Journal de bord de deux résistants français de passage à Prague (3)

Publié le 24 mai 2016 - par - 2 commentaires - 723 vues
Share

Journal de bord de deux résistants français de passage à Prague (3)

 Troisième et dernière partie de notre journal de bord. 

Rappel : première partie ici :

http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/17/journal-de-bord-de-deux-resistants-francais-de-passage-a-prague-1/

Deuxième partie là :

http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/19/prague-la-revoltee-puissent-les-francais-en-prendre-de-la-graine/

Nous n’évoquerons pas ici, à nouveau la journée du 13 mars, journée officielle de la « Forteresse Europe » avec nos partenaires et alliés européens dont nous avons déjà beaucoup parlé :

http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/16/prague-nous-etions-avec-pegida-pour-fonder-forteresse-europe/

http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/16/pierre-cassen-au-parlement-de-prague-a-situation-exceptionnelle-mesures-exceptionnelles/

http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/16/interventions-de-christine-tasin-au-parlement-tcheque-defendre-la-civilisation-contre-la-barbarie/

http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/16/karim-ouchikh-a-prague-unis-les-europeens-sont-invincibles/

Nous nous contenterons de terminer notre compte-rendu de voyage au pays de Vaclav Havel par le journal de la journée du samedi 14 mai.

Les deux temps forts de cette journée ont été des rencontres, avec un Tchèque et deux Français installés à Prague l’un depuis 15 ans et l’autre depuis quelques mois.

Ces Français, qui ne se connaissent pas, ont fait la même démarche, fuir l’invasion islamique et la préférence étrangère, avec tous ses effets insupportables dans la vie quotidienne, sans parler de l’utilisation par le gouvernement français du produit de leurs impôts…

Tous deux aiment Prague, aiment la ville, la vie, l’esprit tchèque… même si apprendre le tchèque n’a rien de facile ! Mais tous deux gardent un attachement viscéral à la France, leur pays, quitté avec déchirement. Ils sont à l’abri et pourtant tous deux, que nous avons rencontrés l’un à midi, l’autre le soir, nous ont spontanément dit qu’ils reviendraient en France combattre pour notre beau pays si ça explosait. Ils ont tous les deux une belle situation, une vie de famille… Mais ils sont prêts à donner leur vie par amour pour tout ce que la France représente, l’esprit gaulois, l’amour de la bonne chère, la liberté et l’humour, l’amour des femmes… S’ils ont fui notre pays c’est par  dégoût de nos élites et dirigeants, pas par désamour…

Quant à Marek, Tchèque, militant de USVIT, le parti anti-islam qui nous a accueillis au Parlement le 13 mai, il est lui aussi amoureux de la France, presque autant que de la République tchèque. C’est pourquoi il a tant tenu à nous inviter à partager  une soirée  avec lui. Il nous a raconté son pays, ses habitants, il nous a dit qu’il y avait peu de chômage, que le salaire moyen était inférieur à 800 euros mensuels… Il nous a aussi appris que derrière l’animation d’une vie touristique se cachait une certaine misère, celle des retraités qui sont obligés de travailler jusqu’à 70 ans et même de prendre des petits boulots en complément après pour survivre avec leurs pensions de misère…

Tout n’est pas d’or à Prague…

Marek nous a néanmoins beaucoup fait rire, nous expliquant le Tchèque moyen comme un homme tout en contrastes, à la fois amoureux de l’ordre germanique (pour les autres) et du tempérament latin qui le pousse à jouer les Fangio sur les routes ! Nous avons ainsi pu comprendre pourquoi, à notre grand amusement, les voitures circulaient au milieu des tramways – à moins que ce ne soit les tramways qui circulaient au milieu des voitures – sur les voies réservées à ces derniers. Les Tchèques, avec leur côté latin, ne voyant pas pourquoi ils laisseraient inoccupées des voies dont ils ont besoin pour circuler dans une ville quelque peu encombrée…

Pourtant, il paraît que les amendes sont considérables… Il semble même que la République tchèque, qui a adopté le permis à points elle aussi soit encore plus sévère que notre gouvernement pour l’alcool, la tolérance est nulle puisque, lorsque les Tchèques soufflent dans le ballon, ils doivent être à zéro ! Stoïque, Marek a bu de l’eau et nous a regardés vider choppes de bière et verres de vin… D’ailleurs nous avons pu goûter des petits vins tchèques pas mauvais du tout et un alcool dont nous avons fait notre délice quotidien ou presque, la Becherovka   titrée à 38 degrés !

On dira en passant que les plats tchèques ne sont guère notre tasse de thé, plutôt fades, tenant bien au corps, avec des sauces improbables… Mais, quand on veut échapper au tout-venant exceptionnellement, on peut trouver de délicieux restaurants tchèques (très chers…) où l’on mange divinement bien, dans un cadre de choix chaleureux sur fond de musique française. Il y avait longtemps que l’on n’avait pas entendu La Chanson de Lara… En tout cas pas dans un restaurant français. Nostalgie, nostalgie… Et bonheur. Pour le reste, le touriste trouve à volonté dans les innombrables restaurants autour de la place de la vieille ville hamburgers, frites, salades et tout l’arsenal international… Mais on peut éviter et trouver nettement mieux pour un prix équivalent voire inférieur .

Revenons à notre ami Marek. Fier de son pays qui n’a accueilli jusqu’à présent qu’une poignée de musulmans, il était bouleversé par  un incident survenu il y a quelques mois dans une ville de République Tchèque où réside une petite communauté musulmane. Cet incident, pour lui comme pour nous, c’est la chronique d’une mort annoncée pour la République tchèque, et, pour les expatriés français c’est la certitude que, sauf miracle, ils vont, à plus ou moins lointaine échéance, retrouver à Prague ce qu’ils ont fui…

Dans cette petite ville où la communauté musulmane semble avoir beaucoup de moyens, financée apparemment par les monarchies du Golfe, une jeune musulmane s’est obstinée à venir au lycée voilée…

Que croyez-vous qu’il arriva ? Malgré les protestations et le scandale, le maire de la ville a décidé que le voile ne posait pas de problème…

La jeune musulmane n’a plus qu’à faire des disciples. C’est Creil en 1989. Une brèche a été installée dans la République tchèque. En moins de 15 ans, en France, l’islam avait fait suffisamment de petits pas pour que, malgré la loi sur le voile en 2004, nous soyons submergés par les voiles, obligés de voter la loi anti-burka et que nous devions supporter l’envahissement de l’espace public     par des femmes voilées… La République tchèque saura-t-elle mieux résister ? Rien n’est moins sûr. Les Tchèques auront-ils échappé – et à quel prix- à la dictature communiste pour sombrer sous le joug du totalitarisme musulman ?

La question est posée. Espérons seulement que le travail d’information de ceux qui ont les yeux ouverts permettra des changements politiques et une prise de distance par rapport à Bruxelles qui ne peut être que salvatrice, pour eux comme pour nous.

En attendant, nous avons quitté Prague avec l’envie d’y retourner à la première occasion, afin d’approfondir notre connaissance du pays et des hommes à l’âme rebelle qui le peuplent et puis, afin de pouvoir visiter le château de Prague, fermé le jour où nous avions prévu de nous y rendre, pour cause de fête nationale,  comme le Musée national, en travaux, fermé pour deux ans…

Nous avons été émus de constater que Charles IV, le « héros fondateur » qui a donné son nom  au plus célèbre pont de Prague, avait délibérément pris un prénom français.

IMG_20160511_164339

On fêtait son  700ème anniversaire de naissance, il  s’appelait en réalité Venceslas et avait pris le prénom français sous lequel il est connu pour dire son amour de la France et ce qu’il devait à son oncle et parrain le roi de FranceCharles IV en rentrant d’un séjour de 7 ans à la Cour de France.

Charles_IV-John_Ocko_votive_picture-fragmentcharlesIV-2charlesIV-3

Autant dire que les liens entre République tchèque et France ne datent pas d’hier…

A nous, patriotes de toute l’Europe, d’entretenir ces liens, de les développer, et d’en tisser d’autres, tout aussi solides, avec les patriotes de tous les autres pays européens à l’intérieur de Forteresse Europe afin de résister à la mortelle invasion que nous subissons.

Pierre Cassen et Christine Tasin

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Clamp

Beau symbole : c’est un pont entre la Tchéquie et la France que vous avez bâti.

François Doate

Article très intéressant merci!