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Jour de Colère : débat exemplaire entre Béatrice Bourges et Pierre Cassen

Le président de Reconquête, Henry Afonso, avait réuni, pour son premier débat parisien, un beau plateau, avec Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps Français, et Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque.

A moins de 10 jours de la manifestation prévue le 26 janvier, pour fédérer toutes les colères, le débat se cristallisa rapidement, devant plus de cinquante auditeurs, sur le soutien apporté par Dieudonné-Soral à l’initiative.

En effet, dans leur présentation, les deux débatteurs tombèrent rapidement d’accord sur la complémentarité de leurs deux combats. Béatrice démontra que la théorie du genre, le mariage homosexuel et ce qui s’ensuit, Gestation pour Autrui et Procréation Maternelle Assistée, allaient de pair, s’appuyant sur les propos d’Attali, avec la volonté de construire un nouvel ordre mondial, avec un homme nouveau, nomade, métissé et sans racine.

Pierre, après avoir démonté l’imposture Dieudonné-Valls, fit une belle démonstration sur la volonté de détruire les Etats-Nations, donc la France, menée par ce gouvernement, par une politique de Grand Remplacement, de changement de civilisation, d’ensauvagement volontaire du pays, tourné contre les vrais indigènes, et l’islamisation du territoire. Le tout au service d’une société mondialisée où tout, marchandises et humains, circulent librement.

Pour que le débat soit intéressant, il fallait donc un vrai désaccord, et le public assista alors à un échange d’arguments, auquel il participa activement, entre les deux débatteurs, dans un esprit par ailleurs toujours amical et détendu. Pierre mit les pieds dans le plat en expliquant, tout en se louant des objectifs de « Jour de Colère » la grave ambiguïté, selon lui, de la direction du mouvement, qui, en laissant Dieudonné-Soral appeler à se joindre à la journée sans réagir, avait désemparé nombre de patriotes, perplexes à l’idée de devoir défiler avec des militants musulmans et des voilées.

Béatrice Bourges développa son argumentaire : selon elle, la meilleure façon d’éviter que les personnages, et leurs troupes, viennent, était de garder le silence. Devant une salle parfois surprise, elle expliqua que plus on parlerait d’eux, et plus ils auraient envie de venir. Un intervenant se permit de la qualifier de « candide ». La porte-parole du Printemps Français, qui, toute la soirée, chercha à minimiser l’importance de la question Dieudonné, parut parfois déroutée que le débat tourne uniquement autour de cette question, et fit savoir qu’il y avait pourtant bien d’autres sujets à traiter.

Mais elle finit tout de même par admettre que selon elle, Dieudonné, Soral et leurs troupes ne viendraient pas, et qu’en tout cas, en ce qui la concerne, elle était hostile à leur présence. Pierre fit alors remarquer que dans ce cas, il aurait été beaucoup plus payant, et utile pour tous, de le dire, tout simplement, et que l’ambiguïté n’était pas payante. Il insista également sur la facilité avec laquelle nos ennemis détournaient des symboles comme La Marseillaise, pour mieux enfumer les patriotes, et fit donc  savoir que le filtre du bleu blanc rouge était insuffisant.

Chacun des deux intervenants, après une quinzaine d’interventions, conclut en se félicitant de l’esprit du débat, et en constatant que leur seule vraie divergence, qu’ils ne minimisèrent pas, consistait à une réponse tactique, suite à la venue annoncée (et très improbable, selon Béatrice Bourges) de Dieudonné et de ses supporters.

Pierre fit savoir que Riposte Laïque ne prendrait pas position, étant un média, et laisserait ses lecteurs décider de leur conduite. Il rappela que Résistance républicaine s’était retirée du soutien, tandis que Reconquête, organisateur du débat, maintenait soutien et présence, pour ne pas abandonner le terrain, selon Henry Afonso. Mais notre fondateur tint surtout à insister sur la nécessaire unité des patriotes, autour de la défense de leur modèle civilisationnel, et à minimiser cette divergence ponctuelle qui, selon lui, ne devrait pas insulter l’avenir, ni remettre en cause de prochaines initiatives communes.

Tout le public fut ravi de la qualité de l’échange, et de l’esprit très amical qui, bien que les sujets soient sensibles, habita les intervenants de cette sympathique soirée.

Martine Chapouton