J’étais encore avec les GJ parisiens ce samedi : la dernière fois ?

Publié le 27 mai 2019 - par - 14 commentaires - 1 354 vues
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Si j’osais, j’imiterais – maladroitement et très librement – Louis de Funès, dans La Grande vadrouille, en disant ceci à propos de l’acte XXVIII des Gilets à Paris : « Messieurs c’était très bien ! Vous… c’était bien (là je m’adresserais aux gendarmes et CRS). Vous… comme ci comme ça (là, ça concernerait la Bac). Dites-moi, vous, vous n’arrêtez pas de foutre le bordel (là, je viserais ces anarchistes venimeux qui se repaissent de toute forme de chaos, allant parfois jusqu’à l’appel au meurtre) !

Le mot d’ordre de cette journée c’était : pas de signe distinctif et direction les Champs-Élysées. Il s’agissait d’une manifestation sauvage. Chargé comme j’étais – masques de protection, lunettes, matériel de premiers soins – je me suis dit qu’entrer dans Paris par la grande porte, ça ne le ferait pas, rapport aux nombreux points de contrôle qui me délesteraient de mon chargement « délictueux ». J’ai donc pris celle de service.

J’en ai même profité pour visiter une chapelle parisienne que je ne connaissais pas : celle de la Compassion très exactement, érigée en mémoire de Ferdinand d’Orléans, fils aîné du roi des Français Louis-Philippe, décédé brutalement à proximité et à l’âge de 32 ans, pour la petite histoire.

Puis, par des chemins de traverse, je me suis retrouvé aux environs de la « plus belle avenue du monde », qu’ils prétendent ! Là, des petits groupes très mobiles de Gilets jaunes sans gilets jouaient au chat et à la souris avec d’autres groupes non moins mobiles de motards. Beaucoup de motards. On se serait cru dans le film L’Équipée sauvage.

Dans le quartier, il y a eu quelques interpellations, sans violence particulière. Sauf une, en ce qui nous concerne, nous les catholiques : un bruit a couru que des policiers s’étaient introduits dans l’église Saint-Ferdinand-des-Ternes pour interpeller des suspects atteints de « jaunite » aiguë. Sans gilets, c’est peut-être à l’odeur qu’ils les ont reconnus ! J’y suis donc allé et là…

Des BRAV (brigades de répression de l’action violente) squattaient le parvis de l’église susnommée jusqu’à ce que, quelques minutes plus tard, en sorte un homme, les mains attachées dans le dos à l’aide d’un Colson (collier de serrage souvent utilisé à la place des menottes, beaucoup plus encombrantes).

Une église est un sanctuaire, jusqu’à preuve du contraire. Par ailleurs, il n’y a eu aucune dégradation de la part de l’interpellé dans Saint-Ferdinand-des-Ternes. Imaginez un instant qu’il se soit agi d’une mosquée. Là, on avait la fanfare droits-de-l’hommiste qui rappliquait dans l’heure, le tout saupoudré d’excuses officielles, etc. !

https://www.youtube.com/watch?v=Yb-F7UDx6gY

Après avoir tourné dans tous les sens, les effectifs de gendarmerie et de police ont convergé vers la place de La République, lieu d’un nouveau rassemblement. Là-bas c’était plutôt bon enfant, avec une reproduction du sous-marin jaune des Beatles en invité surprise, couvert de slogans en soutien aux Gilets jaunes emprisonnés et mutilés. Bien sûr, les enragés anarchistes étaient aussi au rendez-vous. Mais ils n’étaient pas en nombre. Ce qui ne les a pas empêchés de chercher des noises aux policiers plutôt modérés ce jour-là, judicieusement encadrés par des gendarmes à la tête nettement plus froide, lesquels se laissaient approcher en acceptant parfois de parler avec les manifestants.

Sans doute des consignes avaient-elles été données à tous les effectifs pour ne pas envenimer la situation. N’oublions pas que c’était la veille d’une élection test. Test qui s’est transformé en couperet au regard des résultats : le parti au pouvoir n’a obtenu sa deuxième place que grâce à une coalition LREM, MoDem et AGIR, face à un parti unique battu, quant à lui, par les vents contraires médiatiques et politiques.
Sur la place, un négationniste de la diversité m’a interpellé sur l’attentat – heureusement raté ! – de Lyon, glissant sur d’autres attentats ayant ensanglanté notre pays. Pour lui – un musulman, je tiens à le préciser –, tout ça relevait du coup monté. J’ai renoncé et suis parti. Marre de ce déni dont les cimetières connaissent le prix !

Çà et là fleurissaient des drapeaux palestiniens tandis que des défenseurs de migrants tentaient de faire entendre leur voix. Au passage, et au lieu d’accabler le Rassemblement National, ces gens-là seraient bien inspirés d’aller sous les fenêtres des progressistes du CAC40, qui les font venir pour les asservir.

Cela dit sans aucune forme particulière de racisme, les gauchistes ! D’ailleurs, dans ce pays, il existe des hommes et des femmes issus de l’immigration qui sont reconnaissants à la France de ce qu’elle leur apporte.
Pendant que tout ce petit monde bavardait, et alors que CRS et gendarmes se contenaient, les effectifs de la BAC tournaient autour de la place comme des hyènes autour d’un troupeau d’herbivores. Ce qui avait le don d’exciter les tensions.
Le temps d’un aller-retour à la Bastille, ponctué sur le parcours de petits accrochages entre antifas et forces de police, et la situation a « naturellement » dégénéré sur République. Seulement là, les forces de police se sont contentées de maintenir l’ordre, sans excès, arrêtant toutefois des personnes qui n’avaient, une fois de plus, rien à voir avec les groupuscules d’ultra-gauche, dont je vais finir par croire qu’ils sont aussi sacrés que les vaches en Inde pour être à ce point épargnés ! À cause de cette ultra-gauche, un incident aurait pu être beaucoup plus dramatique.

En effet, un poids lourd, transportant sur sa remorque un groupe de jeunes musiciens et chanteurs chrétiens, et pacifiques, s’est soudain arrêté au bord de la place, suivi d’un petit cortège. Là, profitant de l’aubaine, des casseurs anarchistes se sont servis du camion comme d’un bouclier pour jeter des projectiles sur les CRS et gendarmes de l’autre côté. Comme j’étais entre eux et le véhicule, l’un des gendarmes m’a crié de prévenir la remorque que ses collègues allaient tirer. Chacun s’est mis à l’abri et le pire a pu être évité. Ceci est à mettre au crédit des forces de police, même si ça n’effacera pas leur lourde ardoise, de l’avis des Gilets jaunes les plus modérés. Avant de partir me mettre à l’abri, j’ai distinctement entendu des slogans vomissant la haine de Jésus. C’était signé et ça se paiera un jour ou l’autre. On est en effet de plus en plus nombreux à tendre le poing plutôt que la joue !

Finalement, le calme est revenu et, sous un soleil ayant succédé à la pluie, la place de La République s’est vidée tranquillement, les manifestants filmés en vue de fichages ( ?). Bilan : rien de comparable avec d’autres actes. Quant à savoir si le mouvement va s’éteindre ou perdurer, je ne suis pas devin. Ce que je sais, c’est qu’il est devenu un fourre-tout qui ne ressemble plus à ce qu’il était à l’origine…

Charles Demassieux

(Photos & vidéo : Charles Demassieux pour Riposte laïque)

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Notifiez de
Robert

Je suis sûr que macaron et ses ministres se sont gavés d’actions des fabricants de lacrimo au début des GJ…

POLYEUCTE

Voir passer un escadron devant ses fenêtres dans une rue tranquille, ça fout les boules…
Le voir sur RL, avec St Ferdinand, dont tous les Curés deviennent Evêques, encore plus… Nul n’est plus à l’abri !

clercophage

Mr Demassieux. : Ne perdez plus votre temps avec ces connards.

Marnie

Plusieurs fois Macron a dit : « Je ne lâche rien ». Les GJ ont permis de faire modifier certaines petites mesurettes inhumaines et injustes qui ont été suspendues. Mais dans quelque temps il va y revenir c’est certain. Les JG se reformeront et espérons que nous serons plus nombreux à les suivre.

spartac

Meueueueueu !

Marnie

Va te faire empapaouter par tes amis muzz.

kounnar

Symptomatique que macron ai été le président qui a remis au goût du jour les « voltigeurs » ……

André LÉO

Les extrêmes se rejoignent. Mélanchon a récupéré ostensiblement le mouvement, encourageant implicitement ses amis gauchistes black blocks à casser, et il a essuyé une défaite cuisante. Wauquiez, qui n’avait rien compris au film G.J, s’est montré plusieurs fois sur les ronds points avce un gilet. Une énorme giffle l’a l’accueilli dimanche, accentuée par le discours intégriste de sa tête d’affiche. Seul le RN s’est tenu à l’écart des GJ, ce qui lui a permis de conserver ses voix. Au final, les exactions de guérilla ont servi le parti du manipulateur en chef. Au lieu de perdre lourdement, lui aussi, à cause de sa politique mondialiste désastreuse, les GJ et ses supporteurs ont rassemblé la macronie autour de jupiter.
Anars d’extrême droite et d’extrême gauche, amis comme cochons!

Marnie

Ce qu’ils veulent : le grand remplacement par les muzz et anéantir le juste combat des GJ. Ils y arrivent peu à peu.

BobbyFR94

 » … Ce que je sais, c’est qu’il est devenu un fourre-tout qui ne ressemble plus à ce qu’il était à l’origine…  »

Charles, depuis le début, cela a été le but REEL de ce gouvernement d’encxxES !!!

Si l’on met en parallèle l’évolution du mouvement des Gilets Jaunes, et la propagande MERDIATIQUE, et que l’on regarde qui a voté, le nombre de veautants pour les partis pro-INVASION sont – encore – majoritaires !!!

LE réveil est douloureux, et lent, mais il est réel, cela, il faut aussi le souligner !!!

spartac

Quel réveil ???
Ah oui ! Préparer les vacances .

Marnie

Et toi ta valise ?

Bleck leRoc

C est fini, les GJ. La fête est finie, tout le monde rentre, allez hop, au boulot !
Le mouvement a cru gagner, il aura fait 0,01 % ! Vous savez le zig Chalençon. Il se voyait déja au sommet du pouvoir, il va retourner a faire le bouseux forgeron.

Marnie

La révolte plutôt que la fête Bleck leRoc.