Maintenant, l'heure est venue de demander des comptes au bâtonnier Vannier

HenriqueVannier« Joseph, arrête tout de suite ! Pose ce pistolet, voyons. Ne le retourne pas contre toi. Sauve ta vie après avoir sauvé la mienne. Je regrette ce qui s’est passé. Je suis allé trop loin. On va essayer de t’aider et tu vas garder ta place parmi nous. Il y a un malentendu. Il faut qu’on parle… »
Telles sont les paroles que le bâtonnier Henrique Vannier a prononcées après avoir été blessé par Joseph Scipilliti. Non ?… Il ne les a pas dites, il n’a rien dit ?… Et pourtant il a largement eu le temps de les prononcer, ou d’autres, similaires, avant que Joseph Scipilliti ne se tire une balle dans la bouche, il a eu huit minutes. Huit minutes, c’est long, on a le temps de sauver la vie d’un homme qui a eu tort de tirer certes mais qui est dans une situation désespérée…
Pour les huit minutes, c’est par ici : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/fusillade-a-melun-il-m-a-tire-dessus-a-quatre-reprises-je-suis-un-miracule-explique-henrique-vannier-le-batonnier-rescape-7780372939
ou ici :
http://www.liberation.fr/france/2015/11/04/le-batonnier-de-melun-depuis-six-mois-je-disais-a-mes-proches-que-j-etais-en-danger_1411303
et encore là :
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/batonnier-agresse-a-melun/video-j-ai-leve-les-yeux-et-son-arme-etait-braquee-sur-mon-coeur-le-batonnier-de-melun-raconte-la-tentative-d-assassinat-dont-il-a-fait-l-objet_1164171.html#xtor=EPR-51-[video-j-ai-leve-les-yeux-et-son-arme-etait-braquee-sur-mon-coeur-le-batonnier-de-melun-raconte-la-tentative-d-assassinat-dont-il-a-fait-l-objet_1164171]-20151107-[bouton]
Mais pendant ces huit minutes, de son propre aveu, le bâtonnier Henrique Vannier n’a lutté que pour conserver sa propre vie. Il a parlé de téléphoner à sa mère, il a parlé de ses fils Jules et Théo. Mais quel hâbleur que ce Vannier ! Il a demandé à Joseph Scipilliti d’épargner son visage pour que ses deux fils puissent le revoir. Il est fier de sa figure, ce bâtonnier, avec la fine moustache qui la barre. Joseph Scipilliti lui a laissé la vie sauve lorsqu’il a su que Vannier avait deux fils de sept et dix ans.
Le bâtonnier Henrique Vannier, qui a eu une vraie conversation avec Joseph Scipilliti après avoir été blessé aurait pu, puisque l’usage de la parole était resté intact chez lui, en profiter pour détourner Joseph Scipilliti de sa volonté de suicide. Il en a eu le temps. Il l’a observé s’asseoir, boire et prendre des cachets « pour se donner le courage d’en finir » dit Henrique Vannier. Curieuse explication, comment des cachets peuvent-ils donner ce courage ? Existe-t-il seulement de ces cachets à effet immédiat ?…Il est impossible de croire un mot de cette explication. Mais Henrique Vannier l’a vu se préparer à en finir. Il l’a vu mettre le canon de son arme dans sa bouche. Il aurait pu jusqu’à ce moment là d’un cri, d’un geste, l’arrêter.
Non seulement il n’a rien tenté, mais de plus, dit-il, il a détourné le regard, « pour ne pas culpabiliser ». Il ne l’a pas regardé se tirer une balle dans la bouche. Joseph Scipilliti est mort tout seul, sans le regard d’un autre homme. « Ne pas culpabiliser » : c’est dont que le bâtonnier Vannier reconnaît qu’il y avait matière. En effet. D’abord, cet homme venait de lui laisser la vie sauve. Il aurait pu lui en avoir une certaine reconnaissance, qui l’aurait conduit, lui Vannier, à essayer de sauver Joseph Scipilliti à son tour. Mais cela ne l’intéressait pas. Il n’a rien dit, rien tenté. Alors que toute personne normalement constituée en voyant un homme se mettre une arme dans la bouche, normalement accomplit tout ce qui peut l’être pour le détourner de son acte.
Détourner quelqu’un de sa volonté de suicide, c’est ce à quoi on peut spécialement s’attendre entre deux personnes réunies par la même profession et d’autant plus de la part d’un bâtonnier à son confrère. Cela ressemble un peu à de la non assistance à personne en danger. Et que faisait le secrétariat pendant ce temps ? Trois ou quatre coups de feu, cela s’entend ? La secrétaire, celle qui avait dit à Henrique Vannier qu’il avait la visite de Joseph Scipilliti, était-elle tétanisée et cachée sous son bureau ?… Son portable n’avait plus de batterie pour appeler les secours, toujours présents dans un tribunal ?…
Le bâtonnier de l’ordre des avocats, c’est celui qui aide les autres avocats de son barreau dans toutes leurs difficultés professionnelles. C’est celui qui prend leur défense lorsqu’il y a matière. C’est peu dire que de dire que le bâtonnier Vannier n’a jamais pris la défense de l’avocat Joseph Scipilliti, qui explique très bien cela dans le texte qu’il a laissé, « Journal indélicat », malheureusement inachevé. Pages 111, 112, 113, 114.
Journal indélicat (Enregistré automatiquement)
Non seulement Vannier ne l’a jamais aidé, mais il lui a mis les bâtons dans les roues. Par exemple dans ses relations avec le greffe. Certains greffiers parait-il ne faisaient leur travail que si on les honorait de petits cadeaux. Le bâtonnier non seulement n’est pas intervenu pour que les gens qui déshonorent la profession de greffier renoncent à ce comportement, mais encore il a blâmé Joseph Scipilliti d’avoir réagi. Il l’a également blâmé d’avoir protesté contre des irrégularités commises par le greffe et bloquant la rémunération de l’aide judiciaire. Selon ce Journal, Vannier est même allé jusqu’à demander à la secrétaire de ne plus donner de commissions d’office à Joseph Scipilliti. Il a aussi fait bloquer des fonds qui devaient lui être versés par la CARPA.
C’est cette résistance de Joseph Scipilliti à des auxiliaires de justice qui mettent les bâtons dans les roues des avocats, que le conseil de l’ordre a appelés « manquements déontologiques ». Ce sont également ses appels adressés au bâtonnier. Selon Joseph Scipilliti, les bâtonniers qui se succédaient ne faisaient pas ce pourquoi ils existent, la défense des avocats. Et finalement le bâtonnier Vannier et son conseil de l’ordre sont allés jusqu’à intenter une action disciplinaire contre Joseph Scipilliti, dont ce dernier dit dans son journal qu’il aurait fallu une centaine de pages pour décortiquer l’acte introductif. Et à faire prononcer contre Joseph Scipilliti une interdiction d’exercer sa profession pendant trois ans, ce qui est pour un avocat, surtout à 63 ans âge auquel un changement de profession est difficile voire impossible, une véritable condamnation à mort. Décision dont Joseph Scipilliti avait fait appel car il y avait plusieurs irrégularités et causes de nullités. En particulier, il avait été jugé en son absence…
On peut d’ailleurs se demander si cette procédure disciplinaire est légitime. Certes l’intention de départ n’était pas mauvaise, faire juger l’avocat par ses pairs, en toute discrétion. Mais rien ne l’abrite de l’arbitraire. Ces conseils régionaux de discipline ne constituent-ils pas tout simplement des tribunaux d’exception, de triste mémoire ?… Il faut savoir qu’un avocat peut être poursuivi pour simplement n »être pas à jour de sa cotisation. Ou pour être arrivé en retard à une audience, car il faut parfois être à la même heure dans plusieurs juridictions différentes.
On ne peut qu’être troublé par cet acharnement envers Joseph Scipilliti et on ne peut qu’espérer qu’une commission ad hoc examinera toutes les ficelles de sa condamnation à trois ans d’interdiction de l’exercice de sa profession et que peut-être, le bâtonnier Henrique Vannier et ses conseils seront conduits à rendre des comptes. Vannier explique qu’il avait été menacé par Scipilliti. Si ces menaces étaient de mettre en lumière le dysfonctionnement de la justice à Melun, ce n’étaient pas des menaces, c’était le devoir de tout avocat ayant un minimum d’éthique de s’élever contre ces dysfonctionnements et de chercher à les corriger, dans l’intérêt des justiciables.
Extrêmement curieuses également sont les différentes versions données de l’acte de Joseph Scipilliti par Vannier et qu’on trouve sur google. Dans l’une il dit :
« Il pointait une arme sur moi et il m’a dit : ‘Ne bouge plus’. Et lorsqu’il m’a dit ‘ne bouge plus’, j’ai fait le contraire et j’ai bougé, je me suis battu comme un lion. J’ai pris tout ce que j’avais sous la main, papiers, documents, pour le désarmer. Il m’a manqué un quart de seconde et il a tiré ». On se croirait dans un film de cape et d’épée, avec le bâtonnier en héros paré de son panache blanc.
Dans l’autre, il ne parle plus du tout de sa résistance. Il est resté immobile. Joseph Scipilliti aurait visé le coeur et tout de suite tiré. Défense active, ou immobilité ? Ces deux versions sont contradictoires et on espère que la police saura les démêler. Vannier semble juste occupé à travailler son image, légèrement ternie, pour continuer à plaire à ceux, confrères, médias, qui le soutiennent. Dans ce cas il pourrait bien changer encore sa version et en donner une troisième, pas davantage fiable que les autres. On l’attend avec impatience… Mais il faudra bien qu’on tranche entre ces différentes versions.
Car il faudra bien que Henrique Vannier soit entendu. Peut-être aura-t-il des comptes à rendre. Un homme a été conduit à se donner la mort. Ce n’est pas rien. Les personnes légitimement indignées et bouleversées par cette mort refusent l’indifférence ou l’oubli, qui seraient une seconde mort. Il faudra qu’on sache exactement pourquoi et comment Joseph Scipilliti a été conduit à cette tragédie.
En attendant, sur le site de l’ordre des avocats de Melun, le nom de Joseph Scipilliti a déjà été effacé : http://www.barreau-melun.org/avocats/annuaire
C’est comme s’il n’avait jamais existé. Ils effacent plus vite que l’éclair. Pas même une minute de silence pour leur pair, au delà de la mort. C’est un peu raide.
Sophie Durand

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23 Commentaires

  1. Henrique Vannier est responsable de la mort sociale de Joseph Scipilliti, mort sociale qui a poussé ce dernier à se suicider. De fait Henrique Vannier est aussi responsable de la mort physique de Joseph Scipilliti.
    Oui, l’heure est venue de demander des comptes au bâtonnier Vannier.

    • oui il faut qu il paie c est de sa faute si cela est arrivé quand on pousse les gents a bout par connerie voila se qui arrive et croyez moi moi aussi j aurai eu envie de tuer une certaine personne qui ma fait beaucoup de mal et qui ma détruit toute ma vie ,mes la justice n est jamais juste c toujours le petit qui trinque quand il a pas les moyens de se défendre ,a cosse de juge pourri des personne perdent tout dans leur vie et se retrouve un beau jour SDF par des crevures de juge qui ne sont pas juste ni impartial.honte a VANNIER une crevure et je comprend pas comment il fait pour se regarder dans un miroir sa tronche me revient pas on voit un pourri .Et j espère qu il y aura une justice pour ce traître .paix a l âme de maître scipilliti de tout cœur avec lui

  2. Je pense que c’est mieux que ce maudit batonnier ne soit pas mort car devant Dieu l’avocat n’aurait pas sauve sa tete. Tu ne tueras point ! Il ne l’a que blesse! Et la et la difference fondamentale. A present, il faudra savoir ce qui a engendre une telle situation car ces petits salauds qui tuent en manipulant les gens par ces systemes administratifs, juridiques pour casser et detruire les francais jusqu’a les pousser au desepoir. C’est a quoi jouent les trous du cul lorsqu’ils ont un petit pouvoir et qu’ils en abusent.

    • tu ne tueras point sauf …en légitime défense !
      la légitime défense doit être proportionnée à l’attaque
      l’attaque sournoise de vannier qui consiste à tuer un homme via son suicide forcé a mené à la mort effective d’un homme
      l’avocat aurait pu lui ôté aussi la vie tout en invoquant la légitime défense devant le créateur
      de plus la mort de ce bâtonnier aurait pu aussi éviter qu’il récidive dans l’avenir, ce qui n’est pas dit car il a reprit santé bien rapidement !

  3. Quand tu as 3 balles dans le cornet, que le tireur se suicide t’es bien égal, tu penses plus à ta vie qu’à la sienne ! Il faut arrêter de dire des conneries, l’objectivité manque dans ce post, malgré la noirceur du magistrat gaucho.

  4. ouais… j’ai écouté ce pleurnichard sur RTL, qui répondait à “MOF, appelez-moi MOF“, en chialant sur lui-même…
    ce “MOF“ qui s’est cru obligé de proférer l »insulte suprême en qualifiant Joseph de “extrême-droite“… (et l’extrême-connerie, c’est quoi ?…).
    ce bâtonnier qui fanfaronne comme un “vainqueur“ alors que ses pleurs signent le mec qui se « chie encore dessus rien qu’en y pensant“, n’a pas eu un seul mot de la plus élémentaire compassion à l’endroit d’un être qui venait de se sacrifier sous ses yeux en l’épargnant.
    ce mec est pourri jusqu’à l’os, c’est évident ! c’est la VIE qui le lui fera payer !
    -« La terre promet au ciel que tous les secrets seront connus » (proverbe Serbe)

  5. Même pas sûr que Joseph Scipilliti ait voulu tirer sur Vannier !
    il lui dit ne bouge plus et l’autre bouge dans tous les sens et lui balance tout ce qu’il trouve à sa portée OBLIGEANT maître Scipilliti à tirer !
    si cela se trouve Joseph Scipilliti voulait peut être simplement que le bâtonnier s’assoit et assiste à son suicide après lui avoir expliquer qu’il en était responsable…
    Quoi qu’il en soit Vannier a eu la vie sauve par Scipilliti volontairement alors que ce triste personnage a préparé volontairement tout ce qui allait mener au suicide de l’avocat.
    tuer un homme c’est mal. le pousser au suicide c’est abject !

  6. On peut penser ce qu’on veut, plusieurs choses sont certaines :
    – il y a eu mort d’homme, les flics doivent enquêter.
    – tout le monde a déjà été dans une administration et lorsque ce type constate les dérives des « poules qui se mettent un doigt en gloussant »… ben on sait que c’est très très crédible. C’est l’état d’enquêter et de faire passer devant les conseils de discipline.
    – quand à l’attitude des juges… faisons confiance au conseil supérieur de la magistrature….. (c’est ironique bien entendu) : sortez la guillotine !

  7. Ce Vannier à la tête d’un chef de clan manouche. Comme tout ces avocats qui ont pignons sur rue il se croit tout permis , pour eux le droit est fait pour être tordu.

  8. Je souhaiterais lire cette affaire au delà du camp partisan. Je précise ma pensée.
    J’ai lu le journal posthume de Maître Scipilliti.
    J’ai eu la confirmation de faits similaires que j’ai rencontré dans ma vie. A savoir, en résumé de façon caricaturale, que l’argent et les intérêts dictés par l’égo détruisent tout.
    Résister au Système, c’est se condamner au désespoir. Ce désespoir conduit à des actes fous et à sa propre destruction (je pense à Dominique Venner, aussi).
    Selon moi, ce désespoir doit dicter l’action, même si souvent c’est l’inaction qu’il génère^^.
    L’action c’est couper le Système de sa substance : l’argent.
    L’action c’est se dépouiller, vivre du minimum, viser l’auto-suffisance maximale. (conserver de quoi payer sa taxe foncière et sa connexion au monde)

  9. Eh bien, je ne suis pas d’accord avec cet article…
    Les différentes versions données portent à confusion, mais je continue à penser que l’avocat devait disposer d’une arme à tirer dans les coins, car il a, parait-il, clairement visé le cœur, et tiré de suite, sauf que le coup est parti dans le cou…
    Je ne me suis – jusqu’à aujourd’hui – encore jamais fait tirer dessus, mais je pense pouvoir affirmer que, si tel était le cas, ma première pensée ne serait sûrement pas de sauver à tout prix la vie de mon canardeur….C’est humain, quoi, imaginez-vous avec 3 balles dans le cou, crieriez-vous : « Ne te tue pas! Je vais t’arranger le coup! » à votre meurtrier, même s’il était auparavant votre victime?
    Loin de moi l’idée de défendre le bâtonnier qui me paraît une franche crapule, mais je me demande encore comment l’avocat pouvait détenir une arme à feu. Et s’il avait toutes les raisons du monde d’être désespéré, cela n’en fait tout de même pas à mes yeux un héros qui aurait « sauvé la vie » du bâtonnier, simplement en ne lui infligeant pas des blessures mortelles. Une victime, oui. Un saint, faut pas pousser…

    • Tout à fait d’accord !
      Chaque suicidé, c’est un dissident en moins, donc un combattant perdu !
      Il est impératif de rester en vie, sinon quel affreux message de désespoir en forme de cul de sac envoie-t-on à ses semblables !
      Je ne pourrais jamais tenter de justifier cela, j’en suis incapable.
      On est en vie, on en prend plein le c…. mais on doit rester en vie.

    • @Hellène
      Vous oubliez plusieurs choses. D’abord, que Vannier était le bâtonnier. Un bâtonnier a pour rôle d’apaiser les conflits. Il doit se comporter en quelque sorte « en bon père de famille » (très ancienne notion juridique qui n’est plus utilisée et c’est dommage) vis à vis de tous les autres avocats, sans exception. Et garder son calme en toutes circonstances.
      Vous oubliez aussi que Vannier et Scipilliti se côtoyaient depuis plus de vingt ans. Ils auraient dû être deux vieux amis.
      Entre deux personnes ordinaires, les conseils autorisés sont, quand on se trouve en face d’une personne armée et décidée à en découdre, de lui parler, de chercher à la calmer, de chercher à la détourner de son intention funeste…
      Alors a fortiori entre le bâtonnier et un avocat de son barreau, qui se connaissent depuis des lustres, il n’y a pas photo comme on dit…sauf peut-être si entre les deux il y a une haine inexpiable, cultivée et entretenue par le premier…
      PS ai-je dit quelque part que J Scipilliti était un saint ?

    • @ Hélene,
      Je vais tenter de vous répondre.
      A minima, Me Joseph Scipilliti pouvait légalement disposer d’un revolver .38, le genre arme de collection (antérieures à 1900 libre à la vente en cat D2) ;
      Exemple, sur n’importe quelle bourse aux armes on trouve de très beaux exemplaires en parfait état de marche : http://www.naturabuy.fr/Revolver-Smith-Wesson-Safety-Hammerless-cal-32S-W-1er-modele-NEUF-169–item-2876798.html
      Il n’y a pas « différentes versions » ou du moins contradictoires, le bâtonnier ayant beau jeu de raconter tout ce qu’il veut.
      Étant tireur sportif (TAR armes de poing et d’épaule) je pense avec quasi certitude que pour ne pas tuer à bout portant il faut déjà sacrément le vouloir. Il est bien plus difficile à bout portant ( entre 1 et 4 mètres ) de blesser que de tuer.
      Deux choses sont sûres : 1. le bâtonnier dit être presque déjà remis – une première s’il a vraiment été criblé de 4 balles ! – , 2. Me Joseph Scipilliti disposait a minima de six balles (voire bien plus s’il avait des munitions supplémentaires, elles sont vendues par boite de 20 ) et ce dernier n’a pas achevé son ennemi mais il s’est donné la mort. TOUT le reste n’est à présent que pure littérature.
      Personnellement je pense le bâtonnier s’est fait littéralement dessus lorsque Me Scipilliti a pointé son arme sur lui. Le premier a dû essayer de vendre sa peau à genoux – et j’imagine combien il est doit être professionnellement talentueux à cette fin -, le second a probablement plaidé sans aucun fard la nature définitive de son dernier acte sur Terre…

    • Hellène,
      D’abord je vous trouve très naïve quand vous vous demandez comment un avocat peut posséder une arme à feu, sachant que le nombre d’armes estimé pour notre pays est d’environ 20 millions si l’on considère les armes légales déclarées en préfecture par les chasseurs et les tireurs sportifs (et c’est très bien comme ça) et les armes illégalement détenues par des collectionneurs qui sont en général d’honnêtes citoyens et ensuite toute la racaille de banlieue dont le stock militaire ne cesse de s’accroitre grâce à l’incroyable laxisme ou la complaisance si ce n’est la complicité de ceux qui nous gouvernent . Par contre je suis assez d’accord avec vous sur le fait que quelqu’un qui vient de se prendre plusieurs balles dans la peau n’ait pas forcément envie de sauver la personne qui vient de lui tirer dessus, même si je considère que la seule victime dans cette affaire est l’avocat Joseph Scipilliti qui, pour en arriver à cette solution radicale et irréversible a dû être vraiment harcelé et persécuté depuis fort longtemps par ce « charmant monsieur » qui est sur la photo.

  10. Je pense que s’il l’a laissé crever plutôt que d’essayer de le convaincre de ne pas se tuer, c’est précisément parce que dans sa tête, dans son subconscient, il était déjà mort d’une certaine manière ; et pour cause, c’est lui qui avait mis les derniers coups fatals à sa fin sociale. Pour Vannier, la mort de Scipilitti était comme dans l’ordre des choses, comme un fait accompli.
    J’ai pensé également moi-même hier à l’argument de fond de cet article et bien évidemment, même si je regrette l’acte de cet avocat qui aurait du appeler à l’aide de ses amis, sa famille et ses clients, il est indéniable que malgré ses blessures, le bâtonnier s’est rendu coupable de non assistance à personne en danger. L’absence de réaction n’est pas due au traumatisme subi, comme le soutient Hellène plus bas, mais bel et bien selon moi au fait que ce suicide arrangeait bien le bâtonnier qui ne pouvait pas avoir la conscience tranquille, et qu’elle était en quelque sorte déjà actée au moins du point de vue social.
    Que j’ai espéré durant cet article découvrir quelque information sur une démarche judiciaire lancée contre ce Vannier ; mais non, il n’y a là qu’incantations, que je partage naturellement, mais avec dépit.

    • @Herbert Sogno
      «  »Que j’ai espéré durant cet article découvrir quelque information sur une démarche judiciaire lancée contre ce Vannier ; » »
      Ah oui alors, si cela pouvait inspirer quelqu’un.

  11. Merci pour les informations concernant le 38 et les munitions qui vont avec. Comme on dit : ça peut toujours servir.
    Ne pas tuer en étant à une distance que vous supposez être entre 1 et 4 m, il faut être plus que mauvais tireur, on est dangereux pour soit-même. Le résultat nous le confirme … hélas ! Le bâtonnier est rentré chez lui après une semaine de soins, qui peut croire qu’il a reçu 4 balles de 38 ? Je prends le pari que quelqu’un qui en reçoit autant ne sort pas aussi vite de l’hosto. (regardez bien la balle, elle fait environ 10 gr !)

    @ SOULAS : N’insultez pas les manouches, beaucoup sont des gens bien ! Il ressemble plus à un mafieux des pays de l’Est.

    @ exomil : Tout à fait d’accord avec vous, ce type est abject ! S’il oubliait de regarder au moment de traverser et qu’un camion arrive, ce ne serait pas de chance pour le camionneur.

  12. Pour mémoire : les « Ordres » (des médecins, avocats, architectes, etc.) ont été créés en 1942 par le gouvernement de Vichy — que personne ne l’oublie ! Sur les formulaires d’inscription de l’époque il était demandé de préciser si l’on était juif ou non (j’en détiens un exemplaire original pour preuve), c’est dire dans quel esprit les « ordres » ont été créés… Ce système inquisitoire se fait justice lui-même au sein de ses loges ; les règlements de comptes entre confrères (concurrents pour la plupart) sont par conséquent inévitables. Ce fut le cas pour Joseph Scipilliti : la lecture attentive de son « Journal indélicat » rend inexplicable sa radiation pour trois ans. À noter que les « Ordres » n’existent pas dans le monde anglo-saxon.

    • @Jean Ducluzeau
      Aaaaah non, vous vous trompez !…
      Pour les avocats l’ordre n’a PAS été créé par Vichy, il a « juste » été règlementé, et les Juifs exclus. Mais il existait bien avant.
      On considère que c’est Louis XIV qui a créé l’ordre des avocats. Le Bâtonnier depuis le Moyen Age existait, il tenait le bâton de la confrérie des avocats dans les processions.
      Mon arrière grand père a été bâtonnier au XIX ème siècle…
      Pour les autres ordres, je demande à vérifier, mais je crois que l’ordre des médecins existait aussi depuis belle lurette.

      • Désolé pour avoir étendu aux avocats et médecins ce qui est exact pour les architectes : « L’Ordre des architectes a été créé en France d’après un projet de Jean Zay, ministre de l’Instruction publique dont dépendait alors la direction des Beaux-Arts (qui est devenu le ministère de la Culture). Ce projet est devenu effectif par une loi, promulguée le 31 décembre1940 par le Régime de Vichy […] La loi de 1940, validée par une ordonnance de 1945, crée l’Ordre des architectes » (Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_l'Ordre_des_architectes). Et même là j’ai fait une erreur en mentionnant 1942 au lieu de 1940. Mais cet Ordre-là est bien vichyiste.
        Le reste de mon commentaire précédent explique en partie le pouvoir parfois nauséabond qu’exercent les Ordres professionnels en France.

        • @Jean Ducluzeau
          Pas grave votre erreur, merci de votre honnêteté. Moi même j’ai fait une erreur : l’ordre des avocats est encore plus ancien que Louis XIV. A Metz, il y avait un ordre des avocats vers 1306.
          Mais l’ordre peut ne pas être « nauséabond », surtout s’il a un bâtonnier qui fait bien son travail au service de ses confrères…cela existe.

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