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J’étais à leur manif : les organisateurs n’avaient qu’un but, protéger l’islam !

C’était prévisible, malgré quelques coups de canif bienvenus dans le contrat consensuel du vivre-ensemble, ce rassemblement du 18 octobre 2020, place de la République à Paris, était une réunion gentillette où le principal n’a pas été évoqué, à savoir la volonté tyrannique de l’islam – et pas l’islamisme, cette invention mensongère ! – de faire plier la France sous le joug de sa loi. Samuel Paty en a été victime…

Bien sûr, on a chanté la Marseillaise, bien sûr les pancartes déplorant l’exécution programmée de Samuel Paty ont fleuri, mais cela restait un rassemblement imbibé de « pas d’amalgames ».

SOS Racisme ; Amnesty International, la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) ; la LDH (Ligue des droits de l’homme) ; le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) ; l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), les syndicats d’enseignants, etc., étaient tous de la partie, y compris les francs-maçons ! Et, fidèles à la dhimmitude d’usage, ces braves intervenants, triés sur le volet, mettaient plus ou moins directement en garde contre la récupération d’extrême-droite, comme si Samuel Paty avait été décapité par un lecteur assidu de Charles Maurras…

« Ce monde sera définitivement inclusif », promettait l’un d’eux ; voilà le programme pour lutter contre le fanatisme islamique ! Cerise sur le gâteau, ils nous ont sorti de leur chapeau le membre fondateur d’un collectif de musulmans progressistes et laïcs (sic).

Tous ont évidemment condamné la décapitation abjecte de Samuel Paty, mais ne l’ont-ils pas rendue quelque part possible par leurs accommodements, leurs renoncements et, disons-le, leurs alliances troubles avec l’islam pour certains d’entre eux ?

 

Les organisateurs avaient ainsi veillé au grain : pas de récupération « raciste », pas de déclarations trop audacieuses. Vous avez raison, c’est bien de se rassembler, Monsieur Dominique Sopo – qui avez, une fois de plus, victimisé les musulmans, au mépris de toute décence élémentaire et dans une logique islamo-gauchiste : « On ne victimise pas les bourreaux, on les condamne, point barre ! » (Florian Philippot) –, mais encore faut-il que chaque voix puisse s’exprimer, ce qui ne fut pas le cas.

Certains manifestants, tout de même, se sont élevés pour fustiger la représentante du syndicat étudiant l’Unef (Union nationale des étudiants de France), qui s’est fait copieusement huer aux cris de « collabos ». Ce qui m’a très heureusement surpris. Effectivement, l’Unef est devenue une organisation islamisée. La syndicaliste voilée Maryam Pougetoux en est la figure de proue. Celle dont Marlène Schiappa – dans un rare éclair de lucidité – disait ceci : « Ça m’interpelle, non pas parce que c’est une étudiante qui porte le voile – c’est son droit le plus strict – mais ça m’interpelle que l’Unef ait choisi comme porte-parole une personne qui a des signes manifestes de promotion de l’islam politique… l’Unef est censé être un syndicat étudiant progressiste, féministe alors que le voile, c’est la preuve de l’emprise de la religion. »

Toujours à l’Unef, après la légitime et puissante émotion suscitée par l’incendie de Notre-Dame de Paris – dont je doute encore fortement à ce jour qu’il se soit agi d’un simple accident ! –, on se souvient de l’infâme Hafsa Askar, vice-présidente de l’Unef-Lille, qui vomissait son fiel sur Twitter : « Je m’en fiche de notre Dame de Paris car je m’en fiche de l’histoire de France […] les gens ils vont pleurer pour des bouts de bois. Wallah vs aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement c’est votre délire de petits blancs. » Quelle bonne idée ce fut donc d’inviter l’Unef, ce syndicat vérolé par l’islam, pour rendre hommage à un enseignant tué par l’islam !

D’autres en ont aussi pris pour leur grade, rapport au fait de n’avoir pas défendu la jeune Mila, cette lycéenne menacée de mort pour avoir dit de l’islam ce qu’il fallait en dire. Mila à qui, pour rappel, les fidèles d’Allah ont promis ceci sur les réseaux sociaux : « « On va te retrouver et t’égorger sale chienne », « va mourir sale pute lesbienne », « sale française », « Écoute moi bien grosse pute si je te croise dans la rue je vais te faire sortir tous tes organes par le trou du cul, c’est bon ?  » Mila aurait reçu plus de 30 000 menaces de mort…

Au fait, Nadia Remadna, de la Brigade des Mères, était là et je suis convaincu qu’elle aurait eu un discours nettement plus percutant que les paroles convenues et frileuses des intervenants que, l’âme contrite, des responsables politiques et des personnalités très évitables, écoutaient planqués derrière l’estrade. Pas de haine, surtout pas de haine ! Imaginez un instant que Dwight Eisenhower ait pensé la même chose à l’égard des Allemands : il n’y aurait jamais eu le Débarquement. Et, contrairement aux pronostics scandés au micro, ils y arriveront, ces ennemis de la vie libre, si nous ne leur opposons que des peluches, des bougies et des discours…

Quand je dis « pas de haine », les catholiques semblaient faire exception comme l’a démontré un dessinateur opportuniste – un certain Brouck – qui affichait ses œuvres et les vendait à l’occasion.

Pour revenir aux planqués du pouvoir et leur cour, ils étaient entourés d’un service de sécurité surarmé et seulement préoccupé de protéger cette caste, notamment en faisant renifler à un chien le matériel des journalistes. Écueil majeur dans le dispositif de sécurité, des policiers avaient été positionnés devant le Bataclan, dont un avec une arme d’assaut. Pour ce qui est de la foule, aucune fouille. Mais le plus « drôle » c’est que, parmi cet aréopage – dont j’ai pu apercevoir certaine têtes auto-satisfaites, tel l’insupportable bobo Raphaël Enthoven –, personne n’est monté à la tribune ; comme si le vent changeait de direction et qu’ils savaient par avance qu’on les accuserait, à juste titre, d’avoir laissé l’islam prospérer.

Cependant, je dois admettre que, même si majoritairement nous avions affaire à la farandole habituelle des progressistes du vivre-ensemble – ces promoteurs inconscients de l’islamisation –, l’accord n’était pas parfait et j’ai assisté à de multiples frictions entre manifestants. Serait-ce le signe d’un sursaut ? J’en doute mais l’espoir fait vivre.

En attendant, « l’islamophobie ne tue que ceux qui en sont accusés » (François-Xavier Bellamy)…

Charles Demassieux

(Photos & vidéo : Charles Demassieux pour Riposte laïque)