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Jusqu’où les forces de l’ordre doivent-elles obéir à l’État?

La répression contre les vrais Gilets jaunes montre à l’évidence les limites du pouvoir policier aux ordres d’une démocratie et d’une république dévoyées par le quinquennat Macron, son gouvernement et ses députés de LREM.

Des esprits chagrins vont immédiatement se plonger dans des ouvrages de droit pour se gargariser des définitions de l’État, de la nation, du peuple et tutti quanti. Reste que tout cela n’est plus que littérature depuis l’accession à la tête de l’État d’Emmanuel Macron et sa confiscation du pouvoir, destructrice de l’identité de la France.

Des Gilets jaunes massacrés mais des casseurs épargnés

Violences policières contre Gilets jaunes

https://youtu.be/hYdMme-miPg

« Une jeune femme, Fiorina, âgée de 20 ans, a perdu un œil, sur les Champs-Élysées, suite à un tir de Flash-Ball des CRS. Nous avons rencontré son ami, Maxime Jacob, qui était présent à ses côtés lors du drame… Les policiers font délibérément usage de leurs armes contre des manifestants pacifiques, qui ne peuvent pas fuir, qui ne faisaient que regarder la scène et qui ne représentaient aucun danger pour eux.

Fiorina s’effondre, touchée en plein visage, juste sous l’œil. Présent à ses côtés, je me précipite à son chevet, elle perd beaucoup de sang, des manifestants appellent à l’aide et lui prodiguent les premiers secours, pendant que d’autres s’interposent entre les policiers et elle qui gît au sol, en criant aux policiers d’arrêter de tirer au « Flash-Ball » dans notre direction… »  https://ripostelaique.com/jai-vu-seffondrer-fiorina-20-ans-touchee-par-un-tir-de-flash-ball-elle-a-perdu-un-oeil.html

La question de l’obéissance aveugle à des ordres assassins, à l’ordre du jour de Nuremberg

J’ai choisi cet exemple parmi beaucoup d’autres, à d’autres époques récentes, car il a valeur historique et valeur d’avertissement permanent lorsqu’un régime est totalitaire ou en passe de le devenir.

Je l’ai aussi choisi car, contrairement à ce que beaucoup croient, la Gestapo, police secrète d’État (créée en 1933 par le président du Conseil de Prusse, Hermann Goering) regroupait toutes les forces traditionnelles de sécurité, de maintien de l’ordre public, du département des enquêtes politiques et quantité d’autres services de police des pays, dont des fonctionnaires mutés dans la police d’État.*

Cette « forteresse imbriquant » aussi la SS et le service de renseignement était, à dessein, d’une telle complexité administrative « que les autres corps de l’État arriveront rarement à la percer ». Ce qui  a fait demander à un procureur du procès de Nuremberg : « Un profane pouvait-il s’y retrouver dans un dédale de services ? ». Réponse d’un témoin : « Non, c’était pratiquement impossible ».

Pour simplifier la lecture de ce qui va suivre, disons que Ohlendorf était le chef du service de renseignement intérieur et entendu au procès de Nuremberg en janvier 1946. Il faut préciser que la première partie de sa déposition figure dans le 3e tome du « Glaive et les Bourreaux » : L’ORDRE SS. **

Témoin Ohlendorf :

– mon travail ne consistait pas à liquider, mais j’étais à le tête de l’État-Major dirigeant les Einsatzkommandos en campagne…

Avocat des SS et du SD, L. Babel :

– ainsi, personnellement, vous ne vous occupiez pas de l’exécution de ces ordres?

Ohlendorf :

– je dirigeais un Einsatzgruppe ; je devais donc me rendre compte de la façon dont les Einsatzkommandos exécutaient les ordres reçus.

Babel :

– Mais vous n’aviez aucun scrupule à l’égard de l’exécution de ces ordres?

Ohlendorf :

– Mais si, bien entendu.

Babel :

– et comment se fait-il que ces ordres aient été exécutés en dépit de ces scrupules ?

Ohlendorf :

parce qu’il me paraît inconcevable qu’un chef subalterne n’exécute pas les ordres donnés par la direction de l’État. (Mis en caractères gras par mes soins).

Babel :

– C’est votre opinion personnelle. Ce ne fut pas toutefois uniquement votre point de vue, mais aussi celui de la majorité des intéressés. Parmi ceux qui avaient été choisis pour exécuter ces ordres, n’y en eut-il pas qui vous demandèrent à être relevés de fonctions de ce genre?

Ohlendorf :

– je ne puis me souvenir d’un cas précis; j’en ai exclu certains dont le système nerveux ne me paraissait pas de nature à supporter ces tâches, et les ai renvoyé dans leur foyer.

Babel :

a-t-on, sous quelque prétexte, expliqué à ces gens la légalité de ces ordres? (Mis en caractères gras par mes soins).

Ohlendorf :

– je ne comprends pas votre question. L’ordre ayant été donné par les autorité supérieures, la question de légalité ne pouvait pas se présenter à l’esprit de ces individus, car ils avaient prêté serment de fidélité et d’obéissance à ceux qui avaient donné ces ordres. (Mis en caractères gras par mes soins).`

Babel :

Mais un individu pouvait-il avec quelque chance de succès s’opposer à l’exécution de ces ordres ? (Mis en caractères gras par mes soins)

Ohlendorf :

Non, car le résultat aurait été le conseil de guerre avec une sentence correspondante. (Mis en caractères gras par mes soins).

Bistro Libertés avec Charles Millon

L’ancien ministre de la Défense analyse pourquoi les gens ne se retrouvent plus dans les partis politiques et dénonce le système de l’élection présidentielle et ses conséquences.

https://youtu.be/T7VpzGbRvj0

Stéphanie Bignon, présidente de Terre et Famille https://terre-et-famille.fr dans une fracassante intervention démontre que : « dans les campagnes on a cassé tous les services de proximité pour maintenant nous expliquer que c’est pas beau – pas beau de prendre sa voiture. Alors, ça veut dire quoi, qu’on a pas le droit de vivre ? Il faut qu’on aille tous s’entasser dans les banlieues ? 

On nous explique que c’est pour l’écologie, or c’est la concentration la première cause de la pollution. Je vais faire un tout petit peu de biologie et être très triviale : un caca dans un jardin, c’est fertilisant, des milliers de cacas dans un jardin, c’est de la pollution ! » Applaudissements nourris.

Et elle enfonce le clou : « je ne traiterai jamais les hommes politiques de fumiers parce que le fumier, au moins, c’est fertile ! » Nouveaux applaudissements.

On pourrait juste lui objecter que cette engeance de politicards ne manque au contraire pas de fertilité, puisqu’elle se reproduit et pullule à nos grands frais :  https://ripostelaique.com/le-senateur-malhuret-aux-gj-vous-ne-ferez-pas-la-loi-sur-les-ronds-points.html

Repères

https://ripostelaique.com/si-vous-sanctionnez-nos-generaux-vous-affronterez-la-colere-de-larmee.html

https://ripostelaique.com/saint-etienne-le-prefet-de-macron-evence-richard-a-laisse-faire-les-pilleurs.html

https://ripostelaique.com/casseurs-a-saint-etienne-le-prefet-de-macron-nous-doit-des-comptes-video.html

https://ripostelaique.com/henri-de-lesquen-macron-est-passible-de-haute-trahison.html

Jacques CHASSAING

pages 24 à 31

Source : La Gestapo, l’État Prison, Christian Bernadac. Editions france.empire. 1982. chapitre Kommandos de mort, pages 212 à 223.