Jean-Louis Touraine : il n’y a pas de droit à l’enfant à avoir un père !

Publié le 12 septembre 2019 - par - 1 commentaire - 823 vues
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« Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père » (Jean-Louis Touraine, député LREM, le 11 septembre lors des auditions de la commission spéciale à l’Assemblée nationale).

Celle-là il fallait l’inventer, ce jour ! Cette bombe contre les tours de l’humanité : un père et une mère. Les piliers qui portent le monde depuis que Dieu fit Adam et Ève père et mère, engendrant trois fils.

En effet, Monsieur Touraine, le droit ne comporte pas tout. Ni celui des arbres de pousser, ni celui des oiseaux de voler. Pas plus que la Constitution ne mentionne dans son droit celui d’aimer et respirer. Mais c’est justement parce que ces choses dont vous niez l’évidence dépassent le droit fait par les hommes qu’elles n’ont pas besoin d’être inscrites dans les lois.

De quel droit vous permettez-vous, vous, Monsieur, de nier cette nature, de nier le fruit de la conception par un homme et une femme ? Cette conception et ses fruits, très majoritairement issus du désir d’un enfant qu’éprouvent la plupart des gens qui s’unissent en vue de former une famille… De fonder une famille, une histoire. Car le fruit de cela est bien « l’enfant élevé » par un couple, bisexué… Ce fruit bénéficie au moins du droit de la responsabilité parentale, celle qui poussera ses géniteurs à ne pas l’abandonner comme on abandonne son chien au bord de l’autoroute des vacances. Cette conscience morale qui vient à tout père ou lui revient s’il lui advint de l’oublier, qu’en faites-vous ? Ce droit de l’enfant d’hériter de son père ou de réclamer sa part (cf. le fils prodigue), l’aurait-il eu s’il n’avait de géniteur s’engageant à le mener avec amour jusque sa majorité ?

Monsieur, ce que vous dites est monstrueux ! Ce que vous ne feriez pas avec des animaux, vous vous préparez à le faire avec des êtres humains. Quelle honte ! Vous viendrait-il à l’esprit de faire élever des cochons de laits, des veaux ou un aiglon par un couple d’animaux femelles ? Non, cela vous ne l’oseriez proposer. Pas plus que vous n’oseriez retirer un petit à sa mère et le faire éduquer par une autre femelle et quelque mâle qui ne serait son père s’il s’agissait d’animaux.

En octobre 2018, je vous cite : « Nous assurerons que les enfants nés de la GPA à l’étranger aient leur filiation reconnue à l’état civil. », vous ouvriez aussi la porte à un nouvel esclavagisme où des femmes, demain, porteront dans la savane, la jungle ou quelque autre terre inhospitalière les petits issus des gamètes de vos enfants et de leur conjoint. « On ne va tout de même pas utiliser les ovules et spermatozoïdes sélectionnés sur place. » « Oui, mon chéri, tu as raison, mais interrompre ma carrière m’est impossible et ma peau serait toute abîmée. Où veux-tu le faire fabriquer notre petit ? En Chine ? » « Non, c’est pollué, choisissons le Cambodge, ça c’est bien, je n’y suis jamais allé » les imagine-t-on dire in petto.

Là, à l’abri de ces murs honnis du Palais Bourbon, tout est permis, y compris les pires folies qui détruisent peu à peu le fondement de toute société.

Votre « excuse » est ce système parlementaire dont les auditions ne servent à rien, comme le démontre le rejet de TOUS les amendements déposés par les députés LR dans les commissions. Vous vous appuyez sur un prétendu droit démocratique que vous n’osez soumettre au référendum. Tromperie, usurpation de la voix du peuple que cela !

Viendra le jour où vous aurez à répondre de tout cela, ici-bas peut-être et sûrement là-haut. Puissiez-vous en prendre conscience avant qu’il ne soit trop tard, car ça, au moins cela ! Vous ne l’emporterez pas au paradis.

Bertrand du Boullay

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Notifiez de
zéphyrin

que de souffrances de recherches de racines, dans quelques années en perspective…ce monde est victime de quelques uns qui feront lois pour la multitude.
l’histoire ne dit pas si un père pourra ne plus reconnaitre un enfant pour éviter de le financer après son « placement chez la « mère méritante (sourire)