Julia Molkhou, de LCI, soutient le « pauvre » Macron

« Mieux vaut se taire et passer pour un con que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute sur le sujet », expliquait Coluche.

Julia Molkhou, occasionnellement actrice et midinette de LCI – où elle commet des critiques culturelles affligeantes la plupart du temps, dont ce moment d’anthologie, lorsqu’elle a étalé sa bêtise sucrée en invectivant le film, cependant remarquable, de Martin Scorsese : Silence –, n’aime pas se taire !
Il faut la voir s’agiter sur son siège comme une pom-pom girl hyperactive, distribuant ses bons points aux « artistes » branché bobos et mauvais points aux pas branchés et pas bobos, éructant un texte creux, sous le regard bienveillant de ces chers collègues.
Bon, vous me direz, elle n’est pas dangereuse. Sauf que la donzelle, sortie du Cours Florent, réservoir à comédiens bien propres sur eux et qui pensent comme il faut, s’est permis récemment de faire de la politique, tandis qu’elle reste convaincue, je n’en doute pas, que Clemenceau et de Gaulle sont deux girafes du zoo de Vincennes !

Après Audrey Pulvar, récemment suspendue d’antenne par CNews, pour avoir signé une pétition féministe contre Marine Le Pen, Julia M. « a fermé son compte Twitter après avoir publié un message prenant position contre Marine Le Pen, sans que l’on sache s’il s’agissait d’une décision individuelle ou d’une réponse à une exigence de la chaîne » (source : lemonde.fr).
La populace goûtant de moins en moins les saillies verbeuses de cette caste journalistique lui assénant ses vérités comme autant de commandements gravés dans la pierre, les patrons de médias commencent à craindre, peut-être, pour leur porte-monnaie. Eh oui, sans lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, les annonceurs prennent la fuite et adieu les rentrées d’argent, ce nerf de la guerre !

Julia M., passée par Canal Plus – où, entre autres audaces, elle a un jour soulevé le haut pour dévoiler son soutif panthère ; comme c’est original ! – a donc craint pour sa carrière et fermé son compte Twitter.

Toutefois, on peut raisonnablement se demander si ce n’est pas la honte d’avoir écrit autant de bêtises en si peu de mots qui a commandé son geste. En effet, répondant à un message déclarant « Non merci tout sauf Macron qui coule la France depuis 5ans », la starlette de LCI a ainsi réagi : « Ah ouais ? Donc LePen, l’extreme droite ? Le fachisme ? L’anti europe ? » (J’ai respecté la syntaxe originale !).

Mais n’accablons pas entièrement Julia M., qui roule visiblement pour Emmanuel Macron, car, en matière d’ignorance, ce dernier n’est pas en reste. Jaloux de la récente promenade en mer de Marine Le Pen, il a ainsi déclaré, lors de son passage démagogique à Sarcelles (Val d’Oise), qu’en quittant l’Europe les pêcheurs auraient quelques soucis à se faire, évoquant alors la Bretagne et la Normandie. Or, il n’aura échappé à personne que toutes les côtes normandes et une partie de celles de la Bretagne donnent sur la Manche. En face, il y a l’Angleterre, laquelle, avec le Brexit, entend récupérer de manière exclusive ses zones de pêche : « De Concarneau (Finistère), à Rostock (Allemagne), en passant par Zeebrugge (Belgique), Gdansk (Pologne) ou encore Galway (Irlande), les professionnels de l’industrie halieutique craignent de ne plus pouvoir accéder comme aujourd’hui aux eaux britanniques qui sont très poissonneuses. »

(http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/03/30/20002-20170330ARTFIG00005-pourquoi-les-pecheurs-redoutent-le-brexit.php)

Que l’on quitte l’Europe ou pas, ça ne changera rien. Mais ça, le petit bonhomme, à qui l’on écrit des discours qu’il ne comprend pas, l’ignorait sans doute ! Julia M. va donc comme un gant à son candidat !
Une fois n’est pas coutume, je me permets de reprendre une phrase de Martine Aubry, qui s’adressait à Emmanuel Macron, pour qualifier Julia M. et ses semblables : « Comment vous dire ? Ras-le-bol ! » Ras-le-bol en effet de voir ces caricatures ambulantes scander des slogans à deux balles, qui gloussent leur inanité à longueur d’antenne, convaincues d’être ointes de la sainte huile de l’intelligence.
Dans le film Fantômas se déchaîne, le collaborateur du commissaire Juve, interprété par l’excellent Louis de Funès, lui disait : « Dans notre métier, commissaire, vaut mieux passer pour un fou que pour un imbécile. » Ce à quoi l’intéressé répondait : « Alors là, vous risquez pas la camisole ! »
Je dédie spontanément cette dernière réplique à Julia M. !

Charles Demassieux

image_pdf
0
0

7 Commentaires

  1. Il faut la comprendre , comme dit l’autre AVEC DES MOYENS , moyens , ON PEUT peu ! Encore une , à qui une escale au cours Florent n’a pas permis grand chose ! Il faut avoir , par un malheureux hasard , en tombant sur la chaîne en question , une idée de «  »sa chronique « pour comprendre qu’il était très utile pour elle , de D I R E QUELQUE CHOSE ! Sinon à quoi servirait cette bouche qui ne ferme jamais !

  2. On devrait aller demander l’avis de Debila, pardon Nabila. C’est indispensable pour enrichir le débat…

  3. C’est qu’elle tient à sa place la Julia forcément prête à tout (tout ?)
    C’est qu’elle a des coups de cœur c’te soubrette du système : après le beau Mehdi Meklat qu’elle dévorait des yeux (cf. interview), le beau Macron… qui la dévore déjà. Miam

  4. Oh vous auriez pu dire aussi une vielle réplique du cinéma adressé à BB je crois mais il y a fort longtemps : « Soit belle et tais toi »

      • Elle est assez jolie, nonobstant son air godiche : Bécassine fait du journalisme.

Les commentaires sont fermés.