car T. de Rosbourg n’a pas honte que dans l’Eglise beaucoup de catholiques, exactement aussi soucieux de l’Accueil de l’Autre, et qui l’ont sans doute précédée dans cette démarche, cherchent  à entretenir un « dialogue islamo-chrétien » (avec un « h »), -très bêtement selon moi, qui suis les ouvrages d’AM Delcambre et R. Marchand.

A chacun son « Autre ».

On me permettra de réserver mon avis sur l’amour  obligatoire et des uns et des autres. Mais remarquons au passage que Mme de Rosbourg tout en prônant l’amour de l’Autre,  exige que pour certains cet « Autre » soit un identique, et pratique une discrimination sexiste qu’elle reproche aux hétéros.

T. de Rosbourg atteint des sommets de lyrisme lorsqu’elle évoque les souffrances de son ami « homosexuel africain » dont elle nous décrit par le menu les affres et les subterfuges pour entrer en contact avec son « Autre »… Il n’a pas vomi, non,  le pauvre ?

Et des sommets de malhonnêteté lorsqu’elle s’indigne comme si les homosexuels en France étaient traités comme son ami dans un pays « africain islamiste », alors que beaucoup sont à des postes de direction importants,  où ils copinent furieusement avec ceux qu’ils devraient combattre, les couvrent de subventions, leur souhaitent de bonnes fêtes… Leur a-t-elle écrit pour protester ?

Elle étale aussi son ignorance et sa malhonnêteté en citant le Concile de Mâcon où l’on aurait donné une âme à la femme, alors qu’il s’est agi de traduire les mots  latins « homo », humain et « vir » homme mâle. L’Eglise n’a jamais émis l’idée que la femme n’avait pas d’âme.

Elle cite elle-même l’Evangile qui dit qu’il n’y a plus «  ni homme ni femme » en tordant le sens de cette citation comme s’il s’agissait de la théorie du gender, alors que la phrase est : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ. » (Galates 3, 28),  qui justement a créé le concept de fraternité entre les hommes de toutes origines et de toutes conditions.

De même, Jésus n’a jamais « critiqué les homosexuels », parce qu’il était Juif, et que le Lévitique dit « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lv 18:22)« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux » (Lv 20:13)

Il n’en a pas parlé, car la question ne se posait pas.

Quant au recul pour estimer les conséquences d’une éducation par des parents homosexuels,  il n’indique pas que les enfants sont si heureux, bien au contraire, comme le montre le rapport américain Regnerus, qui a été occulté.

Il y a pourtant un point où je serai d’accord avec Mme de Rosbourg, c’est le fait que l’homosexualité peut être une solution à la surpopulation de la Terre. Il n’est d’ailleurs pas exclu que cela ne fasse partie du projet. Mais cela ne concerne que l’Occident. C’est donc un moyen de plus de pratiquer le suicide démographique et l’effacement de notre Civilisation de la surface de la Terre.

Nadia Furlan

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