Joffrin ne comprend rien aux enjeux de la bataille de Verdun

Publié le 3 mars 2016 - par - 11 commentaires - 1 862 vues
Share
victoire_verdun_rodinStatue de Rodin à Verdun : Le génie ailé de la victoire soutient un soldat blessé.

Verdun ! Verdun ! En ce moment, il ne peut y avoir d’autres pensées. Toutes les âmes, tous les cœurs, sont tendus vers ces chants tragiques où se déploie jour et nuit, dans une inépuisable prodigalité d’héroïsme français, une bataille qui ne s’interrompra que pour un renouveau de fureur. Clemenceau (1)

Il y a cent ans commençait à Verdun une bataille héroïque franco-allemande, où la France déploya toutes ses forces morales et matérielles pour faire face à la plus formidable formation militaire allemande.

Témoignage concret d’une France forte de son Union Sacrée réussie, de la vaillance des fils de France, se remémorer Verdun et ses héros, c’est éveiller notre conscience patriotique, et nous ressourcer aux profondeurs de la volonté française quand la patrie est à nouveau menacée par des hordes barbares, islamiques cette fois, aidés dans leur projets par les endormeurs dont la seule œuvre est la déconstruction nationale.

Ces mêmes endormeurs qui accaparent les commémorations de la Grande Guerre pour dispenser leurs pensées perfides, anti-nationales, qui n’honorent pas les morts.

Face à ces menaces, ce centenaire nous invite à respecter la mémoire des fils de France, qui nous invitent par leur sacrifice à continuer le combat pour la patrie.

Ces actes de courage nous appellent à vivre les mots de Barrès, en hommage aux morts, et à se méfier de tout comportement oublieux des héros de la France :

Glorifier et défendre les victimes de la guerre ; protéger la mémoire des héros contre l’oubli. »

Nos soldats tombés pour la France ont méprisé la mort, ils n’ont pas méprisé la vie, ils l’aimaient. Sauvons du moins, à défaut de leurs corps, les pensées de leur âme. (6)

Verdun, bataille gigantesque débuta le 21 février 1916, par le déluge d’un million d’obus allemands sur les positions françaises, alors insuffisamment défendues, dégarnies pour grande partie de leur artillerie mobilisée sur d’autres fronts.

Les Allemands voulaient en faire le symbole de leur supériorité par une victoire fulgurante sur l’armée française.

Mais pourquoi Verdun ? Pour « saigner à blanc » l’infanterie française répond le général Von Falkenhayn. Maurice Barrès explicite :

Renverser une des citadelles de la France, celle qui fermait une des routes millénaires de l’invasion, s’ouvrir le chemin de notre capitale.(2)

L’état-major allemand s’imagine que la chute de Verdun sera l’écroulement de la France… L’Argonne et Verdun semblent toujours les Thermopyles de la France. (3)

L’état-major français n’a pas bien anticipé cette bataille. Malgré leur infériorité numérique du début, les poilus résistent tant bien que mal, puis finiront par repousser l’ennemi.

Tandis que les Allemands bénéficiaient de 9 voies de chemin de fer, les Français n’en disposaient que de deux. C’est l’unique route de Bar le Duc à Verdun, surnommée la Voie Sacrée par Barrès, qui va servir de voie principale de ravitaillement.

Face à une supériorité de la logistique et des troupes allemandes, c’est l’âme martiale et le courage du Poilu qui auront décidé de la victoire.

Ainsi en témoignent Clemenceau :

Ces inouïs poilus français porteurs d’un grand veto, devant lequel toute la bocherie en appétit de meurtres a dû s’arrêter…

Des hommes, rien que des hommes, que vous auriez croisés, hier, dans la rue, allant à leurs affaires, soudainement mués en héros invincibles. (4)

Et Barrès :

 La démonstration a raté. Ils avaient mesuré la puissance du choc et de la résistance, calculé tout ce qui se chiffre, l’âme leur échappait, ils n’avaient su apprécier ni le génie inventif, ni l’esprit de sacrifice des fils de France. (5)

Cependant, ce courage, cet esprit de sacrifice pour l’intérêt supérieur de la patrie n’est pas célébré dans les commémorations du centenaire de la Grande Guerre.
C’est au contraire un discours pacifiste, anti-national, méprisant envers l’esprit de sacrifice pour la patrie qui est véhiculé par les élites qui ont la charge des commémorations

Les poilus deviennent au mieux les victimes d’une idéologie mortifère, le nationalisme qui « est la guerre » comme le disait Mitterand.

Joseph Zimet, homme de gauche, mari de Rama Yade s’est vu confier par Nicolas Sarkozy les commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Dans le texte fondateur de son engagement « Commémorer la Grande Guerre (2014-2020) : propositions pour un centenaire international », Zimet souhaite une prise de conscience de la fin du cadre national pour subvenir aux besoins des citoyens et l’avènement d’un monde sans patrie défendu par Jaurès :

« Le Centenaire sera, à l’heure de la mondialisation, du culte de la subsidiarité et de la construction européenne, un examen de conscience révélateur de l’éloignement des citoyens de la Nation comme « corps mystique » auquel ils pouvaient être conduits à tout sacrifier.

Il réalisera peut-être la prophétie de Jean Jaurès (…) qui déclarait : Le jour où un seul individu humain trouverait, hors de l’idée de patrie, des garanties supérieures pour son droit, pour sa liberté, pour son développement, ce jour-là l’idée de patrie serait morte »

Dans « Verdun le crime nationaliste », Laurent Joffrin, décrit cette bataille comme le symbole même de l’absurdité de la guerre, de cet acharnement nationaliste qui ne parvient qu’à massacrer inutilement.

Joffrin ne comprend pas l’utilité de Verdun, la réponse est pourtant simple, pour rester français pardi !

« Ce n’est pas pour conquérir, ce n’est pas pour dominer, ce n’est pas pour asservir, la France combat pour son droit d’être, d’être toute selon son génie, et la main dans la main avec tous les peuples dignes de faire le droit, dignes de vivre la liberté, elle donne tout son sang, sûre d’une puissance infinie de toujours le renouveler »(4) écrivait Clemenceau, dans une définition intemporelle de la guerre légitime, celle qui permet de continuer dans son être.

Le nationalisme français n’a été la cause d’aucune guerre mondiale. C’est l’impérialisme germanique, rêvant de dominer l’Europe et le monde, qui a déclenché ces guerres de conquête sur ses voisins.

Ces élites n’envisagent le salut de l’homme que dans l’idéologie internationaliste, seule organisation capable d’assurer la paix et les droits des hommes. Pour le succès de cette idéologie, ces anti-patriotes épris du sort de l’Humanité en viennent à mépriser les souffrances et les aspirations de leurs propres concitoyens.

En réalité, derrière ces arguments pseudo-intellectuels, se cache une peur de l’effort, une peur de la guerre, et donc un pacifisme à toute épreuve, trahissant ceux de leurs communautés. Rien d’étonnant que ces mêmes personnages pervertissant la mémoire des héros français d’hier, attaquent aujourd’hui les idées patriotiques pour défendre l’invasion islamique et tiers-mondiste.

Ce que ces propagandistes ne diront pas, c’est ce que nous enseigne en premier Verdun, c’est la levée de tout le peuple français grandi dans l’Union Sacrée, pour défendre sa liberté face à ceux qui veulent la lui arracher.

Union magnifiquement décrite par Barrès :

Je connais des radicaux qui ne savent plus qu’une chose : l’honneur le salut de la France, et je suis un nationaliste qui préfère à tous mes amis le Français, fut-il plein de haine envers moi, qui peut être le plus utile dans cette minute à la patrie. J’aime les pauvres et les riches, les prêtres et les anti-prêtres, tous exposés pour la France à la ruée effroyable des Allemands qu’ils materont dans la boue sanglante de la Voivre. Clérical, anticlérical, radical, conservateur, monarchiste, républicain, ce sont les prénoms des poilus de la France. Français, c’est le nom de famille. P22-23

En témoigne l’exemple du colonel Emile Driant, député de Lorraine, écrivain et ancien militaire, engagé volontaire au début la guerre, comptera parmi les premières victimes de la bataille de Verdun. Il fait partie des 17 députés en activité tombés pendant cette guerre.

Avant de mourir, Emile Driant écrivait :

« Une nouvelle France est en train de se forger au sein de l’épreuve ; puisse la Tolérance, fille de la Liberté, rapprocher, fondre en une seule toutes les âmes françaises ! » (7)

En conclusion :

Pour la guerre deux choses sont importantes, l’âme martiale et l’organisation. Aujourd’hui les Français sont démunis sur ces deux points. L’exemple des ancêtres, les commémorations, doivent avoir en plus du recueillement le but de remobiliser cette âme guerrière. L’évocation et l’imprégnation des grands modèles de l’histoire ne peuvent qu’aider et affermir l’âme du Français, condition nécessaire de la victoire.

A l’époque, l’état-major, inégal, essayait tant bien que mal de gagner la guerre. Aujourd’hui, les élites de la nation, détruisent la France et s’attaquent aux idées patriotes. Il n’y a aucune organisation conséquente dévouée au salut de la France. C’est aux Français qui veulent continuer aujourd’hui le combat de leurs aïeux, dans une nouvelle Union Sacrée de prendre leur destin en main.

Enfin, il est insensé que les élites actuelles soutiennent les thèses des pacifistes, internationalistes, défaitistes de l’époque, qui ont failli nous faire perdre la guerre. Thèses actualisées aujourd’hui en prônant la soumission à un islam agressif.

Que ces élites soient présentes dans une société soumise à l’envahisseur est tout à fait normal car ces derniers ont besoin de ce genre de vils personnages pour maintenir la paix en pays conquis.

Mais dans une France libre, debout grâce aux sacrifices de patriotes, ces traitres qui occupent les hautes places de la société, sont illégitimes et ne doivent plus continuer l’infâme propagande de déconstruction nationale, notamment lorsqu’il s’agit de nous remémorer nos morts.

C’est aux patriotes de redonner du sens aux commémorations qui ne manqueront pas de continuer.

Olivier Fabre

  • L’homme enchaîné ; 13 mars 1916
  • L’âme française et la guerre : Verdun P IX
  • L’âme française et la guerre : Verdun P 3
  • L’homme enchaîné ; 1er mai 1916
  • L’âme française et la guerre : Verdun P 93
  • L’âme française et la guerre : Verdun P 63
  • Préface de 1915 de la Guerre Souterraine d’Emile Driant

 

Print Friendly, PDF & Email
Share

11 réponses à “Joffrin ne comprend rien aux enjeux de la bataille de Verdun”

  1. Mathieu dit :

    Mon pauvre olivier favre… z’êtes aussi abruti que joffrin lui-même, mais juste de l’autre coté de l’échelle idéologique de l’aveuglement et de la niaiserie…

    Un enfant de 9 ans a répondu avec brio à la question d’un journaleux « qu’est ce que ça signifie pour toi la première guerre mondiale ?… »
    Réponse lumineuse qui procède du génie fut donnée ainsi :  » C’était la guerre contre les français et les allemands ! »

    En fait, comme aujourd’hui, c’est toujours la même guerre. Celles d’une oligarchie avide, manipulatrice et luciférienne qui se bidonne lorsqu’elle réussi à déclencher des bains de sang afin de détruire les forces vives qui pourraient la menacer un jour. En billard ça s’appelle des coups en trois ou parfois même quatre bandes.

    C’est ça la guerre. Pas seulement une histoire de gros fric et de marchands de canons qui s’engraissent sur le dos des pauvres idiots manipulés qui y consentent. Vous saviez que la plupart des bouchers hauts gradés détenaient des actions des usines d’armement en portefeuille ?…

    Non, vous ne savez rien de rien, alors par pitié taisez-vous !

    • André Léo dit :

      Très juste! La guerre est toujours faite contre les Peuples, et trop souvent avec leur participation hurlante!
      Jaurès fut l’un des rares à n’avoir pas compris ça, en 1914, lui qui pensait empêcher la guerre en mobilisant « l’internationale socialiste » franco-allemande. Il sera tué par un « vilain » nationaliste qui voulait se battre contre le boche.
      Tous les pacifistes, tous, de Jésus, prophète baptiste, à Gandhi le bouddhiste, tous ont été assassinés par ceux contre qui ils auraient dû faire la guerre.

    • penelope dit :

      Vous faites les questions et les réponses. Vous prenez les gens pour des imbéciles au nom de votre idéologie pseudo pacifiste. Tout d’abord ce n’était pas la guerre contre les français et les allemands, c’était la guerre déclarée par l’Empire Germanique contre la France, l’Angleterre et tous ceux qui contestaient sa suprématie. De quel droit osez-vous intimer l’ordre de se taire à une tierce personne qui expose des faits historiques. Que vous ameniez de la controverse, c’est votre droit le plus strict, on appelle cela la liberté d’expression, mais de quel droit voulez-vous l’interdire aux autres. Exposez vos arguments, nul besoin d’insulter vos contradicteurs.

    • letram dit :

      Mathieu,
      Dommage que les centaines de milliers d’hommes, aussi niais que les Fournier, Péguy, Appolinaire qui pensaient qu’ils s’exposaient à la mort pour que vive la France, n’aient pu bénéficier de vos lumières et de celle de l’enfant de 9 ans dont vous parlez. Auraient-ils compris qu’ils étaient manipulés par des élites lucifériennes, ils se seraient bien gardés de se lancer dans l’aventure.
      Le niais c’est vous qui racontez les fables éculées des pacifistes de l’extrême gauche à l’extrême droite. Ce que vous cachez derrière votre prétendue science des complots, c’est votre crainte de l’affrontement et du choc. Si on aime sa patrie on doit être prêt à mourir pour qu’elle vive. C’est l’enseignement des poilus de Verdun. Si vous êtes patriote, honorez les et inspirez vous de leur force pour vous donner le courage qui semble vous manquer.

  2. pépé le putois dit :

    Déja, comprendre qui est joffrin, ses origines, permet de comprendre pourquoi c’est un traitre, une donneuse qui est un outil idiot mais utile a la solde de nos ennemis…

  3. penelope dit :

    Les (dé)généraux de l’époque n’avaient qu’un seul mot d’ordre : « en avant » alors qu’ils étaient bien planqués à l’arrière du front à l’exception d’une petite minorité. « Suivez-moi » est la devise des officiers de Tsahal, le courage et l’honneur ne se discutent pas. Pauvre Joffrin, tellement courageux dans son petit nid douillet, qui doit à nos grands-pères morts ou gravement mutilés de pouvoir vivre en paix (pour combien de temps encore avant le joug musulman) dans son propre pays.

  4. André Léo dit :

    « Sans le courage immense des Poilus, la guerre de 14 aurait dut être perdue » a écrit justement l’historien Pierre Miquel. (Relire Les Poilus ».)
    La guerre de 14 est le résultat de l’ambition économique de l’Empire d’Allemagne qui regroupait la Prusse et vingt cinq États, plus l’Autriche et la Hongrie. Et ce sont les visées expansionnistes de ces nouveaux « Empires Centraux » qui seront causes de la guerre. Le kaiser déclarera la guerre à la Russie, coupable de vouloir libérer les Balkans du joug turc-ottoman puis à la France, alliée de la Russie. L’incompétence coupable du sinistre Joffre et des dirigeants français fera le reste.
    Il faudra attendre les initiatives militaires et politiques d’un Clémenceau pour qu’enfin le « génie ailé de la victoire » change de camp.
    Tahure, Les Hurlus, Hypres, Saint-Vaast…. Verdun n’est pas l’unique lieu de boucherie inutile de cette guerre.
    Laurent Mouchard-Joffrin devrait se souvenir de ce qu’avait dit un Goncourt:
    « La guerre de 14-18 aura fait reculer le risque de révolution de plusieurs générations »

  5. Yves ESSYLU dit :

    On oublie l’incompétence des officiers supérieurs notamment Français qui ne savaient que sacrifier des vagues de soldats face au tir rasant des mitrailleuses avec des méthodes usitées au temps des fusils à un coup

  6. Naf Naf le grand méchant cochon dit :

    Mouchard c’est son vrai nom, ne comprends pas grand chose a grand chose de toute façon a mon humble avis

  7. Gérard dit :

    et dire qu’on qualifie aujourd’hui de « français » ceux qui partent pour la Syrie !!!!

    • penelope dit :

      Et oui, Français de papier mais ce gouvernement, l’extrême gauche, la gauche en général avec la complicité des media n’arrêtent pas de nous seriner la « nationalité » de ces individus exogènes pour mieux brouiller les cartes envers les vrais Autochtones de France. La nationalité Française a été et est toujours bradée alors qu’elle devrait être méritée. C’est devenue la cour des miracles, le marché aux esclaves, la vente aux enchères de ce bien précieux que nos ancêtres pensaient nous léguer en toute légitimité.