Kanaky : Ayrault n’a toujours pas compris le sort qui attend les « enculés de Blancs »

Le Premier ministre Z’Ayrault s’est rendu fin juillet en Nouvelle-Calédonie. Celui qui en comparaison duquel Fillon passe pour un guerrier intrépide, a déclaré, dans la coquille vide qu’est le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou (leader indépendantiste qui voulait jeter les Blancs par-delà le récif avant d’être abattu par un des siens) : « La culture kanake est extrêmement riche, elle est multimillénaire et a une force incroyable. Elle porte des valeurs qui ne sont pas limitées à la Nouvelle-Calédonie, car ce sont des valeurs universelles ».

Bien sûr, le « brave » Nantais n’a fait qu’ânonner les idées convenues sur la « kulture » de ce peuple premier dont la coutume moyenâgeuse n’est que paix et amour, fraternité et liberté chez les simplets de la bien-pensance écolo-socialiste.

Pendant ce temps, non loin de Nouméa, à Yaté, quatre jeunes Kanaks de la tribu de Goro massacraient un basset rouge appartenant à un « colonialiste ». Ils lui ont d’abord tiré dessus un coup de fusil, l’ont ensuite dépecé vivant, puis achevé à coups de bâton et finalement lui ont tranché la tête qu’ils ont empalée sur un poteau.

Sans doute un entraînement pour ce qu’ils pratiqueront sur ces « enculés de Blancs » (comme ils disent) l’indépendance venue.

Et celle-ci approche.

Non seulement les athlètes calédoniens deviennent officiellement des athlètes de Kanaky aux mondiaux de karaté colombien, mais Roch Wamytan, patron du FLNKS et surtout grand chef de l’abominable tribu de Saint-Louis, haut-lieu du banditisme kanak sous couvert de lutte pour l’indépendance kanaille socialiste a été élu président du Congrès pour l’année 2013-2014. Il a obtenu 23 voix à la majorité relative, lors du 3ème tour de l’élection devançant Simon Loueckhote du groupe Engagement pour la France – un conglomérat de minuscules partis parfois réduit à un unique individu autour du Rump ( 17 voix) et Gérard Poadja du groupe Calédonie Ensemble ( 13 voix). Il est à remarquer que tous les candidats étaient mélanésiens.

Les partis dits ( hélas) loyalistes, Calédonie Ensemble de Philippe Gomès, Avenir Ensemble d’Harold Martin, Rassemblement UMP de Pierre Frogier ( il est à remarquer que tous les dirigeants de partis sont d’origine européenne), qui appellent dans leur nom ronflant à l’unité, au rassemblement se bagarrent sans fin, haines recuites d’ego surdimensionnés incapables de comprendre l’intérêt des citoyens encore un peu français du Territoire.

Les indépendantistes de leur côté ont fait taire leurs divisions et sont prêts à discuter avec le camp d’en face à condition que l’indépendance soit totalement kanake (pas d’Etat fédéral), que le drapeau de Kanaky flotte seul, que la citoyenneté du pays soit accordée presque uniquement aux Kanaks (un ou deux membres des communautés ajouteront une touche d’exotisme qui séduira le Comté de décolonisation de l’ONU). Autrement dit, ils négocieront sur… rien.

On peut se demander pourquoi les anti-indépendantistes se fractionnent politiquement à la vitesse de cellules cancéreuses plus le danger de l’indépendance kanaille socialiste se précise.

La lecture des commentaires sur Internet en donne une petite idée.

Les thuriféraires des chefs de « clans » anti-indépendantistes se détestent parce qu’ils se sont enfermés dans un esprit de secte qui fait que la secte d’à côté est la pire ennemie. Des flots de rancœurs, d’analyses bidons, de « t’ar ta gueule à la récré » se déversent sur les sites calédoniens comme http://caledosphere.com/ entre les petits intellos d’origine européenne qui se prosternent devant Gomès comme hier leurs frères roumains devant Ceausescu, et ceux qui  mettent pensées à terre devant Frogier comme leurs homologues contemporains devant Kim Jong-un.

Un auto-lavage du cerveau qui aboutit à une lutte fratricide qui ne laisse guère envisager un avenir serein de la Nouvelle-Calédonie.

Si les dirigeants indépendantistes se rêvent à la tête d’un pays comme Mugabe l’est au Zimbabwe, c’est-à-dire en dictateur d’une nation raciste, anti-blanche, où les seuls étrangers tolérés seront ceux qui permettent au système de se consolider et aux gouvernants de s’enrichir, les multiples et très stupides patrons des partis « loyalistes » (Gomès, Frogier, Martin, Lafleur fille, Blaise, Yanno, Leroux) se voient en Frederik de Klerk recevant le prix Nobel.

Au  lieu de rêver, qu’ils se renseignent sur ce qu’est devenue l’Afrique du Sud contemporaine. La Kanaky de demain lui ressemblera.

Mais on ne peut demander à des ânes de se métamorphoser en cheval de course.

Marcus Graven

 

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