Juge de paix ou juge de guerre ?

Publié le 10 juin 2019 - par - 12 commentaires - 659 vues
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Il n’est pas nommé, il ne dépend pas d’une institution ou de l’organisation administrative d’un pays, il ne reçoit pas de directives du pouvoir politique, il existe, tout simplement.

Il ne fait pas de meeting électoral, il n’est jamais interviewé, il n’est d’aucun parti, seuls les économistes avisés connaissent son pouvoir réel, mais ces derniers ne sont pas toujours écoutés par les politiciens en poste au pouvoir.

De plus en plus de départements en sont à appeler l’État pour les aider à faire face à leurs dépenses sociales.

Le journal du Centre dans son édition du 10 mai 2019 alerte sur le département de la Nièvre qui n’en peut plus de la prise en charge des mineurs isolés étrangers dont le coût annuel par personne serait de l’ordre de 40 000 €. C’est un peu moins cher que d’autres départements où le coût annuel par mineur étranger isolé est estimé à 50 000 €.

Il n’empêche, l’explosion des arrivées dans ce département est faramineuse : de 135 en 2017, ils atteignaient  le chiffre de 508 dès 2018, et pour le seul mois de janvier 2019, c’est 111 arrivées qui sont comptabilisées.

C’est une règle du scrabble qui s’applique, chaque année passée compte triple dans les dépenses.

Et tous les départements sont dans cette situation.

Le pays est déjà au taquet dans les prélèvements sur les ménages et les entreprises.

Le législateur est obligé, pour rendre ces prélèvements obligatoires supportables, de jongler avec les  réductions, les abattements et les dérogations d’impôts et de charges sociales.

Les gouvernements précédents ont déjà liquidé la plupart des actifs de la maison France par les privatisations, les « En Marche »  poursuivent la fragilisation du bilan en liquidant d’autres actifs, tandis que le passif augmente de hollandaise façon.

Comme les politiciens qui gouvernent ne peuvent plus augmenter directement les impôts – communication et réélection obligent – ce sont les hausses de l’énergie qui servent de support à des hausses d’impôts déguisées.

On a déjà levé le lièvre dans l’affaire des Gilets jaunes : les prélèvements écologiques en principe prévus pour financer la transition énergétique du pays sont en fait utilisés à 80 % pour les dépenses de fonctionnement.

Les départements n’ont qu’à augmenter les prélèvements sur leurs administrés au lieu de demander l’aide de l’État.

Solliciter le concours de l’État revient à masquer la situation des dépenses réelles par nature du pays.

En effet, dans le budget de l’État ces dépenses sont alors noyées dans une masse où même la Cour des comptes a du mal à retrouver ses petits.

C’est aussi déresponsabiliser les élus locaux.

Les électeurs de chaque département n’ont alors plus conscience de la gabegie financière de leur conseil général, du coup ils reconduisent les mêmes au pouvoir qui les emmènent consciencieusement dans le mur de la dépense.

Diluer la dépense locale dans un magma national revient aussi à pénaliser l’électeur d’un département moins dispendieux : imaginons un département qui limite ces prises en charge ; l’électeur ne le saura  pas, mais il participe pourtant aux dépenses du département voisin où il n’habite pas et dont il ne peut sanctionner les élus.

C’est une négation de la démocratie locale.

Cette cavalerie ne peut durer qu’un temps.

Quand l’éditorialiste d’un journal économique informe le lecteur que le pays est en état de surendettement, ledit lecteur-citoyen qui lit l’édito doit traduire qu’il va devoir en supporter le coût un jour ou l’autre.

L’État n’est qu’une interface, il prélève pour redonner après avoir utilisé une partie des prélèvements pour ses besoins de fonctionnement.

Un État précautionneux peut faire des réserves, investir dans l’immobilier, prendre des participations dans des sociétés, créer un fonds de participations qui servirait de garantie pour les emprunts.

Ce n’est plus le cas de la France où l’actif de bilan qui aurait pu servir de garantie au passif,  de gouvernement en gouvernement, a été totalement dilapidé par les successives privatisations.

Les économistes sérieux nourrissent de sacrées craintes sur l’avenir du pays.

Sitôt que la hausse des taux d’intérêt enclenchée, on entrera dans un scénario grec.

On emprunte aujourd’hui à des taux préférentiels qui ne posent pas réellement de souci, cela est vrai.

Mais tous les ans, l’État est obligé de réemprunter pour renouveler le stock de dette venue à échéance. En 2019, c’est aux alentours de 200 milliards d’€.

Le jour où les taux remonteront, le renouvellement sera problématique, et ce jour-là, l’endettement sera le juge de paix.

Ou plutôt le juge de guerre pour le politicien.

Les plus riches, bien informés, au fait des prévisions économiques, qui peuvent facilement se délocaliser car ils ne sont pas tenus à un travail sur le sol national, auront déjà quitté le pays.

Les plus pauvres ne pourront pas être tondus plus que de raison : une fois rasés, on ne voit plus quelle laine on pourrait en tirer.

Restent les classes moyennes, travailleuses ou chômeuses, chefs de TPE et PME, agriculteurs, et les retraités.

Ceux-là auront tout perdu : l’assurance-vie, l’épargne, l’appartement ou la maison pour la retraite, l’avenir des enfants.

Tout cela sera balayé et liquidé en quelques mois ou trimestres.

Il y aura le risque de guerre civile avec les musulmans haineux et tous les allogènes revanchards, les plus nombreux.

Naîtra surtout la haine envers les décideurs.

Le phénomène « Gilet jaune » est un sacré coup de semonce donné aux politiciens.

Les Gaulois n’auront probablement pas la résignation des Grecs.

Si la stratégie du choc décrite par madame Naomi Klein peut marcher dans certains pays en créant la sidération des peuples, les troubles sociaux actuels montrent qu’il pourrait en aller autrement en Gaulle outre-alpine.

Je ne donnerais alors pas cher de la peau des politiciens des partis qui ont participé à la gestion du pays depuis 50 ans.

Ils l’auront largement mérité.

On ne ruine pas une nation de Gaulois réfractaires comme la France sans en payer le prix du sang.

Jean d’Acre

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Notifiez de
Dominique Martin

Merci de mettre Macron en valeur par vos photos.

POLYEUCTE

La hausse des taux est inéluctable ! FED et BCE seront contraintes.
Planète endettée à 300 % (redite). La France à 100 %. (vous savez).
Jardin privé et poulailler indispensables, conserves dans la cave…
Et fusil à disposition !
Vive la Vie !

Charles

Quand Macron regarde les Français, ses yeux expriment le dégoût abyssal pour ces derniers.
Et il y a des gens qui ont voté pour lui et qui maintenant le haïssent. Pas belle la France ?

Jonathan

Le prix du sang, ce sont les Gaulois qui vont le payer. La prochaine fois qu’ils descendront dans la rue, les successeurs de macron et castaner donneront l’ordre à leurs flics de tirer – ordre que ces derniers exécuteront sans la moindre hésitation. Et le bruit de la fusillade sera couvert par les commentaires en boucle des journaleux pour dénoncer les violences des manifestants et le nécessaire maintien de l’ordre républicain.

Patapon

Je préfère mourir debout que vivre à genoux,et je ne dois pas être le seul.

meulien

au fait combien de milliards sont envoyes,chaque annee ,par les immigres,dans leurs pays d’origine….pour acheter ….chinois?

geronimo

pfffff !! le jour ou ça va peter, les francais ne bougeront pas, ils n’ont plus de couilles, plus de courage, plus de fierté…ils sont lobotomisés à la télé, gavé de anouna et de ardisson, incapable de se bouger le cul pour defendre une idée, un pays, sa nation ,sa langue….les francais sont devenus des veaux, et ils iront à l’abattoir comme des cons !!! voila ce qui se passera….et les muzz haineux et guerrier, eux vont tout gagner, sans trop se forcer !!
à moins que…..mais bon j’y crois plus !!!

Colonel Napoléon de Guerlasse

Le problème est que Macron continue avec la réforme des retraites (report de fait à 64 ans) et celle de l’assurance chômage, qui va principalement impacter les « allogènes ». Il y a de l’agitation dans l’air.

François Desvignes

Mamadou Foutsi : « y fô logement ! »
Robert Camembert :  » Y nous fô des armes de guerre ! »

A mon humble avis, Robert est légèrement moins con que Mamadou.

patphil

ah si les sansdents allaient voter

. Dupond 1

En trois semaines le baril de brut est passé de 72 a 62 $ si l’état prend 71% de taxe dessus vu l’arrivée massive de parasites de tous ages il va bien falloir trouver l’argent quelque part ….Quand je pense que les banques font la promo pour le livret A a 0,5% d’interet alors que cet argent sert a construire des logements sociaux pour les envahisseurs je me dit qu’il faut etre fou pour se priver alors que cet argent ira a des gens qui eux ne se privent pas pour acceder a la propriété se sachant loger a vie… lire la suite

Charles

En 2009, date à laquelle j’avais payé le litre de fioul à 0.56 centimes le litre du cours du pétrole était : 72 euros à quelques centimes près. Le rapport avec le carburant était identique. L’écart actuel du prix de vente en regard du cours de la bourse , Brent ou WTI n’est pas du à des augmentations de raffinages ou de marges bénéficiaires des pétroliers ou encore du prix de vente de l’opep, mais bien à des augmentations gouvernementales des taxes. Pour info, le fioul est vendu à 0.9 euros le litre actuellement à quelques centimes près pour un… lire la suite