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Juifs de France et d’Europe, ceci vous intéresse…

israelssIl est un fait historique dont personne, à ma connaissance, n’a relevé le supplément de danger qu’il représente pour les quelques millions de Juifs disséminés dans les pays de la Communauté : la Syrie est très officiellement en guerre contre Israël depuis Mai 1948, au même titre que le Liban. À ce jour, contrairement à ses voisins jordaniens et égyptiens, qui ont signé des accords avec l’État hébreu, et les respectent, aucune démarche de paix réelle n’a jamais rapproché Damas de Tel Aviv.

Dans un contexte de mise à feu du Moyen Orient tout entier, ce rappel peut passer inaperçu, à la rigueur accessoire. L’implosion du secteur est telle que les repères d’un passé pourtant très proche n’ont à l’heure qu’il est de valeur que pour les cartographes s’apprêtant à redessiner quelques frontières. Pourtant, de la même manière qu’ici même, nous démontons depuis des années, face au conformisme des lâches, les mécanismes infernaux qui pètent aujourd’hui à la gueule des collabos de tout poil, je prétends que les Juifs d’Europe, donc de France, ont de plus en plus de souci à se faire.

Le problème est en cours de déplacement vers l’ouest, aggravant le fond d’anti-sémitisme et de racisme primaire d’origine coranique que politiques et médias tentent de plus en plus désespérément de masquer, ou de refiler à d’autres. Les Juifs de Malmö, seconde ville de Suède, ont massivement quitté leurs quartiers millénaires. Beaucoup ont carrément choisi le départ pour Israël. Ils ne sont pas les seuls. En France aussi, où il arriva que « Dieu fût heureux d’y vivre« , un mouvement de migration se précise un peu plus chaque jour. Manuel Valls a beau affirmer qu’en laissant partir ses Juifs, la France perdrait une partie de son âme, ce sont des centaines, voire des milliers de nos compatriotes qui s’apprêtent à rejoindre ceux qui ont déjà tiré un trait sur leur pays.

Or, la Syrie, entre autres contrées ravagées par la guerre, nous percute aujourd’hui de plein fouet. Certes, nous ne sommes pas l’Allemagne aux prises avec le tsunami, mais il n’est pas besoin de recevoir un million d’hommes jeunes, déterminés et totalement étrangers à nos façons d’être, pour deviner que la rencontre de ces gens avec leur ennemi désigné depuis plus d’un demi-siècle ne sera pas vraiment amicale. Si seuls les politiques vérolés et les crétins utiles dont nous sommes accablés croient encore aux bienfaits de cette impossible fusion des cultures (pour des raisons fort différentes), nos amis Juifs font déjà quant à eux le compte des suppléments d’ennuis dont ils vont être, sans aucun doute, les victimes. Et ils en tirent les conséquences logiques.

Ils savent, eux, ce que neuf Français sur dix ignorent sûrement : nos gentils « accueillis » Syriens ont été éduqués, enseignés, formatés, à la haine du Juif via celle de l’Israélien. Pas besoin de se réclamer de l’Etat Islamique pour la revendiquer. C’est dans leurs gènes. Si l’on peut compter sur l’indifférence relative des réfugiés (authentiques, ceux-là) chrétiens, il est d’emblée très hasardeux de spéculer sur celle des musulmans dont je rappelle qu’ils forment l’écrasante majorité des arrivants de chez Bachar. Plus encore, il est bel et bien avéré que les non-Syriens de l’affaire, eux-mêmes formant le gros de la troupe (80% du total général), ont depuis longtemps adopté l’antienne selon laquelle le bon Juif est le Juif mort. Mortelle conjonction, sur les chemins de la Conquête.

Travaux pratiques : vous êtes allemande « sous-chienne » de Cologne, Berlin, Stuttgart, Brême, Hambourg, seule ou en compagnie d’amies, au coeur d’une quelconque festivité. La sanction est depuis le 31 Décembre 2015 : encerclement, vol, pressions physiques, pelotage, arrachage des vêtements, griffures, coups de poing, de pied, mise à terre, viol digital, toucher rectal et, si les circonstances s’y prêtent, viol formel. Faites savoir que vous êtes juive ? Je prétends que vous le payez de votre vie. Aussitôt.

La contagion de cette offensive parfaitement coordonnée s’est révélée patente. Helsinki, Stockholm. Demain, ce seront Milan, Toulouse, Barcelone, Bruxelles et autres lieux de défunte commune culture. Syriens ou pas, un point d’honneur sera mis à régler de cette manière, au milieu du chaos, le contentieux importé du Levant. À ce compte-là, il n’est donc pas étonnant de voir beaucoup de Juifs quitter plus ou moins en urgence les itinéraires des prochaines Nuits de Cristal étoilées par l’Europe des 27. Considéré le niveau de protection dont ils disposent de la part des autorités, ils n’ont pas tort. Ici, l’agonie de la Raison s’accélère, sa fin se devine. Fuir n’est dès lors pas déshonorant.

Et ces compatriotes-là ne devront pas compter, pour s’en sortir, sur les Attali, les Minc, les Lang, les Askolovitch, les Bergé, entre autres fossoyeurs de ce qui fut pour de bon un durable et vrai vivre-ensemble. Ceux-là, c’est carrément sur la France qu’ils ont tiré un trait, et c’est plutôt en Amérique qu’ils iront se terrer. C’est, attentifs aux horaires d’avions, le cercueil de mon pays qu’ils verrouillent avec, à l’intérieur, un peuple déboussolé, désarmé, démoralisé, bon à céder à qui voudra de ses restes.

Alors, oui, choisir, tant qu’on peut le faire, l’aventure d’un pays qui se bat depuis si longtemps pour sa survie, s’engager à le défendre les armes à la main quand ici, des Bazaine de cauchemar livrent des places entières sans même qu’on les leur ait demandées, ce n’est pas fuir. C’est espérer, et vouloir.

Jean Sobieski