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Julie, 16 ans, assassinée par la folie financière de nos dirigeants

Le jeune Julie vient de mourir du Coronavisus. À l’aube de sa vie. Une mort qui aurait pu être évitée si les inconscients qui nous dirigent depuis des décennies n’avaient pas qu’une chose en tête : la finance. Le sacro-saint argent qui leur tient lieu de toute politique ; en lien avec les pires capital-hégémonistes du monde. Alors oui, Julie est morte, et elle ne sera pas la dernière des petites victimes de ce système monstrueux qui nous conduit à une inévitable faillite.

Jean, l’une de mes connaissances, ex-infirmier à la retraite, m’a dit ce matin au téléphone « je travaillais dans une unité psychiatrique à Auxerre. Lorsque j’ai commencé en 1968, il y avait un peu plus de 1 200 lits. Aujourd’hui, il n’y en a plus que 300 ». Soit une disparition de 75 % des lits de cette unité. Mais Jean n’est pas le seul à m’en avoir parlé dans les années passées. Partout j’ai entendu les mêmes plaintes des hospitaliers. Un ami psy m’a confié qu’en fermant les lits , on a mis dans les rues des centaines d’individus dangereux qui étaient en soins, quitte à mettre la population en danger pour des raisons de gestion financière. Une stomatologiste d’un grand hôpital de la région parisienne m’a dit : « on refuse des patients.  On n’a pas le matériel pour les soigner, donc on ne prend que les cas gravissimes. Et encore… ! »

J’ai donc recherché sur Internet les fermetures de lits. Depuis le début des années 70, on en a fermé 75 000 !

Et dans tous les secteurs.

Le Journal du dimanche s’est penché sur le cas des maternités : « Entre 2003 et 2014, près de 60 000 lits d’accueil à temps complet dans les services d’hospitalisation français ont été supprimés. » écrit-il.  https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/grippe/infographies-comment-le-nombre-de-lits-dans-les-hopitaux-francais-a-evolue-en-dixans_2016496.html

Vrai. La fille d’une amie a accouché dans un taxi. Elle était en plein travail et refoulée d’hôpital en hôpital. On se croit en plein tiers-monde.

Le 2 avril 2016, le ministère annonçait la fermeture de  16 000 lits et la suppression de 22 000 postes. http://cfecgc-santesocial.fr/hopitaux-fermeture-lits-suppression-postes/ , et le journal précisait la suppression de 100 000 lits en 10 ans.(moi j’en étais restée à 75 000).

Le Figaro a publié une carte des lits fermés entre  2015 et 2017 : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/03/29/20002-20160329ARTFIG00349-hopital-la-carte-regionale-des-fermetures-de-lits.php

Mouvement qui a continué avec  la suppression de 4 000 lits en 2018 après celle de 6 000  lits par Hollande. Merci Hollande, merci Macron. Ces lits auraient sans douté été très utiles en ces jours de grande épidémie.   https://www.lefigaro.fr/flash-eco/hopitaux-pres-de-4-200-lits-supprimes-en-2018-20191017

J’ai également trouvé un graphique de l’évolution du nombre de lits en hospitalisation complète depuis 2003 :

Il n’y a donc aucun doute, nos gouvernants sont responsables non du virus lui-même, mais de l’incapacité de nos hôpitaux à pouvoir le gérer comme il faudrait. Or nous n’en sommes qu’au début de l’épidémie. La phase 3 n’est pas la dernière. La phase 4 c’est celle où il devient impossible de traiter tous les cas. C’est le moment, et nous y sommes, où nos hôpitaux sont saturés. C’est le moment où les soignants, le cœur bouleversé, devront faire le choix entre ceux qu’ils peuvent sauver et les autres, condamnés pour défaut de soins.  C’est aussi le moment où de jeunes vies sont arrachées à un avenir qu’elles ne connaîtront jamais comme celle de cette petite Julie de 16 ans ,et où des familles pleureront leurs petits le reste de leur existence .

Notre jeunesse, Macron et ses affidés du capital mondial s’en foutent. Ils les laissent crever de maladie, comme ils les ont laissés crever sous les coups de couteau des terroristes ou des agresseurs entrés illégalement chez nous, ou comme ils refusent de poursuivre les salauds imbéciles qui s’en prennent à une autre petite jeune fille, Mila. Ils s’en foutent comme ils se foutent du sort du peuple qui n’a plus les moyens de se chauffer, de se nourrir et de se déplacer à la fois.

Souhaitons qu’eux ou les leurs soient à leur tour victime du virus ravageur, alors peut-être comprendront-ils. La souffrance d’un peuple qu’ils auraient dû protéger au lieu de l’attaquer de toutes les façons.

Louise Guersan