Je tape Riposte Laïque sur Google, et on me propose le site du CCIF : cela m’agace !

Publié le 31 octobre 2014 - par - 1 483 vues
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colereTous les matins, c’est le même rituel. De 7 à 8 heures, je le confesse, j’ai l’habitude de lézarder sous la couette en écoutant la propagande matinale de France-Inter (également appelée radio-bolcho par la présidente d’un parti souverainiste). En sirotant un thé vert gentiment préparé par ma femme (la pauvrette se lève plus tôt que son mari), j’écoute, avec un mélange d’amusement et d’agacement, les délires des animateurs-militants du média autorisé : les prêches du bien nommé Patrick Cohen[1] – diagnostiqueur patenté des encéphales nécrosés,  les chroniques politiques – souvent bâties sur des arguments spécieux –  de Thomas Legrand, la litanie géopolitique lancinante et tellement convenue de ce pauvre Bernard Guetta, etc.  Ainsi débute ma matinée : un thé vert antioxydant et un programme radio anti-occident.

A 8 heures, je quitte la société irénique de France Inter et allume mon ordinateur pour ouvrir deux ou trois sites de ré-information. Quel contraste ! je vous invite à essayer ce régime si vous ne craignez pas de prendre une douche écossaise cérébrale après une séance molle de hammam neuronal. Riposte laïque, Fdesouche, Boulevard Voltaire pour ne citer que trois médias qui satisfont à deux de mes attentes : une liberté de pensée et un regard lucide sur la société française. Ces attentes légitimes sont partagées, j’en suis sûr, par la majorité du peuple français – comment expliquer autrement le succès commercial du dernier livre de l’essayiste Eric Zemmour ?

Ce matin-là, j’ai voulu tester l’ordinateur de ma femme. D’ordinaire, comme de nombreux amateurs de presse en ligne, j’utilise les onglets de favoris pour gagner du temps dans la consultation des médias. En utilisant un autre ordinateur, je dois cette fois saisir « riposte laïque » dans la fenêtre de Google. Surprise, la première référence proposée par le moteur de recherche n’est pas celle de mon site préféré de ré-information mais http://www.islamophobie.net/ qui  correspond à l’adresse du site du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France).

Le CCIF, faut-il le rappeler, est une officine islamique spécialisée dans le recensement des actes islamophobes en France et la traque des médias coupables d’avoir critiqué l’islam. Anticipant quelque peu l’instauration de la charia sur notre territoire, le mot d’ordre assumé du CCIF est : « l’islamophobie n’est pas une opinion, elle est un délit ». Bref, cette association communautariste milite pour le retour en France du délit de blasphème, adapté cette fois à la religion coranique, ce qui ne dérangerait pas certains responsables politiques français, à commencer par Manuel Valls.

Nous sommes tout de même en droit de nous interroger sur le processus de référencement de Google. Par quel hasard facétieux un internaute souhaitant lire les bonnes pages de Cyrano se voit aussitôt proposer un site représentant l’exacte antithèse du combat de Riposte laïque ?  S’agit-il d’un simple bug ? S’agit-il plutôt d’un acte militant de Google-France dans l’idée de rééduquer les internautes tentés par la lecture subversive d’un média osant critique l’islam ?

Il y a peut-être une autre explication. Le référencement sur Internet en général, et sur Google en particulier, est une activité commerciale très lucrative. Or, le CCIF a déjà dépensé d’importantes sommes d’argent dans une campagne médiatique pour dénoncer l’islamophobie. En 2012, le milliardaire « islamophilanthrope » américain George Soros avait offert un don de 35 000 euros au CCIF.

Je ne connaîtrai jamais l’explication de cette bizarrerie numérique. Toujours est-il que le référencement réorienté en faveur du CCIF m’ayant contrarié, j’ai trouvé une consolation potache en complétant un formulaire proposé par le site islamique. Ces formulaires en ligne permettent de rapporter de manière circonstanciée les actes quotidiens d’islamophobie, au bureau, dans la rue… J’ignore ce que devient ce rapport ainsi rempli. Est-il visé par un commissaire du service de la police du Vice et de la vertu agréé par le CCIF ? Est-il transmis à la HALDE, ou à l’Observatoire national contre l’islamophobie (entité rivale émanant du Conseil français du culte musulman), ou bien directement à la 17ème chambre du TGI de Paris, manifestement compétente pour juger les délits d’opinion ? Voici a copie du rapport que j’ai adressé au CCIF :

« Je tiens à vous signaler les faits suivants: j’observe des actes chroniques d’islamophobie depuis plusieurs années dans ma bonne ville de Colombes. Lorsque je fais les courses dans les différentes supérettes de mon quartier, je ne peux m’empêcher de déplacer certains articles d’un rayon à l’autre. Pour être plus précis, je trouve très amusant de saisir des paquets entiers de saucisses et de jambons pour les redéployer dans les rayons halal de l’établissement. Cela fait des années que je répète mon manège infernal et j’attends toujours, en vain, de me faire tancer par un vendeur agacé ou un vigile acariâtre. Vous l’avez compris, je suis l’auteur de ces actes islamophobes assumés et répétés autant que possible. Un grand merci aux mahométans de Colombes qui me procurent une source inépuisable de moqueries haram et de petites joies croustillantes. Allah wakbar, longue vie à Abou Bakr al Bagdadi! »

Guillermo Dias

PS: vérification faite depuis l’ordinateur de mon bureau, l’étrange phénomène du référencement détourné vers le CCIF ne se reproduit pas. Mes ordinateurs personnels seraient-ils infectés par un virus islamique?

[1] Cohen = prêtre en hébreu

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