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Jupit’ 1er et les 66 millions de procureurs

Jupit’ a effacé de sa mémoire la façon dont il a été porté au pouvoir, à force de premières de revues et journaux, de reportages télé, avec le support financier des grands argentés, grâce à l’incroyable rapidité de la justice à avoir suivi Mediapart pour éliminer son principal concurrent, grâce à un RN prompt à critiquer mais incapable de proposer un projet pour la France.

Ayant été sélectionné pour le 2e tour de la présidentielle de 2017 avec 18 % des voix des inscrits, ayant bénéficié du repoussoir de Marine Le Pen, il a été élu président de la République avec les voix de 44 % des inscrits – 34 % d’abstention ! c’est-à-dire les Français qui ne voulaient ni de l’un ni de l’autre – et s’est estimé Président légitime pour appliquer la politique et les plans de l’UE et non pour gouverner pour le peuple avec le peuple. Peuple enfumé !

Miracle de la Ve République modifiée Chirac, le souverain récemment élu a fait élire sur les bancs de l’Assemblée nationale des moutons incompétents – c’est Jupit’ lui-même qui les qualifie ainsi ! – qui se sont engagés à voter les yeux fermés toutes les lois présentées par l’exécutif, ce qui a fait dire à notre brillant journaliste à l’écharpe rouge qu’avec la photo de Macron, n’importe quelle chèvre allait être élue. Banco !

En novembre 2018 déjà, le peuple a grondé, revêtu de gilets jaunes, et il a été rapidement encouragé à rester chez lui sous la triple action de forces de l’ordre brutales, de hordes de Black Blocs lâchées sur les Champs et de quelques billets de banque qu’il lui a soutirés, pour nourrir les enfants.
Déjà, Jupit’ avait – en même temps – accusé les chômeurs de manquer de courage pour chercher du boulot, d’être ceux qui ne sont rien, etc. ; commencé à détricoter le tissu industriel français en favorisant l’achat des fleurons de l’industrie par les entreprises et les fonds de pension étatsuniens, privatisé les entreprises nationales stratégiques comme le rail et l’électricité, fait signer des accords commerciaux avec des pays en concurrence déloyale, etc.

De CETA en réforme des retraites, de matraquage fiscal en matraquage policier, de fêtes de la Musique coquines en embrassades nues, de discours pédagogiques en discours creux, de conventions citoyennes en conventions écologiques puis Covid, Jupit’ a senti que sa prestation de comédien, certes très doué, comme le reconnaît son père, passait de moins en moins bien la rampe.
Jupit’, la séduction ne prend plus, la salle en a assez de tes tirades narcissiques, des satisfecit que tu t’accordes à longueur de tournées. Elle vit aussi et surtout en dehors de tes spectacles et finit par se rendre compte que ton pouvoir n’existe que par la bonne volonté du peuple, et le peuple se rend compte que tu ne l’aimes pas, mais alors pas du tout, et que ton but est a minima de dissoudre la France dans l’Europe et l’identité française dans l’inculture libérale, pour renforcer l’oligarchie financière, pour donner satisfaction aux puissants qui t’ont fait élire. Bon, jusque-là, tu maîtrises.
Mais survient une sale petite bête – qui était d’ailleurs annoncée depuis une quinzaine d’années mais qu’on n’étudie pas à l’ENA ni dans les directions stratégiques des grands groupes mondiaux -, un SRAS comme on en a vus d’autres mais qui attaque, intelligemment, les vieux, les malades et les pauvres des pays trop bien nourris ! C’est la Guerre ! Et Jupit’ adore être un chef de guerre !
« Bande de cons… -pirateurs, c’est moi le chef ! »

Avec un Premier ministre qui joue le rôle tenu par Louis de Funès dans la série des Gendarmes, cirant les bottes de l’adjudant Galabru !
Ainsi, ces Français paumés, dépressifs, cette France périphérique soit banlieusarde et perdue pour la République – qu’est-ce que les puissants s’en foutent, n’est-ce pas, tant qu’on peut faire du business ? – soit rurale et déclassée, hypnotisée par les messages alarmants et défaitistes inoculés par la troupe du Jupit’, ainsi donc ces pauvres gens aiment de moins en moins le spectacle et ses mauvais acteurs et Jupit’ s’en étonne, lui qui se contemple dans son propre miroir : « Je suis le plus beau, le plus jeune, le plus intelligent, je suis le Président d’un pays qui n’existe plus, d’un peuple balayé par l’Histoire qui devrait m’aimer parce que je suis aimable, le fondateur d’une Europe rêvée. », sans se rendre compte qu’il ne gouverne rien et qu’il est à la remorque d’une Merkel imperturbable et d’une UE artificielle.

Jupit’ler, le plus intelligent ? Auquel cas il va nous expliquer, en merveilleux pédagogue, quel intérêt il y a pour la France à poursuivre le démantèlement des centrales nucléaires très peu polluantes et fournissant une électricité bon marché et à les remplacer par des champs d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques qui sont très polluants – mais pas chez nous, certes, sauf quand il va falloir les mettre à la casse – peu rentables et de toute façon intermittents, nous contraignant à réactiver les centrales à charbon et/ou à acheter l’électricité à nos voisins. Jupit’ participant à la tyrannie écologique ou mieux, le chef de cette tyrannie, le chef, le chef !

« Alors oui, annonce-t-il gaiement devant un parterre de jeunes diplômants, nous avons pris des risques face à la Covid – mais nous n’avons commis aucune erreur, attention, soyons clairs –, comme c’est notre devoir et notre responsabilité, et le peuple, au lieu de nous en rendre grâce, nous accable et nous traîne devant les tribunaux populaires ! Fascistes ! Trouble-fêtes ! Bachi-bouzouks ! Complotistes ! Procureurs ! »

Jupit’ler, les Français ne sont pas procureurs ; dans une démocratie, le peuple s’exprime, cela est étonnant, non ? Il faut le répéter, je le vois bien : une démocratie est un régime politique où le peuple décide de son présent et de son avenir. Sauf à considérer qu’à l’instar des députés de LREM inféodés au Président, le devoir et la responsabilité dudit peuple sont de bêler avec les loups et de se rendre à l’abattoir en chantant des louanges à son bourreau. Car la psychiatrie l’a dit, Jupit’ler est un pervers narcissique : un pervers narcissique est une personne qui s’aime d’autant plus qu’il fait souffrir ceux qui lui sont confiés.

Jupit’ler, vivement qu’une majorité de Français, à défaut de te traduire en justice, te remise dans les poubelles de tes copains les populicides !

Ernest Montretout