Jospin au Conseil constitutionnel : le PS pour la retraite à 82 ans

Publié le 15 décembre 2014 - par - 1 763 vues
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TCHOJospinJospin vient d’être nommé au Conseil Constitutionnel. Il est âgé de 77 ans et le mandat dont il bénéficie s’achèvera en 2019. Heureusement pour lui, le mandat n’est pas renouvelable.

Agé de 82 ans en 2019, il ne sera donc pas obligé de travailler jusqu’à l’âge de 91 ans : c’eût été le condamner aux travaux forcés à perpétuité, sanction qui aurait fait revenir la France aux heures sombres de l’obscurantisme monarchique. Le « bon plaisir », grâce auquel il accède à cette fonction, n’est pas celui du Roi : Dieu merci, nous sommes (encore) en République, mais celui du camarade socialo, Bartolone, chef de la bannière socialote du 9-3. Plus socialo que lui, tu meurs. Il n’est pas socialo au carré, ni socialo au cube, mais socialo à la puissance 10 ou 100. En un mot : socialistissime.

En 1998, Jospin avait fait de Bartolone un ministre. En 2014, Bartolone renvoie l’ascenseur : il fait de Jospin un membre du Conseil Constitutionnel. L’âge légal de la retraite est 62 ans : Bartolone et ses camarades socialos ont lutté à mort pour ramener l’âge légal à 60 ans. Bartolone a 63 ans et il n’est pas près de prendre sa retraite : en 2017 peut-être ? La politique des socialos se résume ainsi : faîtes ce que je vous dis, mais ne faîtes pas ce que je fais. On objectera que le Cons Cons n’est qu’une assemblée de « Sages ». Ah bon ? Jospin n’aurait rien à foutre et il ne percevrait pas de traitement. Que nenni ! 12.000 euros par mois, 144.000 euros par an, plus les bonus, les indemnités, les treizième et quatorzième mois, les frais de représentation, les frais de mission, les secrétaires, les voitures de fonction, les frais de déplacement, etc.

A ce niveau de rémunérations, la prétendue Sagesse n’est pas du vol, mais du pillage des finances publiques en bande organisée. Si l’on en croit l’Immonde, le milieu serait satisfait. « La nomination est très consensuelle », est-il écrit en titre, très étant sans doute en trop, de même que la deuxième et la troisième syllabes de l’adjectif. Cela n’empêche pas un hiérarque socialo, de souche portugaise, de déclarer : « C’est très, très bonne nouvelle pour la République ». Encore un qui est nostalgique de l’ordre salazariste, comme Bartolone, de souche tunisienne, doit béer de nostalgie à l’ordre de Ben Ali.

Pauvre République, que de crimes l’on commet en son nom. Encore un effort, camarades socialos, et bientôt vous aurez sa peau. Vous êtes sur la bonne voie. En arabe, « voie » se dit charia : c’est tout dire. Les socialos sont vent debout contre les retraites chapeau. Il suffit qu’un salarié âgé et méritant, ayant sacrifié ses loisirs à l’entreprise qui l’employait, reçoive une retraite complémentaire et c’est un charivari d’indignations, de vociférations, d’éructations, de réprobations, etc. En quoi consiste cette retraite ? L’entreprise, pour éviter que ce salarié ne révèle aux concurrents quelques secrets, confie de 10 à 20 millions d’euros à une banque ou à une compagnie d’assurance, à charge pour celle-ci de verser les intérêts de ce capital au salarié retraité. A la mort de celui-ci ou au bout de 20 ans, l’entreprise récupère son capital. Certes, ce système de retraite est contraire à la règle commune et il est dans l’ordre des choses que des citoyens demandent qu’il soit supprimé, bien qu’il soit hors de portée du législateur, fût-il socialo.

Pourtant, il est des retraites chapeau qui ne suscitent ni indignations, ni réprobations, ni vociférations, ni éructations, et ne font pas couler la bave aux lèvres socialotes. Ce sont les retraites cumulées x fois dont bénéficient les politiciens : retraite de très, très haut fonctionnaire (au dernier échelon du plus haut grade possible, évidemment), retraite de maire, retraite de conseiller général, retraite de conseiller régional, retraite de président de tous les conseils possibles et imaginables, retraite de député, retraite de ministre, retraite de sénateur, tout cela cumulé avec des traitements et des revenus venant d’autres sources. Ayrault jouit d’une retraite de professeur, d’une retraite de maire, d’une retraite de conseiller général, d’une retraite de président d’agglomération, d’une retraite de ministre et de ses émoluments de député, plus tout ce qui va avec. Fabius idem, Chirac idem, Jospin idem : retraite de haut fonctionnaire, de député, de ministre, de député européen + traitement de conseiller = 25000, 30000 euros par mois, plus ? Voilà une réussite bien friquée pour un fils de collabo qui a magouillé vingt ans dans le trotskisme.

C’est cette retraite de nabab ou de pacha ou d’émir ou de maharadja qui sera prodiguée à Hollande, l’homme qui dit qu’il n’aime pas les riches ! 35000 euros pour Hollande, selon l’hebdomadaire Marianne. Immédiatement, l’Elysée a réagi : non, pas 35000 euros, mais 34990 euros, moins les émoluments du Cons Cons où, promis juré, croix de bois croix de fer, si je mens je vais en Enfer, Hollande a promis de ne pas siéger – promesse de la même eau que l’inversion de la courbe du chômage. Les socialos sont contre les retraites chapeau, mais ils sont tous favorables aux retraites haut-de-forme et redingote. Rien n’est plus normal : ils sont les seuls à en bénéficier et c’est le peuple français qui les paie. Résumons.

En quelques jours, les socialos ont porté l’âge de la retraite à 82 ans. A des retraites cumulées, ils ont ajouté des émoluments himalayens et ils se réjouissent des retraites haut-de-forme et redingote qui leur sont versées. Sous peu, le jour où il fera cesser tout cela, le peuple français pourra entonner cet hymne à la joie : « La France pillée, la France humiliée, la France rabaissée, mais la France libérée ».

Etienne Dolet

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