Jo si que tinc por : les soumis barcelonais sont pathétiques

Publié le 31 août 2017 - par - 27 commentaires
Share

Jo si que tinc por. Ce samedi 26 août a été organisée à Barcelone une manifestation d’annotation des événements du 17 août.

Il est difficile de qualifier cette manifestation de rue, convoquée, organisée et récupérée essentiellement par l’ultra-gauche séparatiste, anarchiste, islamophile, catalane, qui a en tout cas rassemblé des centaines de milliers de personnes, mais aussi des personnalités aussi politiquement dissemblables que le maire de Barcelone, le président du gouvernement de Catalogne, le Premier ministre espagnol et le roi d’Espagne.

Il ne s’agissait pas vraiment de réagir aux événements, puisque les réactions spontanées, de tristesse, de deuil ou de colère impuissante, côté population, et d’accusations réciproques, côté autorités, s’étaient déjà exprimées dans les jours suivant ces événements. Il ne s’agissait pas non plus de prendre en compte les événements, puisqu’aucune décision correctrice concrète ne pouvait sortir, et n’est sortie, d’un tel spectacle à vocation médiatique et à participation massive. Il ne s’agissait pas plus de réclamer la sécurité, puisque les autorités chargées d’y pourvoir étaient elles-mêmes au premier rang dans la rue, ni de demander justice, puisque le commanditaire bien connu n’a même pas été nommé par les manifestants.

Concrètement, le seul message délivré par ces foules immenses et ces autorités suprêmes à l’attention des médias du monde entier, c’est qu’on a pris note de ces événement, et que personne n’a peur. Or le but même du terrorisme est d’inspirer la terreur, autrement dit la peur. En clamant que les massacres destinés à les terroriser n’ont pas encore suffi à les effrayer, ces foules et ces autorités invitent le commanditaire à augmenter sa pression. Car ce commanditaire, dont le nom même signifie soumission, a clairement écrit dans ses textes fondateurs, dont la diffusion écrite et l’enseignement oral hebdomadaire sont autorisés en Espagne, par quels principes il entend se répandre et s’imposer. Les méthodes peuvent suivre l’évolution séculaire des techniques du monde pas encore soumis, mais les principes ont été appliqués avec constance, sans discontinuité, pendant près d’un millénaire et demi.

Certaines religions se répandent par la raison, donc le discours rationnel et l’invitation à la réflexion. D’autres religions se répandent par la proclamation de l’amour, soit entre humains soit de Dieu envers l’Homme. D’autres encore se répandent par la peur du châtiment divin, c’est-à-dire de la punition dans une autre vie par un Dieu juste ou vengeur, ou alors par la promesse d’une justice divine, c’est-à-dire de la récompense dans une autre vie des injustices subies en ce monde. Des idéologies matérialistes, niant l’existence d’un Dieu ou du moins la possibilité d’une relation avec celui-ci (la religion), invitent à la bonne conduite entre humains comme garantie du bien de tous, tandis que d’autres idéologies prônent l’exploitation d’une partie de l’humanité par ceux qui pourraient y parvenir. Certaines idéologies ont promis le bien-être matériel par le partage forcé d’un trésor détenu par peu, tandis que d’autres l’ont promis par la consommation irréversible et exterminatrice de l’univers vivant comme de l’inerte.

Cette idéologie de la soumission, pour sa part, a toujours annoncé sa vocation à absorber toute l’humanité, réduite à la partie qui accepte cette absorption. Depuis son origine, l’élimination violente des réfractaires contribue à la soumission des assimilables, et l’exercice de la violence par les assimilables (sur les réfractaires) démontre leur soumission. En termes religieux, le sacrifice des réfractaires, accompagné de la prononciation de la formule dédiée de louange de ce Dieu plus assoiffé de sang que Quetzalcoatl, est un moyen de purification et de salut pour les exécuteurs. En termes sociaux, le sacrifice des réfractaires est un moyen d’une part de nettoyage de la société et d’autre part d’intimidation des assimilables. Ces deux fonctions sont distinctes bien que souvent non distinguées par le spectateur extérieur et la presse confusive. Quand un « dérangé mental », selon la terminologie actuelle, exécute très rationnellement des « infidèles » à l’idéologie à laquelle ils n’accordent ni foi ni fidélité, il nettoie la société d’un certain nombre de réfractaires, en plus de gagner à titre personnel quelques points de paradis s’il n’oublie pas de prononcer la formule consacrée (bismillah). Quand un « djihadiste », selon la terminologie actuelle, exécute un acte de terrorisme, il intimide (au sens propre étymologique) un certain nombre d’assimilables, survivants bien entendu. L’acte d’élimination de réfractaires en vue de la réduction du domaine insoumis ou dar-al-harb est d’autant plus efficace qu’il est ciblé, l’acte de terrorisation ou de propagation de l’islamophobie en vue de la soumission est d’autant plus efficace qu’il est aléatoire.

A Barcelone, la presse islamophile a cherché en vain des victimes mahométanes, c’est-à-dire des pertes collatérales, au sens étymologique de pertes du côté qui a frappé (pas au contresens états-unien de pertes chez l’ennemi frappé). S’il n’y en a pas eu, l’acte d’élimination de réfractaires a été une pure réussite, la mort des acteurs n’étant pas une perte puisqu’à titre personnel ils ont gagné leur paradis et qu’aux yeux de la communauté ils sont devenus un exemple. Par contre si les survivants et spectateurs clament qu’ils n’ont pas été effrayés, l’acte de terrorisme, ou de propagation de l’islamophobie nécessaire à la soumission, a été un pur échec. Le prochain devra être plus lourd donc plus coûteux en vies, ou plus aléatoire donc plus imprévisible et imparable.

Sur un autre plan, le message des manifestants de Barcelone tombe comme pain bénit pour les réducteurs budgétaires des moyens de lutte contre le sentiment d’insécurité. En Espagne comme ailleurs, avec certes un récent et surprenant contre-exemple d’efficacité réactive de la part de la police catalane, le motif principal des déploiements ostensibles de forces de l’ordre (voire de forces de défense dans certains pays) est la lutte contre le « sentiment d’insécurité », un sentiment qui, d’après le discours politicien, a une origine psychologique plutôt que factuelle. Si la commission de sacrifices de rue n’altère pas le sentiment de sécurité, voire suscite la congrégation de manifestations massives de déni de sentiment d’insécurité, les ministres de l’Intérieur peuvent jubiler : on doit pouvoir réduire encore les moyens dédiés à la lutte contre le sentiment d’insécurité.

Cela ne signifie pas pour autant que le danger soit moindre. Au contraire, la témérité proclamée par les Barcelonais, et reprise en choeur par tous les soutiens à la jesuisbarcelone, est doublement dangereuse. Elle est dangereuse parce que le déni de la réalité, la cécité volontaire (ou pas) face à un risque réel est une illusion grave, qui ne fait pas disparaître le danger mais la défense. C’est le contraire du courage, qui solidifie et arme face au danger réalisé et confronté. La peur est une protection, la témérité est une inconscience et ne pas avoir peur est une faiblesse périlleuse. Mais cette témérité est aussi dangereuse, comme on l’a vu plus haut, parce qu’en la proclamant on suscite un accroissement de la pression terroriste, le terrorisme devant frapper plus fort sur l’aveugle véritablement inconscient comme sur l’insolent qui, comme un adolescent bravache, se force à ne pas avouer sa douleur ou sa peur. Celui qui se vante, sincèrement ou fallacieusement, de ne pas avoir peur, se condamne à avoir encore plus mal.

La manifestation du 26 août à Barcelone ressemble à un déni du terrorisme, un déni de la réalité.

Stratediplo

www.stratediplo.blogspot.com

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Daniel

Que tontos!

AlbertGam

Tous les grands officiers militaires l’ont toujours dit: – La peur est une émotion parfaitement humaine, qu’il faut reconnaître comme réelle et contre laquelle il est irresponsable de lutter. Car la peur est salvatrice. Elle sauve des vies. La peur est une émotion différente de la panique. Il faut lutter contre la panique mais il ne faut pas lutter contre la peur. La panique conduit à faire n’importe quoi et donc mène au pire, alors que la peur conduit à la réflexion et à la protection contre le danger ou à une organisation intelligente pour combattre et vaincre ce danger.… lire la suite

Abbé conner

C’est défilés de bisounours vont devenir une cible bientôt. On verra alors qui n’a pas peur…

AlbertGam

La pagaille parmi les téméraires.

Evidemment c’est une situation dramatique et qui ne me ferait pas rire sur le moment (même si je n’y suis pas et ne fais qu’y assister indirectement par les médias), mais qui montrerait effectivement à quel point toutes ces démonstrations de prétendue absence de peur sont stupides, orgueilleuses, et complètement détachées des réalités.

Trencavel

Excellente analyse, pertinente et lucide.

vidal

j’habite près de Barcelone, et, je suis écœuré du comportement de ces catalans qui ne pensent qu’a leurs indépendance afin de mieux rentrer dans le giron d’un état musulman, qui lui, ne sera pas indépendant.pauvres cloches sans intelligence aucune, le papa qui embrasse un iman dont la religion à tué son gamin sur les ramblas..lamentable ce comportement de lèche bottes, vraiment la catalogne m’écœure.

DURADUPIF

Le procès de Madrid en 2007, et le jugement du tribunal suprême, en 2008 Le procès des attentats du 11 mars s’est tenu à Madrid entre le jeudi 15 février et le lundi 2 juillet 2007, dans une annexe de l’Audience nationale, le tribunal antiterroriste espagnol, à l’orée du parc de la Casa de Campo, à l’ouest de la capitale. 29 accusés y ont comparu9 sur les 116 suspects initiaux. Son compte rendu au jour le jour et son enregistrement vidéo est disponible sur datadiar.tv10. Ils s’agit de 15 Marocains, 2 Syriens, un Libanais, un Égyptien, un Algérien et 9… lire la suite

DURADUPIF

Pauvre Europa et ses Danaïdes qui continuent à ne pas voir le mauvais temps venir (40 millions de muslims). En tête de cortège les autorités civiles et autres et….la voilée de service. pasdamalgame, cespasçal’islam, etcetera etcetera…de nombreux morts en Europe… que nous faudra t’il ?

Antonin

etcetera etcetera . Non !!!!!
Soit : etc…. soit la véritable locution latine : ET CAETERA

AlbertGam

0 partout, la balle au centre.

Car on ne met pas de point de suspension mais un simple point après la locution « etc ».

Donc « etc. »

AlbertGam

Correction :
Moi je croyais que tous ces muzzs barcelonais avaient fait une faute de frappe sur leurs banderoles en mettant le c au mauvais endroit et qu’en fait ils voulaient écrire
« No tin porc ! »

En catalan ça signifie « Je n’ai pas de cochon !

AlbertGam

Moi je croyais que tous ces muzzs barcelonais avaient fait une faute de frappe sur leurs banderoles en mettant le c au mauvais endroit et qu’en fait ils voulaient écrire
« No tinc porc ! »

En catalan ça signifie « Je n’ai pas de cochon ! »

dufaitrez

Ils les voulaient ? Ils les ont eus !
2 Millions à Paris pour Charlie, 500.000 à Barcelonne…
Personne n’a vu le Pape parmi les contre manifestants !

BALT

Très bonne analyse.Je prévoyais de prendre le train pour l’Andalousie. Je crois que c’est raté. A cause de ces  » même pas peur « .

JILL

Les cons,ils en redemandent ;les islamiques auraient tort de se géner .

Cyril

Et oui si les terroristes n’arrivent pas encore à faire régner la terreur il est clair qu’ils vont avoir recours à des attentats beaucoup plus meurtriers pour y parvenir. C’est la logique même. Si difficile à comprendre ?

vu de sirius

Qu’ils l’obtiennent , leur « indépendance » , les « Aqui no esta Espanya », on va rigoler…

Markosorix

Oui un déni, un déni assaisonné de concepts fragiles et sans avenir, qui ne font qu’armer la main de l’ennemi. Ils ont frappé une ville exemplaire sous plusieurs aspects, ils ont tué, massacré au nom de leur divinité, celle qu’ils partagent avec ceux et celles qui lisent le même livre de « prières », du moins jusqu’à preuve du contraire et ils ont obligé cette merveilleuse ville, dynamique, sympa et accueillante comme peu d’autres en Europe, à trouver une réponse, qui se traduit par un slogan « No tinc por » … Admirable en soi, mais s’ils n’ont pas peur c’est qu’ils savent comment… lire la suite

Daniel Boutonnet

Bisounours et traîtres tout à la fois.

Mille

Cela prouve encore une fois, que ces manifestations avec des dirigeants qui accompagnent, savent qui les organisent puisqu’ils se sentent en sécurité.

franck

L’espagnol n’existe plus depuis longtemps, il s’agit juste d’un peuple genetiquement corrompu. 700 ans ont suffi pour detruire l’essence meme d’un peuple… L’espagne n’est plus un pays europeen.

miguel

Arrête de dire de conneries, le gar.

le Franc

« conneries » ? depuis que la californie est envahie de latinos, la Californie commence à parler de sécession.

le Franc

le problème c’est qu’on se les tape, en haut, avec la hidalgo, et en bas, avec le martinez ; on est pris en fourchette.

Gare

Franck, le grand historien qui sait tout.

plouc

d’ailleurs après chaque attentat musulman , ils en profitent pour faire le  » service après vente  » de l’ islam dans nos pays occidentaux !!!!

Anne Lauwaert

comme dit Charlie : « Islam = paix éternelle »