Kurdes : Macron a encore raté son coup !

Publié le 25 octobre 2019 - par - 21 commentaires - 1 426 vues
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Le Président Macron a raté une occasion unique de se grandir un peu.

Grandir politiquement s’entend, pour ce qui est de la toise, on ne pourra plus la porter au niveau de Teddy Riner à son âge.

Ainsi il aurait pu faire plusieurs coups d’une pierre.

J’explique la manœuvre.

Les Turcs viennent d’envahir le nouveau Kurdistan. Il est probable que depuis 1915 un petit ménage ethnique devait les démanger.

Les Kurdes sont nos alliés dans la réalité, même s’il n’y a pas d’accord international formel car l’État Kurde n’existe pas, cela reste une province de Syrie.

Les Turcs sont nos alliés automatiques en qualité de membres de l’Otan, comme la France, mais ils sont nos ennemis dans la réalité car Erdogan, qui s’est islamisé radicalement, veut la mort de l’Europe laïque et chrétienne.

Il devient clair que l’alliance atlantique ne peut plus exister, certains de ses membres alliés par traité sont dans la réalité ennemis.

Imagine-t-on la France engagée automatiquement dans un conflit si l’Iran attaquait la Turquie ?

Ce ne serait aucunement de son intérêt ; laisser deux pays musulmans se faire la guerre est une bénédiction pour toute l’Europe, et c’est toujours des combattants en face en moins à abattre dans le conflit à venir.

Imagine-t-on la France engagée automatiquement au côté des Turcs  dans un conflit si Israël répondait à une attaque ou même attaquait préventivement la Turquie ?

Il est plus logique et avantageux de se ranger derrière Israël en vertu du principe que « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », Machiavel a déjà tout théorisé. Défaire un pays musulman est de plus une avancée civilisationnelle pour le reste du globe.

C’était l’occasion de se poser la question de l’intérêt à continuer à être dans l’Otan.

En premier lieu, la Turquie n’a plus rien à faire dans l’alliance atlantique tout comme elle n’a rien à faire dans l’Europe, ce pays est devenu l’ennemi de tout l’Occident.

Ensuite, on peut largement douter que les Américains respectent les termes de l’alliance.

De plus en plus isolationnistes, ils ne considèrent plus que leurs propres intérêts.

Comme ils ne se sont pas engagés pour leurs alliés Kurdes, on est en droit d’imaginer qu’ils ne s’engageront jamais pour l’Europe.

Il faut laisser les Américains avec leurs propres contradictions et leurs propres errements.

Après tout, ce sont bien eux qui ont formé et armé Ben Laden et joué au docteur Frankenstein de la planète avec les musulmans.

Dans l’hypothèse que j’examine, le France ennemie de fait avec la Turquie qui a attaqué notre allié kurde sur le terrain, Macron aurait dû se mettre en mode opérationnel test.

La première mesure qu’il aurait dû prendre, c’est l’expulsion de toute la communauté turque qui est sur notre sol pour la renvoyer à Ankara. On ne peut pas engager un conflit avec une cinquième colonne ennemie derrière nos lignes.

Ensuite, il aurait dû proposer d’accorder d’office la nationalité française aux Kurdes chrétiens, laïcs et athées de Syrie.

Quelques conséquences s’ensuivaient :

Les Kurdes devenus français, de facto cela faisait de leur petit territoire un petit bout de France et d’Europe laïque au Moyen-Orient, et des Kurdes, des Européens libres d’aller et de venir dans toute l’Union.

Psychologiquement, c’était une défaite totale pour les Turcs d’Erdogan qui font des pieds et des mains pour entrer dans l’Europe depuis 50 ans. Voir leurs ennemis kurdes devenir européens sans avoir à le demander et avec effet immédiat les aurait assommés et enragés.

Diplomatiquement, c’était le binz qui aurait enfin permis de clarifier les positions de chacun dans l’hypocrisie mondiale actuelle, et distingué le vrai ami et du faux ami.

En effet, pour la Turquie, attaquer les Kurdes revenait à attaquer des ressortissants français d’un pays membre de l’Otan.

Par l’effet automatique du traité, tous les autres pays membres de l’Otan auraient eu l’obligation de se ranger derrière la France, pays attaqué.

Par suite, c’est l’Europe qui entrait en conflit contre les Turcs, avec blocus économique, et les Allemands auraient dû en tirer des conséquences pour la communauté turque établie sur leur sol par leur internement ou expulsion notamment.

On atteignait ici l’heure de vérité.

Savoir si tous les pays membres de l’Otan étaient prêts à en respecter réellement et totalement les termes au rasoir en se rangeant automatiquement derrière la France, pays attaqué, contre la Turquie.

Les faux-culs seraient sortis du bois, on aurait alors pu en tirer les conséquences, toutes les conséquences.

On aurait alors vu la réaction des Allemands, savoir s’ils sont capables de  soutenir la France, ou s’ils ne l’auraient pas sacrifiée au nom de leurs intérêts économiques propres en refusant d’expulser ou d’interner la communauté turque localisée sur leur sol.

On aurait pu analyser la réaction du reste des pays de l’Union : égoïsme ou solidarité ?

Il aurait été temps d’examiner la position des États-Unis dans la mise en œuvre affective du pacte qui aurait été activé, et s’assurer de leurs engagements : sincères, ou non ?

C’était l’occasion d’un test en réel du pacte.

En cas de refus ou désistement, plutôt que de continuer avec un traité que personne n’aurait respecté, non fiable en cas de coup dur et qui coûte un pognon de dingue, après avoir été enfin affranchis sur les supposés amis, il était alors facile d’en tirer toutes les conséquences.

Savoir que nous vivons dans un monde de plus en plus liquide où les amis d’un jour ne sont plus les amis de toujours.

Toute la diplomatie française aurait alors révisé l’ensemble de ses alliances, ce dicton relativiste à l’esprit.

Tirer la conclusion que la France doit avant tout, et de plus en plus, ne compter que sur elle-même.

Qu’outre à l’extérieur, il lui est impératif d’être forte et soudée à l’intérieur.

Que l’homogénéité s’oppose à ce que prospère des communautés d’origine allogène non sûres et pour certaines, véritables ennemis potentiels sur le sol national à neutraliser impérativement au nom de l’intérêt vital de la nation gauloise réfractaire.

D’où l’intérêt de retrouver une population homogène à la manière de Sparte ou d’Athènes.

D’où l’obligation de se séparer de tous les traîtres en puissance à la patrie, j’ai nommé les mondialistes et leurs protégés.

Après tout, ils ont le reste de la planète comme point de chute, il n’y aurait aucun remord à avoir à leur enlever la nationalité française puisqu’ils se prétendent eux-mêmes citoyens du monde : qu’ils y aillent et qu’ils y restent.

Là, on aurait pu un peu remonter la toise du Président Macron.

Politiquement s’entend.

Jean d’Acre

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Notifiez de
debord

Démonstration peu pertinente…

Marc Larapède

Quelle bonne analyse, quelles bonnes idées !

POLYEUCTE

Kurdes ou FDS ? C’est pareil !
Le Culte de l’Abandon !

PIstou

De toute façon moncon rate tout ce qu’il entreprend sauf hélas la destruction de la france.

.Dupond 1

Manque de bol pour choupi…..là il est tombé sur un os a la Réunion
https://twitter.com/RGauche/status/1187358917518659584

Marnie

Le courage et l’esprit de justice et de fraternité envers les Kurdes auraient du être présents. Mais Macron n’est pas concerné par la morale. Il s’est fixé un but : détruire tout ce qui n’entre pas dans son objectif : détruire les Nations et islamiser l’Europe.
Par ailleurs, que peut-on attendre de Merkel qui fait de la realpolitik. L’Allemagne est une terre d’accueil pour son (ancienne) alliée la Turquie. Il est à craindre que très prochainement elle fasse son entrée officiellement dans l’UE.

marcoterix

Tout cela aurait trop ressemblé à un acte stratégique courageux, impossible à mettre en œuvre sur un continent en contention unioniste passablement anti masculine . Mais la dictature commence à craqueler. Le dernier vote de Strasbourg sur les ong qui continuent de s’appeler non gouvernementales (le culot!) le démontre. Il ne faut pas lâcher et ne promouvoir que l’alliance des patriotes pour que chacun se retrouve.

Grougnach

C’est un plaisir de vous lire Mr Jean d’Acre , une réelle satisfaction. Quelle clairvoyance , je craignais d’être un des rares à penser ça. Me voilà conforté dans mes opinions. Merci !

Rems

Macron est un traitre….

Malou30

Et bien voilà une très bonne analyse de la situation. Diplomatiquement que pèsent macron et la France 🇫🇷 aujourd’hui ? Rien !

blendel

une fois de plus ,votre clairevoyance et surtout l’honneteté de vos propos,Jean sont la stricte vérité qui nous font comprendre à tous (nous lecteurs de riposte mais de bp d’autres sources incontournables d’infos justes)que nous y sommes et qu’il est juste impossible de ne pas s’impliquer au plus vite (quite à en perdre sa « petite vie’ dans cette seule et principale lutte actuelle pour CONSERVER’ notre histoire /MERCI J D’ACRE

patphil

pauvres kurdes, il ne leur reste qu’à pactiser avec assad et les russes

Le Blob

Pour couronner votre article Jean d’Acre, il ne manque plus qu’un petit coup de fil à Erdogan et le menacer de vitrifier Ankara et quelques centaines de kilomètres autour.

.Dupond 1

Les journalopes s’inquiettent des « momans djihadistes » pas des combattants de l’islamisme
http://www.fdesouche.com/1284417-combat-contre-daech-ces-freres-darmes-francais-tombes-avec-les-kurdes

kinns

Je fais simple:
Celui qui refuse la culture de la France est un traitre et un génocidaire

finance

Moi aussi je fais simple : imposer l’islam et le multiculturalisme à un peuple dont on n’a pas demandé l’avis ça s’appelle un abus de pouvoir et trahison envers son pays . Ca s’appelle aussi  » intelligence avec l’ennemi » , vu que nous sommes en « guerre » contre  » la hydre islamique » qui a déjà fait des centaines de morts sur notre territoire .

kinns

C’est de la triche!! C’est plus évolué que moi !!

finance

Lool ! Au moins c’est dit , Kinns .

PIstou

Normalement ca devrait se traduire par une destitution.

kinns

Malheureusement ça n’existe pas en France ! Il faut une révolution pour cela!

Daniel CH

Le traître à son pays, c’est Macron