Juin 1944 : merci aux Anglo-Américains

CimetiereamericainnormandieLes hommes politiques médiocres sont friands de commémorations. Georges Clémenceau fustigeait avec son ironique férocité de tigre leurs discours constitués de bonnes intentions et de  bons sentiments d’où rien ne sortait. Comme il se serait moqué d’un François Hollande discourant lors de l’entrée de résistants au Panthéon ! Rappeler les épisodes de notre histoire n’a d’intérêt que pour conforter nos résolutions par l’exemple de nos anciens ou tirer des leçons sur la stratégie à suivre.
La résistance française lors de la seconde guerre mondiale a tenté de rétablir l’honneur de la France. Ses acteurs doivent être glorifiés, mais il faut reconnaître que ce n’est pas leur action qui a concouru effectivement à la libération de notre pays. Ce sont les troupes anglo-américaines, qui en débarquant ont renvoyé l’envahisseur allemand hors de notre pays.  Il est triste de constater que la France était absente, en tant qu’acteur principal, de cette page héroïque de l’histoire mondiale. Depuis l’armistice-reddition  de juin 1940, la France ne faisait plus l’histoire, elle subissait la loi du vainqueur. C’était avant la défaite que l’esprit de résistance aurait dû se manifester avec force. Car, alors, la France avait des moyens pour soutenir l’assaut allemand efficacement et non de perdre la guerre en quelques semaines. Il est  vrai qu’à ce moment, ceux qui revendiquèrent plus tard leur participation majeure à la résistance, les communistes, faisaient tout pour nuire à l’esprit de défense des Français, en préconisant notamment  le sabotage de la production militaire et la désertion. Ce n’est qu’après que l’Allemagne a rompu le pacte avec l’Union Soviétique qu’ils se sont découverts comme patriotes français. La résistance doit s’exercer dès que le besoin de défense apparaît : c’est le premier enseignement. A partir de ce moment, plus rien ne doit être abandonné. On entend souvent dire que si l’invasion islamique continue, il y aura une guerre civile. Comme si une guerre civile serait obligatoirement gagnée par notre camp, et mieux, plus tard que maintenant. Il ne faut pas attendre cette situation extrême pour agir. Attendre c’est reculer. C’est maintenant et avec toute la force possible qu’il faut faire entendre notre voix.
Le second enseignement concerne nos rapports avec le monde anglo-saxon. Le débarquement de 1944 créerait-il  une dette morale des Français à l’égard des Anglo-saxons ? Certainement et ce côté sentimental ne doit pas être rejeté. Mais il y des facteurs encore plus puissants qui nous rattachent aux Anglo-saxons. Nous partageons une même civilisation. Nos histoires sont mêlées, comme nos langues. La culture gréco-latine nous est commune. Le modèle de Sparte a inspiré les révolutionnaires français ; la « Politique » d’Aristote a influencé la constitution américaine. La civilisation américaine, privilégiant progrès technique et liberté individuelle, fait toujours rêver les jeunes Français. Dans le Périgord où je réside, je suis en contact avec les Britanniques qui s’y sont installés en nombre. Leur présence est bien ressentie. Ils adorent les coutumes locales. Ils boivent et mangent les mêmes choses que nous. Leurs femmes et leurs filles ne sont pas voilées. Leurs garçons ne me regardent pas agressivement. Ils restent des Britanniques avec   leurs spécificités. Et j’apprécie qu’ils le restent, comme ils apprécient que la France reste la France. Tout le contraire de nos chances islamiques pour la France ! La force des puissances anglo-saxonnes les recommande comme alliés. Dans ce monde dangereux où émergent de nouvelles grandes puissances, où l’influence islamique se développe, la France a besoin d’alliés forts. Il est vrai que la politique américaine, comme celle de l’Union Européenne, est favorable à l’islam. Pour autant les peuples français, européens et américains ont des intérêts communs dans le combat contre le fascisme islamique. Les citoyens américains semblent mieux disposés que ceux d’Europe pour manifester face à la menace islamique un esprit de défense. En Amérique, les gardes de l’exposition de caricatures de mahomet ont éliminé les agresseurs islamiques. En France, ce sont les policiers censés protéger Charlie Hebdo qui ont été assassinés sans même avoir pu répliquer. Patriotisme, liberté d’expression, auto défense sont des valeurs fondamentales pour nous défendre contre l’impérialisme islamique. Je vois beaucoup la manifestation de ces valeurs en Amérique. Cette Amérique profonde devrait être pour nous une source d’inspiration et un modèle plutôt qu’un objet de rejet comme on le voit souvent dans les rangs dits « patriotes » qui singent ainsi ce que font les gauchistes et autres  « tiers mondistes ».
James de Saussignac

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