Jeux Olympiques : la supériorité des nations européennes

Publié le 7 septembre 2016 - par - 7 commentaires - 819 vues
Share

medaillesolympiquesA la lecture de l’article d’Oriana Garibaldi (*), j’ai eu une autre approche des chiffres rapportés dans ce texte.
Oriana insiste sur le nombre ridicule de médailles que les pays du Maghreb ont obtenues.
Personnellement, concernant les Jeux Olympiques, je m’intéresse plus volontiers aux pays qui présentent des sportifs de valeur qu’aux autres ….

Parmi les pays moissonnant le plus de médailles aux Jeux Olympiques, on constate depuis longtemps la présence de nombreuses nations européennes.
Pour les JO de 2016, le pays ayant obtenu le plus de médailles sont les USA avec 121 médailles dont 46 d’or.
Pour peu que l’on additionne les trois premiers pays européens en nombre de médailles (Grande Bretagne, Allemagne et France), on obtient déjà 151 médailles dont 54 d’or…. et cela avec une population bien moindre que celle des USA (seulement 210 millions européens rassemblés dans ces trois pays contre 318 millions étasuniens)….
Si l’addition est élargie aux 15 pays européens qui rapportèrent au moins une médaille aux jeux de Rio, nous obtenons le score mirobolant de 286 médailles dont 97 d’or…..

Face à de tels résultats, on peut se poser quelques questions :
On peut d’abord se questionner sur les raisons qui font que certains entraineurs peuvent transformer certains jeunes d’une génération en athlète fiers de défendre les couleurs de leur pays et rivalisant avec les meilleurs du monde bien qu’ils bénéficient de structures sportives sans grands moyens et n’ont le plus souvent que des motivations plus symboliques que financières à offrir. On peut s’étonner que, dans le même temps, l’armée de l’Education Nationale recrutée par la République se révèle incapable de tirer vers le haut la même génération et ne fait que l’accompagner dans un déclin que mesure régulièrement les tests internationaux PISA(**).

Personnellement, j’insisterai sur une autre question d’ordre plus idéologique :
Comment se fait-il que les propagandistes de l’Europe telle qu’elle se développe depuis plus de 50 ans n’ont jamais pensé à faire les simples additions que je réalise depuis des décennies ? Elles montrent pourtant, tous les quatre ans, la suprématie des nations européennes sur tout autre adversaire à sa mesure (USA, Russie, Chine et Japon réunis).

En effet, le résultat de ces simples additions pourrait être un motif de fierté pour les Européens et augmenter la mobilisation des peuples européens à se sentir européen. On sait l’effet que peut avoir une simple rencontre sportive sur le moral d’un peuple et le sentiment d’y appartenir. C’est donc un levier d’adhésion que pourrait (devrait ?) employer la propagande européenne à côté de ceux qu’elle utilise habituellement.
C’est peut-être tout simplement parce que ce que veulent construire les tenants de l’Europe des traités (Maastricht, Schengen, Nice, …) n’a rien à voir avec la réussite de pays européens rivalisant entre eux pour mieux surclasser les nations du monde entier. Une telle Europe serait une Europe fidèle à ce qu’elle a toujours été quand, pendant des centaines d’années, elle visa l’excellence en entretenant entre ses nations des relations d’égal à égal. L’ambition d’une des nations européennes de devenir prédominante étant immédiatement contrebalancée par la volonté opposée des autres organisée en alliance temporaire. Ainsi, la prédominance d’une des nations européennes ne dura jamais bien longtemps depuis la fin du règne de Charlemagne.

Ce principe de constitution européen donna durant des siècles les meilleurs résultats aussi bien dans les arts que dans les sciences. Elle permit aux nations européennes de se préserver des invasions des autres civilisations et même de conquérir le monde en lui apportant toutes les avancées que ces nations avaient déjà accomplies. L’histoire de cette Europe plus que millénaire ne connut pas que des réussites, et les guerres furent nombreuses au cours de son histoire mais le haut niveau de vie des contrées européennes pour l’époque permettait d’entretenir ces guerres fréquentes.

L’Europe, telle que la désirent nos euro béats, se drape dans la volonté d’installer la paix alors que cette Europe est le résultat de deux guerres mondiales qui se déroulèrent dans le sang et le courage et pas avec des bouquets de fleurs et des déclarations d’intention. Elle revendique un idéal de paix alors qu’au cours de sa courte vie, l’Europe que les technocrates européens construisent a déjà alimenté des guerres nombreuses en son sein (Kosovo, Yougoslavie ou Ukraine plus récemment) comme à l’étranger (Lybie, Irak, déstabilisation de pays arabes). Concernant les relations entre nations européennes, l’Europe de nos euro béats vise à une hégémonie de l’Allemagne au détriment des autres partenaires qui ne peuvent supporter sans s’asphyxier une monnaie trop chère pour leur économie.

Concernant sa conception de l’homme, l’Europe de nos euro-béats fait fi de tout autre aspect que celui économique. Exit les aspects historiques, sociétaux, linguistiques, culturels, etc. Les peuples n’existent plus, seuls reste l’individu, agent économique, dépecé de sa culture et de ses caractéristiques humaines. L’Europe de nos euro béats pousse le vice de la virtualisation de l’homme jusqu’à lui faire échanger des billets de sa nouvelle monnaie représentant des monuments n’existant réellement nulle part en Europe ni même dans le monde.
L’objectif n’est pas de préserver la diversité culturelle ou de valoriser une culture unique mais d’imposer une citoyenneté hors sol tout en revendiquant le devoir de mémoire et d’appartenance des non européens, que cette Europe importe en masse, à des racines plus ou moins fantasmées.

Ainsi, rappeler les racines chrétiennes et de race blanche des peuples européens vaut stigmatisation à vie dans les médias alors qu’il est recommandé par les mêmes censeurs de se pâmer devant la diversité des élèves dans nos écoles où il est fortement recommandé aux enfants d’origine étrangère de se prévaloir de prétendus enrichissements dont ils n’ont aucune idée mais qu’ils apporteraient à un pays qui n’attendrait qu’eux pour ne pas disparaître dans les poubelles de l’Histoire.

Les décisions directement ou indirectement inspirées par l’Europe telle qu’élaborée depuis 50 ans (de la monnaie unique à l’interdiction de la reconduite aux frontières des immigrés même illégaux comme l’obligation de mettre en place le regroupement familial entrainant une immigration de peuplement ou l’interdiction de la « double peine »), vise à effacer les frontières intra européennes comme les caractéristiques des peuples européens tout en permettant l’établissement d’autres cultures à la fierté d’appartenance renforcée.

On comprend mieux alors pourquoi la simple idée de cumuler les résultats aux JO des nations européennes est totalement absente du mode de réflexion de nos euro béats qui ne peuvent imaginer une Europe regroupant des nations libres et fières d’elles même mais tenues par des liens nombreux culturels, sociétaux comme économiques. Ce sont ces nombreux liens qui ont permis à ces nations de faire front commun face à une menace commune. C’est justement ce qui manque maintenant aux nations composant l’Europe qui est mise en place malgré les peuples depuis 50 ans.

L’analyse des résultats sportifs des Jeux Olympiques montre tous les quatre ans que, quand l’Europe garde son mode de constitution historique, elle brille de ces plus beaux feux. Depuis que ses dirigeants ont opté pour cette Europe hors sol et bureaucratique, elle ne cesse de décliner.

Je suis sûr que les peuples européens se sont rendus compte de ce recadrage quadriennal. A chaque Olympiade, les fondements d’une Europe fidèle à son histoire montrent leur suprématie alors que, depuis 50 ans, notre classe politique montre son aveuglement.

Puisse un jour voir le retour d’une Europe respectant ses peuples et oeuvrant à leur liberté à se diriger eux-mêmes.

Franck BERNARD

(*) http://ripostelaique.com/jo-fiasco-de-lalgerie-maroc-de-tunisie.html
(**) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/03/01016-20131203ARTFIG00338-niveau-scolaire-la-france-perd-deux-places-au-classement-mondial.php

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
beka

La comparaison USA-Europe de cette manière est complètement erronée:
pour la plupart des disciplines (toutes?) il y a un quota par nation (2 par course en natation il me semble..), donc pour pouvoir faire le comparatif USA Europe, il faudrait ne sélectionner que le quota pour toute l’Europe! il suffit de regarder le nombre total d’engagés de départ USA et additionner les engagés de France-Allemagne-GB pour reprendre votre comparatif pour s’en rendre compte..
c’est pour ça que personne n’a songé à faire ce genre d’addition!

plouc

ouais !!!! c’ est drole mais la grande majorité des des athlètes  » français  » à Rio étaient d’ origine africaine et maghrébine !!!!!
alors l’ Europe !!!!!!!

Danylec

Et alors? Ils sont Européen et c est en tant que Européen qu’ils ont gagné ces médailles. Regardez les médailles gagnées par le Maghreb ?

BALT

J’ai la chance de pouvoir croiser presque tous les jours un médaillé d’or olympique Français.

Guillemain

Vous ne pouvez raisonner ainsi en ce qui concerne le total de médailles.
Additionner les médailles de 15 nations européennes pour comparer avec les USA est un raisonnement faux. Car chaque athlète américain se trouve opposé à 15 adversaires dans sa discipline. Il est donc normal que 15 pays qui présentent 15 fois plus de candidats, ou presque, que les USA obtiennent plus de médailles.
Pour comparer le bilan Europe/USA, il faudrait que dans chaque discipline, l’Europe ne présente que le ou les meilleurs des 15 pays, en nombre égal à celui des USA.

Là ce serait équitable.

Danylec

Très bon article, cela fait longtemps que je pense aussi de la même manière, la critique de Guillemain elle aussi est pertinente , toutefois en sélectionnant nos meilleurs Européens ils se retrouveraient en quart, demi et finale de la même manière…je pense

montecristo

Danylec
Vous avez raison … le résultat serait à peu près le même !