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Jean-Pierre Lledo démasque les mensonges et omissions de Stora

Je viens de prendre connaissance de la troisième partie de la réponse « inattendue », comme nous avons pu le constater dans les deux premières parties, mais la « très bien venue » du communiste Jean-Pierre Lledo, de nationalité algérienne et partisan (à l’époque) du FLN et de l’indépendance. Mais, depuis, « réfugié » en France, après avoir vécu de 1962 à 1993 dans son pays d’adoption.

Je ne peux, à mon esprit défendant, que l’approuver, comme j’ai approuvé les deux premières parties. Et je maintiens que c’est à lui que le Président Macron aurait dû réclamer ce « Rapport mémoriel » et non pas au pro-Algérien Stora.

Je relève, dans ce troisième volet, les constatations suivantes : « Les manques, ou les bavures, du rapport de Stora sont trop idéologiquement orientés pour être innocents ».  

Il n’y a rien d’innocent dans tout ce que peut entreprendre Stora, et je confirme ce qu’affirme Lledo : « Stora est avant tout un militant anticolonialiste désireux de ne pas déplaire aux Algériens. » 

Jean-Pierre Lledo poursuit : « Stora ne dit rien du terrorisme du FLN, dirigé contre les chrétiens et les juifs, qui a transformé cette guerre de libération en guerre d’épuration. » et je ne peux que me rallier à Lledo quand il confirme « qu’il n’y a, dans le rapport Stora, de nombreuses malhonnêtetés intellectuelles et, notamment, la manipulation des citations. » 

Par exemple, quand Stora passe sous silence, après avoir mis en avant d’autres déclarations de Présidents français, le discours de Jacques Chirac, prononcé le 25 septembre 2001 aux Invalides : « Les harkis, et leurs familles, ont été victimes d’une terrible tragédie. Les massacres, comme en 1962, frappant les militaires comme les civils, les femmes comme les enfants, laisseront pour toujours l’empreinte  « irréparable » de la barbarie. » 

Stora omet volontairement de citer le philosophe juif constantinois Raphaël Draï : « Ceux qui ont fait assassiner Raymond Leyris veulent vider intégralement Constantine de ses juifs, qui étaient présents ici bien des siècles avant la conquête de l’islam. Faire fuir les juifs, c’est vouloir effacer les traces de cette présence antérieure. » 

Il est évident que le FLN veut, et a toujours voulu, réécrire l’Histoire et tenter de prouver que ce sont à eux, les Arabes, qu’a toujours appartenu l’Algérie.

Jean-Pierre Lledo ne manque aucune occasion d’accuser Benjamin Stora d’avoir une mémoire « très sélective », surtout lorsqu’il se permet de citer et d’interpréter à sa manière Albert Camus : « Bientôt l’Algérie ne sera peuplée que de meurtriers et de victimes. Bientôt les morts, seuls, seront innocents. ». 

Stora n’est pas le premier, et ne sera probablement pas le dernier, « à lire Camus de façon « équivoque » et à l’enrôler dans son combat politique. », récupérant honteusement la pensée du prix Nobel de littérature en affirmant que « jusqu’à la fin de sa vie, Camus se prononça en faveur d’un fédéralisme ». Ce qui est totalement faux puisque Camus s’est, bien au contraire, exprimé « sans équivoque » en 1959 : « Si demain le pouvoir nous impose un référendum sur l’indépendance de l’Algérie, je me prononcerai contre « sans équivoque », aussi bien dans la presse française qu’en Algérie. Je maintiens qu’Algériens français et musulmans doivent cohabiter. L’indépendance de l’Algérie est une hérésie car,

en un demi-siècle, elle se retrouverait dans l’état où la France l’a découverte en 1830. 

D’autres solutions sont possibles, souhaitables même. » 

Je suppose qu’à présent, le feuilleton médiatico-politique Macron/Stora est terminé. En tous les cas, du côté français, jusqu’à la publication du livre de Stora, que je déconseille d’acheter. Puisque tout a été dit et analysé dans ces trois volets communs offerts gratuitement dans Riposte Laïque et par Jean-Pierre Lledo dans la « Revue politique et parlementaire ».

Manuel Gomez



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