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J’essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête du masqué soumis

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Chassez le culturel, il revient au galop… de façon d’autant plus folle qu’inconsciente.
Le retour de la charité chrétienne 
Elle ne s’applique plus au prochain mais au lointain qu’il faut aimer, même s’il est un ennemi plein de haine et auquel il faut tout pardonner, même ses crimes.
Il faut bien sûr se déclarer coupable des crimes commis par l’Autre (« c’est ma faute, c’est ma faute... »).
Ayant ainsi bien battu sa coulpe, le post-chrétien se sent assuré de sa belle âme, caressée dans le sens du poil narcissique, par les Dieux de la TV.
Le retour en force de la culpabilité et des interdits 
Depuis quarante années,  la destruction acharnée,  méthodique, de la famille, la disparition de l’Autorité  – paternelle, enseignante, policière, politique – , l’effacement de l’Interdit, suscitent chez le post-chrétien un désir inconscient du retour de l’Autorité.
Ne désire t-on rien tant que ce que l’on a pas eu, ce que l’on a perdu…
Un désir éperdu d’Autorité 
Il va jusqu’à l’acceptation empressée de la privation de liberté, des sanctions, de la soumission tous azimuts, jusqu’au contrôle et à l’intrusion corporels.
Jusqu’à l’appréciation des obligations, interdits, sanctions, le désir de leur prolongation. 
 
Je viens de faire une course dans une supérette de village : tous masqués, clients et personnels sont manifestement attachés à  leur servitude, rassurés d’être restés masqués.
Le père  Fouettard étatique vient ainsi opportunément tamponner le sentiment de culpabilité du post-Chrétien… qui a consommé le péché de liberté jusqu’à l’ennui, au dégoût, jusqu’à la lie.
Dès lors, le dictateur, le tyran, n’a plus grand chose à faire pour achever ce masochiste en mal d’obéissance, de se faire battre, se faire soumettre, mettre à mort. Il ne tient plus à rien.
Et plus rien ne le tient non plus. Plus de lien social, plus de traditions ni de culture partagées. Il suffit d’une minuscule poussée pour précipiter ce zombie dans le néant, l’abîme.
Par exception, peut-être son inconscient viendra t-il à son secours quand il sera devant l’urne : au moment de mourir, l’instinct de survie peut refaire surface.
Nous verrons…
C’est à cet inconscient que semblait s’adresser Eric Zemmour quand il concluait son intervention sur le plateau de TF1 « La France  face à  la guerre ».
https://youtu.be/IQ8MBZvWQeg
Victor Hallidée