Journées du patrimoine : n’en déplaise à nos dirigeants, les Français aiment encore la France

Les Journées du patrimoine ont été l’occasion, une fois de plus, de montrer l’extrême attachement des Français à leur histoire et à leur patrimoine culturel. Ce sont des millions de citoyens qui se sont pressés ce week-end autour des 44000 monuments historiques ouverts à leur curiosité, pour y revivre les grands moments de notre nation millénaire. Cette passion pour l’histoire de leur pays, dénote chez ces visiteurs une indéniable fierté d’être Français, laquelle contraste étrangement avec la gêne évidente de nos politiques dès qu’il s’agit d’évoquer certaines pages de notre histoire.

DRAPEAU FRANCAISA la légitime fierté d’être Français, nos pâles dirigeants opposent trop souvent leur affligeante addiction au politiquement correct et leur pitoyable soif de repentance. Ils n’ont vraiment rien compris au désirs et aux besoins des citoyens dont ils ont la charge. Une nation millénaire comme la France n’a pas à rougir de son histoire. La mémoire des personnages illustres qui l’ont gouvernée et le rayonnement de sa culture à travers le monde, sont là pour rappeler ses siècles de grandeur. Alors, quand nos élus renoncent en 2005 à commémorer le bicentenaire de la victoire d’Austerlitz, quand ils laminent les programmes d’histoire de Clovis à Napoléon, au nom du multiculturalisme et de l’ouverture sur les sociétés exotiques, on ne peut que déplorer leur pitoyable manque de courage. Avec des responsables politiques qui ont honte de notre passé et qui donnent en permanence l’impression de vouloir s’excuser d’être Français, comment pourrions nous réussir l’intégration de millions d’immigrés ? On ne peut aimer que ce que l’on respecte. Si nous persistons dans nos mea-culpa, en nous acharnant à former des « citoyens du monde » avant de former des citoyens français, nous courons à la catastrophe. Il a fallu des siècles de larmes et de sang pour bâtir la France, mais il ne faudra que quelques décennies pour la détruire si on continue sur la voie de la démission.

Jacques Guillemain

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