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Joffrin ne comprend rien aux enjeux de la bataille de Verdun

victoire_verdun_rodinStatue de Rodin à Verdun : Le génie ailé de la victoire soutient un soldat blessé.

Verdun ! Verdun ! En ce moment, il ne peut y avoir d’autres pensées. Toutes les âmes, tous les cœurs, sont tendus vers ces chants tragiques où se déploie jour et nuit, dans une inépuisable prodigalité d’héroïsme français, une bataille qui ne s’interrompra que pour un renouveau de fureur. Clemenceau (1)

Il y a cent ans commençait à Verdun une bataille héroïque franco-allemande, où la France déploya toutes ses forces morales et matérielles pour faire face à la plus formidable formation militaire allemande.

Témoignage concret d’une France forte de son Union Sacrée réussie, de la vaillance des fils de France, se remémorer Verdun et ses héros, c’est éveiller notre conscience patriotique, et nous ressourcer aux profondeurs de la volonté française quand la patrie est à nouveau menacée par des hordes barbares, islamiques cette fois, aidés dans leur projets par les endormeurs dont la seule œuvre est la déconstruction nationale.

Ces mêmes endormeurs qui accaparent les commémorations de la Grande Guerre pour dispenser leurs pensées perfides, anti-nationales, qui n’honorent pas les morts.

Face à ces menaces, ce centenaire nous invite à respecter la mémoire des fils de France, qui nous invitent par leur sacrifice à continuer le combat pour la patrie.

Ces actes de courage nous appellent à vivre les mots de Barrès, en hommage aux morts, et à se méfier de tout comportement oublieux des héros de la France :

Glorifier et défendre les victimes de la guerre ; protéger la mémoire des héros contre l’oubli. »

Nos soldats tombés pour la France ont méprisé la mort, ils n’ont pas méprisé la vie, ils l’aimaient. Sauvons du moins, à défaut de leurs corps, les pensées de leur âme. (6)

Verdun, bataille gigantesque débuta le 21 février 1916, par le déluge d’un million d’obus allemands sur les positions françaises, alors insuffisamment défendues, dégarnies pour grande partie de leur artillerie mobilisée sur d’autres fronts.

Les Allemands voulaient en faire le symbole de leur supériorité par une victoire fulgurante sur l’armée française.

Mais pourquoi Verdun ? Pour « saigner à blanc » l’infanterie française répond le général Von Falkenhayn. Maurice Barrès explicite :

Renverser une des citadelles de la France, celle qui fermait une des routes millénaires de l’invasion, s’ouvrir le chemin de notre capitale.(2)

L’état-major allemand s’imagine que la chute de Verdun sera l’écroulement de la France… L’Argonne et Verdun semblent toujours les Thermopyles de la France. (3)

L’état-major français n’a pas bien anticipé cette bataille. Malgré leur infériorité numérique du début, les poilus résistent tant bien que mal, puis finiront par repousser l’ennemi.

Tandis que les Allemands bénéficiaient de 9 voies de chemin de fer, les Français n’en disposaient que de deux. C’est l’unique route de Bar le Duc à Verdun, surnommée la Voie Sacrée par Barrès, qui va servir de voie principale de ravitaillement.

Face à une supériorité de la logistique et des troupes allemandes, c’est l’âme martiale et le courage du Poilu qui auront décidé de la victoire.

Ainsi en témoignent Clemenceau :

Ces inouïs poilus français porteurs d’un grand veto, devant lequel toute la bocherie en appétit de meurtres a dû s’arrêter…

Des hommes, rien que des hommes, que vous auriez croisés, hier, dans la rue, allant à leurs affaires, soudainement mués en héros invincibles. (4)

Et Barrès :

 La démonstration a raté. Ils avaient mesuré la puissance du choc et de la résistance, calculé tout ce qui se chiffre, l’âme leur échappait, ils n’avaient su apprécier ni le génie inventif, ni l’esprit de sacrifice des fils de France. (5)

Cependant, ce courage, cet esprit de sacrifice pour l’intérêt supérieur de la patrie n’est pas célébré dans les commémorations du centenaire de la Grande Guerre.
C’est au contraire un discours pacifiste, anti-national, méprisant envers l’esprit de sacrifice pour la patrie qui est véhiculé par les élites qui ont la charge des commémorations

Les poilus deviennent au mieux les victimes d’une idéologie mortifère, le nationalisme qui « est la guerre » comme le disait Mitterand.

Joseph Zimet, homme de gauche, mari de Rama Yade s’est vu confier par Nicolas Sarkozy les commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Dans le texte fondateur de son engagement « Commémorer la Grande Guerre (2014-2020) : propositions pour un centenaire international », Zimet souhaite une prise de conscience de la fin du cadre national pour subvenir aux besoins des citoyens et l’avènement d’un monde sans patrie défendu par Jaurès :

« Le Centenaire sera, à l’heure de la mondialisation, du culte de la subsidiarité et de la construction européenne, un examen de conscience révélateur de l’éloignement des citoyens de la Nation comme « corps mystique » auquel ils pouvaient être conduits à tout sacrifier.

Il réalisera peut-être la prophétie de Jean Jaurès (…) qui déclarait : Le jour où un seul individu humain trouverait, hors de l’idée de patrie, des garanties supérieures pour son droit, pour sa liberté, pour son développement, ce jour-là l’idée de patrie serait morte »

Dans « Verdun le crime nationaliste », Laurent Joffrin, décrit cette bataille comme le symbole même de l’absurdité de la guerre, de cet acharnement nationaliste qui ne parvient qu’à massacrer inutilement.

Joffrin ne comprend pas l’utilité de Verdun, la réponse est pourtant simple, pour rester français pardi !

« Ce n’est pas pour conquérir, ce n’est pas pour dominer, ce n’est pas pour asservir, la France combat pour son droit d’être, d’être toute selon son génie, et la main dans la main avec tous les peuples dignes de faire le droit, dignes de vivre la liberté, elle donne tout son sang, sûre d’une puissance infinie de toujours le renouveler »(4) écrivait Clemenceau, dans une définition intemporelle de la guerre légitime, celle qui permet de continuer dans son être.

Le nationalisme français n’a été la cause d’aucune guerre mondiale. C’est l’impérialisme germanique, rêvant de dominer l’Europe et le monde, qui a déclenché ces guerres de conquête sur ses voisins.

Ces élites n’envisagent le salut de l’homme que dans l’idéologie internationaliste, seule organisation capable d’assurer la paix et les droits des hommes. Pour le succès de cette idéologie, ces anti-patriotes épris du sort de l’Humanité en viennent à mépriser les souffrances et les aspirations de leurs propres concitoyens.

En réalité, derrière ces arguments pseudo-intellectuels, se cache une peur de l’effort, une peur de la guerre, et donc un pacifisme à toute épreuve, trahissant ceux de leurs communautés. Rien d’étonnant que ces mêmes personnages pervertissant la mémoire des héros français d’hier, attaquent aujourd’hui les idées patriotiques pour défendre l’invasion islamique et tiers-mondiste.

Ce que ces propagandistes ne diront pas, c’est ce que nous enseigne en premier Verdun, c’est la levée de tout le peuple français grandi dans l’Union Sacrée, pour défendre sa liberté face à ceux qui veulent la lui arracher.

Union magnifiquement décrite par Barrès :

Je connais des radicaux qui ne savent plus qu’une chose : l’honneur le salut de la France, et je suis un nationaliste qui préfère à tous mes amis le Français, fut-il plein de haine envers moi, qui peut être le plus utile dans cette minute à la patrie. J’aime les pauvres et les riches, les prêtres et les anti-prêtres, tous exposés pour la France à la ruée effroyable des Allemands qu’ils materont dans la boue sanglante de la Voivre. Clérical, anticlérical, radical, conservateur, monarchiste, républicain, ce sont les prénoms des poilus de la France. Français, c’est le nom de famille. P22-23

En témoigne l’exemple du colonel Emile Driant, député de Lorraine, écrivain et ancien militaire, engagé volontaire au début la guerre, comptera parmi les premières victimes de la bataille de Verdun. Il fait partie des 17 députés en activité tombés pendant cette guerre.

Avant de mourir, Emile Driant écrivait :

« Une nouvelle France est en train de se forger au sein de l’épreuve ; puisse la Tolérance, fille de la Liberté, rapprocher, fondre en une seule toutes les âmes françaises ! » (7)

En conclusion :

Pour la guerre deux choses sont importantes, l’âme martiale et l’organisation. Aujourd’hui les Français sont démunis sur ces deux points. L’exemple des ancêtres, les commémorations, doivent avoir en plus du recueillement le but de remobiliser cette âme guerrière. L’évocation et l’imprégnation des grands modèles de l’histoire ne peuvent qu’aider et affermir l’âme du Français, condition nécessaire de la victoire.

A l’époque, l’état-major, inégal, essayait tant bien que mal de gagner la guerre. Aujourd’hui, les élites de la nation, détruisent la France et s’attaquent aux idées patriotes. Il n’y a aucune organisation conséquente dévouée au salut de la France. C’est aux Français qui veulent continuer aujourd’hui le combat de leurs aïeux, dans une nouvelle Union Sacrée de prendre leur destin en main.

Enfin, il est insensé que les élites actuelles soutiennent les thèses des pacifistes, internationalistes, défaitistes de l’époque, qui ont failli nous faire perdre la guerre. Thèses actualisées aujourd’hui en prônant la soumission à un islam agressif.

Que ces élites soient présentes dans une société soumise à l’envahisseur est tout à fait normal car ces derniers ont besoin de ce genre de vils personnages pour maintenir la paix en pays conquis.

Mais dans une France libre, debout grâce aux sacrifices de patriotes, ces traitres qui occupent les hautes places de la société, sont illégitimes et ne doivent plus continuer l’infâme propagande de déconstruction nationale, notamment lorsqu’il s’agit de nous remémorer nos morts.

C’est aux patriotes de redonner du sens aux commémorations qui ne manqueront pas de continuer.

Olivier Fabre

  • L’homme enchaîné ; 13 mars 1916
  • L’âme française et la guerre : Verdun P IX
  • L’âme française et la guerre : Verdun P 3
  • L’homme enchaîné ; 1er mai 1916
  • L’âme française et la guerre : Verdun P 93
  • L’âme française et la guerre : Verdun P 63
  • Préface de 1915 de la Guerre Souterraine d’Emile Driant