Kavanaugh élu à la Cour suprême : nouvelle claque pour les démocrates

Un pataquès pour un résultat qui divise encore plus profondément l’Amérique.

Quels sont ceux qui ont gagné et qui ont perdu dans cette nomination controversée par le Sénat américain ?

Brett Kanavaugh a été élu par 50 votes contre 48, le score le plus serré pour un poste à la Cour suprême depuis 1861, quand Jeremiah Black fut choisi par 26 voix à 25. Même le très contesté Clarence Thomas, accusé par Anita Hill de harcèlement sexuel, fut nommé par 52 voix à 48, le 15 octobre 1991. On est loin, évidemment, d’Anthony Kennedy nommé à l’unanimité, 97 votes à 0, à ce poste sublime.

Au premier abord et indéniablement, c’est une formidable victoire pour Donald Trump qui, fidèle à lui-même, n’a pas cédé un pouce de terrain à ses adversaires en maintenant la candidature de Kanavaugh et en la défendant parfois avec une audace folle, comme avec son imitation du Dr Christine Blasey Ford à un rallye à Topeka Kansas avec ses «  I don’t know » et ses «  I can’t remember » qui amusèrent tant la foule de ses supporters. Dans toute la presse hostile à sa politique, les journalistes reconnaissent le pouvoir de Trump d’asséner de vilains coups aux «  Democrats » et à Ford, dont le témoignage était certes fort émouvant mais tout à fait incohérent par ses absences de mémoire d’il y a 36 ans. D’ailleurs, des psychologues spécialistes experts en pertes de mémoire ont déclaré que le «  100 % sure it was Brett Kanavaugh » prononcé plusieurs fois par Christine Blasey Ford n’était pas valable après 36 ans d’oubli volontaire ou inconscient.

En tout cas, ce témoignage, certes poignant, n’a pas été corroboré par d’autres personnes au FBI. Le rapport remis au Sénat était négatif : rien ni personne ne prouve que c’est la vérité.

Tous les journaleux américains qui, depuis trois ans, tentent de trucider la politique de Trump se sont encore une fois plantés. Ils n’ont rien vu venir et ont cru que ce simple plaidoyer d’une femme qui, à 15 ans, s’est fait agresser par un groupe d’étudiants un  samedi soir lors d’une beuverie allait achever de l’abattre. Mais aveuglés par la haine et surtout leur imbécillité et leur naïveté, ils n’ont rien compris de qui était Trump.

En France, les prétendus experts spécialistes des États-Unis qui se traînent de chaine en chaine et rédigent des articles minables sur l’Amérique qu’ils ne connaissent qu’en suivant avec servilité les opinions de l’axe « Bobo New York », « Politicards Washington » et « Starlets Hollywood » se sont, eux aussi, lamentablement trompés sur l’issue de cette procédure judiciaire.

J’avais déjà prévu, au début de janvier 2016, que Trump serait le 45président des États-Unis dans mon livre « Trump the Breaker », le premier Français à l’écrire. Mon expérience des États-Unis est due à mon travail dans les cinquante États, de Hawaï à la Floride, de l’Alaska à New York, de San Francisco à Chicago, quand je partais à la recherche d’écoles primaires qui pourraient participer à la « classe franco-américaine », programme qui permet à plus de quatre millions d’enfants américains de s’intéresser à la culture et à la langue françaises. Cette initiative permit au français de reprendre la première place parmi les langues étrangères enseignées aux USA. D’où les félicitations de personnalités comme le président Barak Obama, Hillary Clinton et bien d’autres. De même du côté français, avec Nicolas Sarkozy. Au cours de ces réunions avec les enseignants et les parents dans tous les États, j’ai rencontré des milliers de simples Américains qui avaient des difficultés à s’en sortir et je leur ai parlé. J’ai toujours des milliers de contacts là-bas, ce qui me permet de connaître l’opinion de l’Amérique profonde, contrairement à ces journalistes qui, après avoir lu, collé et recopié quelques lignes du NYT ou écouté CNN, pondent de minables comptes rendus sur les ondes. Kavanaugh serait élu, et il l’a été.

Ce fut une claque supplémentaire pour les « Democrats » qui venaient d’échouer dans un ultime effort pour démanteler le processus judiciaire. Et ils en sont même à se demander si cet incroyable ralliement des « Republicans » autour de Trump ne pourrait pas le servir dans un mois pour les élections de mi-mandat. Le regard qu’en donnent les commentateurs de ces médias hostiles à Trump semble le confirmer.

L’autre perdant de cette soirée époustouflante, unique dans les annales de la Cour suprême, est le mouvement « Me Too ». La nomination de Kanavaugh met un bémol à ce genre d’accusations. Ford a, en réalité, desservi la cause des femmes car Ford a été utilisée, manipulée par le parti de Clinton et d’Obama pour détruire Trump. Qui va, à présent, oser s’aventurer devant un tel tribunal sans avoir assuré ses arrières ? La confiance dans ces confidences et ces aveux de dernière minute va être mise en doute dès leur parution. Et toute femme qui voudrait se venger d’un homme en le traînant dans la boue risque de ne plus être suivie. Déjà, aux États-Unis, les patrons se méfient des femmes lorsqu’ils les embauchent de peur d’être, à leur tour, accusés de comportements déviants. Les quotidiens américains sont unanimes pour reconnaître que le « Me Too » est en perte de vitesse. Ses adhérentes, pensent beaucoup d’Américains, sont allées trop loin pour être sincères et honnêtes. Perte sèche pour celles qui ont été réellement harcelées.

Reprenons quelques titres et lignes de la presse hostile à Trump après sa grande victoire :

New York Times :

Show How You Feel, Kavanaugh Was Told, and a Nomination Was Saved

President Trump called Senator Mitch McConnell, the Republican leader, and they agreed she was impressive. “We’re only at halftime,” Mr. McConnell said, trying to be reassuring.

Mr. Trump thought it was time to bring in the F.B.I. to investigate, as many opponents of Judge Kavanaugh had urged, but when he called the Hart Building, Donald F. McGahn II, his White House counsel, refused to take the call. Instead, Mr. McGahn cleared the room and sat down with Judge Kavanaugh and his wife, Ashley Kavanaugh. The only way to save his nomination, Mr. McGahn said, was to show the senators how he really felt, to channel his outrage and indignation at the charges he had denied.

Judge Kavanaugh did not need convincing. He was brimming with rage and resentment, so when he went before the Senate Judiciary Committee, he did not hold back. His fire-and-fury performance — “you have replaced ‘advice and consent’ with search and destroy” — suddenly turned the tables. While Democrats thought he went too far, demoralized Republicans were emboldened again. In their war room, White House aides watching on television cheered and pumped their fists.

En un mot, après le témoignage, certes poignant, du Dr Christine Blasey Ford, tout semblait perdu pour Kanavaugh. Mais c’était compter sans la pugnacité de Trump qui, à demi-mots, dit au candidat : « Réveille-toi, montre que tu as des couilles et fonce leur dans le lard », ce que fit Kanavaugh lors de son passage devant le Sénat. Cette colère qu’il dévoila au cours de ses explications  fut le meilleur atout pour retrouver son « fire and fury » (feu et fureur) contre cette campagne de destruction orchestrée par le parti d’Obama et d’Hillary Clinton.

Et sa tempête remporta la victoire...

 CNN news :

Kavanaugh and the savagery of America — this is us

There comes a time when life forces us to reveal the content of our character, our souls. And America’s time is now. Brett Kavanaugh is the face and the voice of America, whether we like it, or not. 

Don’t deny it.

Kavanaugh’s confirmation was a forgone conclusion — despite Ford’s testimony — under this current « take-no-prisoners » culture. When President Donald Trump was elected, we should have known it was game-over for compassionate politics. We gave him the power to build a Supreme Court of his liking, knowing that there would be multiple vacancies to fill during his term. And it’s unrealistic to think that any amount of division or screaming in the streets would force Trump to willingly give up his power. 

This is his chance to create a world in his image. 

This what untamed power looks like. Each of us is at fault when communities allow systemic hate to fester or when democracy begins to feel like dictatorship. And surely, we have failed when our sons grow up to treat women as chattel.

Résumons l’annonce de CNN news, le pire ennemi de Trump :

Cette séquence a démontré la révélation de notre caractère et de notre âme. Brett Kanavaugh est le visage de l’Amérique, qu’on le veuille ou non. Inutile de le nier !

Le jeu auquel on a assisté est celui du « pas de prisonniers », qui traduit la disparition de toute compassion de la part de Trump. Il exerce son pouvoir et fait ce qu’il veut pour renforcer son autorité. Ce ne sont pas les cris des manifestants qui vont l’obliger à renoncer à son projet.

Il veut créer le monde à son image. La démocratie ressemble de plus en plus à une dictature et nous, les femmes, avons oublié d’enseigner à nos fils le respect qu’ils doivent avoir envers les femmes !

Quelle confession de ce média qui, jour et nuit, d’une manière violente, veut pulvériser Trump. C’est le coup de l’arroseur arrosé !

Washington Post :

‘Rock bottom’: Court fight reveals a country on the brink

In the battle over Brett M. Kavanaugh, few of the players emerged from the process unchanged or unblemished, underscoring the uncharted territory of deepening distrust and polarization that now defines the American system.

Ce journal des bien-pensants de la capitale reconnaît la division profonde qui vient de se faire jour dans cette élection : l’Amérique est coupée en deux, les conservateurs et les progressistes.

Cette polarisation conduit à un manque de confiance des deux côtés et un nouveau processus politique vient de s’instaurer.

Enfin un livre qui trahit ce qui se passe dans les coulisses de Washington :

« Killing the Deep State. The fight to save President Trump » devenu un best seller d’après le New York Times.  C’est un plaidoyer politique qui explique ce qui se déroule dans les arcanes de Washington et du parti démocrate pour, soit destituer, soit faire démissionner, soit même assassiner (à la Kennedy) le président Trump. Le juge Robert Mueller faisait partie de l’équipe Obama et cherche à accuser Trump de tous les méfaits de l’Amérique.

Mais attention, vous les Français : nous avons aussi notre petit Trump qui « ne veut pas modifier sa politique », nous demande « de ne pas nous plaindre » et d’accepter en silence toutes les insultes qu’il nous balance.

À la différence de Trump, qui obtient de spectaculaires résultats dans l’économie de son pays, nous ne voyons rien venir de Macron.

André Girod

image_pdf
0
0

7 Commentaires

  1. il faudrait refaire les élections, car les mécontents n’ont pas obtenu ce qu’ils voulaient, et ce, jusqu’à ce que leur poulain soit élu « démocratiquement « 

  2. Tu parles d’un exploit… Avec une majorité républicaine. A vaincre sans péril il triomphe sans gloire.

    • Cher professeur démocrate et manipulateur, sachez déjà qu’il y a plus de 50 sénateurs Républicains au Sénat, et actuellement 51, ce qui en fait déjà un vendu aux « démocrates » et qui, HELAS, l’assume, parmi trois « républicains » toujours prêts à passer à l’ennemi – Flake (Arizona), Murkowski (Alaska) et Collins (Maine) -.
      Gageons en plus que si le peu loyal McCain n’avait pas fort heureusement rendu l' »âme », le résultat aurait pu être dramatiquement différent!

Les commentaires sont fermés.