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J’en ai marre d’être censuré

censure

 

A l’occasion d’un bannissement d’un site ultra-ultra-dissident pour une phrase anodine je m’interroge sur le niveau de censure atteint en décembre 2021. Bon, le modérateur qui m’a banni, n’était peut-être pas réveillé. Mais du coup je m’interroge sur ce qui est encore possible de dire.

Nous avons le monde physique où généralement tu dois fermer ta gueule. Tu peux y placer quelques arguments factuels pour sauver quelques âmes quand le rapport de force n’est pas trop défavorable. Donc tu laisses pisser quand ton chef veut absolument faire de l’inclusion ou se battre contre les discriminations.

Nous avons l’internet. Youpi ! Enfin youpi dans les années 2000 et début des années 2010 où enfin tu pouvais t’exprimer et voler dans les plumes des gauchistes sans être banni des sites et sans risquer la prison. Depuis le milieu des années 2010 la censure progresse, progresse. Je n’ai plus ni compte Twitter ni compte YouTube. Les natios après avoir étaient bannis du monde physique, l’ont été des GAFAM.

Ils nous restent quelques sites dissidents (RL, RR, …) ou acceptants des dissidents (Gettr, … ). Ces sites sont des bonnes choses mais sont des ghettos aussi. Et nous y sommes rattrapé par la persécution judiciaire indirectement. Les sites ont beau être physiquement à l’étranger avec selon les cas des administrateurs retrouvables ou pas, le tout financé de façon transparente en euro ou de façon opaque en crypto, ces sites ont une ligne éditoriale qui inclus à présent les risques qu’ils s’autorisent à prendre devant les tribunaux pour eux et pour leurs utilisateurs.

Ce n’est pas RL qui m’a viré ce matin. Les seules articles qu’ils m’ont refusé n’étaient pas dans leur ligne éditoriale, ce qui est parfaitement normal.

Mais là, ce matin, un site hyper-radical de chez radical, planqué à l’étranger, finançable uniquement par crypto où tu vas sous TOR plus VPN, m’a banni !

Un véritable exploit.

Alors je vous explique comment, en décembre 2021, se faire virer de « l’antre de la bête ».

Il suffit d’évoquer, même pour rire, la stratégie de l’attaque sous-faux drapeau.

Cette stratégie est utilisée depuis que le monde est monde. Et bien vous pouvez être banni d’un site parce que c’est un appel explicite à la violence. Oui, oui effectivement. Une question est-ce que dans les écoles militaires ou commerciales, les professeurs peuvent encore enseigner l’attaque sous-faux drapeau ? Il faut être de gauche pour l’expliquer ? Il faut être un gouvernement ou une multi-national pour l’utiliser ?

Bon je comprends mieux l’appétence des mouvances natios pour les bouquins historiques. Jusqu’à présent l’alibi historique fonctionne a peu près face la justice, mais avec la montée du wokisme cela va changer. Et que vous parliez d’attaque sous-faux drapeaux au 19e siècle ou aujourd’hui, cela sera considéré comme un appel à la violence. En plus au 19e siècle ils étaient tous racistes donc cela aggravera les condamnations.

NON A L’AUTO-CENSURE !

Nos ennemis politiques nous censurent inutile de le faire à leur place.

Jean Hémard