L'agression de Rayhana, rien à voir avec l'islam ?

Ce qui est arrivé à Rayhana n’est pas un fait de violence ordinaire, ce n’est pas un fait divers, ce n’est pas un fait de violence conjugale et si cette agression fait bien partie de ces actes odieux qu’on peut mettre dans la rubrique « violences faites aux femmes », elle révèle bien autre chose. Elle montre ce qu’est le vrai visage de l’islam.
Avant Rayhana, il y eu Sohane, morte brûlée vive dans une cave de sa cité en 2002, il y eu Shérazade en 2005, qui gardera à vie des séquelles des brûlures. Récemment ce furent Kavidah que son mari a tenté d’immoler et Fatima qui, elle, en est morte. Et que dire d’autres meurtres odieux comme le fut celui de Ghofrane, tuée à coup de pierres à Marseille en mars 2004. La multiplication de ces actes criminels par le feu, par lapidation, ou à l’arme blanche, dont la plupart peuvent être qualifiés de « crimes d’honneur », et le nombre croissant de violences multiples exercées envers les femmes de confession musulmane, prouvent, à l’évidence, qu’elles sont les premières victimes de cette haine du sexe féminin perpétuée par l’influence des préceptes machistes d’une religion dite « d’amour et de paix » qui les assigne au statut d’éternelle mineure et autorise les hommes à pratiquer le châtiment corporel envers leur épouse.
La sous estimation de l’influence des prescriptions véhiculées par l’islam dans la recrudescence de ces actes de barbarie montre, aussi, l’incapacité déplorable de l’ensemble des médias, des responsables politiques, et de la grande majorité des organisations féministes, à pointer du doigt l’origine réelle du problème lié à la prolifération de ces crimes dit « d’honneur ». Tant qu’ils continueront obstinément à fermer les yeux sur les conséquences dramatiques de l’islamisation grandissante de notre pays, tant qu’ils n’en mesureront pas les effets destructeurs sur nos valeurs laïques et républicaines, l’islam avancera sournoisement ses pions partout en Europe en semant les germes de l’obscurantisme et les menaces de mort envers les hommes et les femmes d’origine arabo-musulmane épris de liberté se multiplieront.
Alors, oui, l’agression de Rayhana est prise au sérieux par les autorités Françaises, la section antiterroriste de la brigade criminelle va faire son boulot. Mais, Messieurs et Mesdames, les journalistes, Messieurs et Mesdames les politiques, allez vous encore longtemps fermer les yeux devant une réalité qui dérange ? Quand allez-vous dénoncer le lien évident qu’il y a entre la prolifération du voile en France, l’augmentation du nombre de voilées intégrales dans les rues de nos villes, la multiplication des prières musulmanes sur la voie publique à Paris, à Marseille ou à Lyon, la progression des violences envers les femmes et jeunes filles musulmanes, la multiplication des menaces contre les militants et militantes engagés dans la résistance contre l’offensive islamique, la Marseillaise sifflée au stade de France et sans oublier, bien entendu, la censure du débat sur l’identité nationale, subtilement organisée par une gauche compassionnelles qui a peur de stigmatiser les musulmans ?

Il est facile de dire que les auteurs de ces crimes sont des intégristes, des islamistes, que ce sont des fanatiques salafistes et qu’ils portent en eux le projet de destruction du monde occidental, en un mot l’obscurantisme. Il est, dans ces conditions, plus facile de crier à hue et à dia que l’obscurantisme ne passera pas. Mais de quel obscurantisme s’agit-il, qu’est ce qu’il y a derrière ce mot ? Il est beaucoup plus difficile de reconnaître tout simplement que c’est l’islam qui porte cet obscurantisme, parce que l’islam est une religion qui déteste les femmes au point de les reléguer au rang d’objets sexuels et de génitrices, au point de les enfermer dans un linceul de tissus, de les défigurer, de les brûler vives, de les lapider ou de les pendre… L’islam est par essence une religion conquérante et rétrograde, elle apporte l’obscurantisme et l’obscurantisme crée la barbarie. Les femmes musulmanes paient un lourd tribut à cette entreprise de conquête.
Ce qui est arrivé à Rayhana, cette comédienne d’origine algérienne auteure et interprète de la pièce qu’elle jouait depuis le 5 janvier à la Maison des Métallos « A mon âge je me cache encore pour fumer », est absolument révoltant. Cet évènement est médiatisé et tant mieux. Mais n’oublions pas toutes celles qui ont été tuées ou défigurées, toutes celle qui le seront et dont le nom n’apparaitra que dans la rubrique des faits divers. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’aujourd’hui, en France, les femmes d’origine arabo-musulmane sont de plus en plus souvent sous contrôle. Beaucoup d’entre elles sont menacées si elles vivent « normalement », comme toutes les femmes libres et émancipées de ce pays. Beaucoup d’entre elles risquent d’être rejetées de leur famille ou maltraitées si elles refusent de se voiler ou si elles refusent un mariage arrangé. Peu d’entre elles peuvent s’opposer ouvertement à cet endoctrinement religieux qui les opprime et les soumet à vie au diktat des hommes de leur communauté.
Rayhana est de ces femmes qui ont compris qu’il est important de ne pas baisser les bras devant la barbarie, qu’il est important de résister aux intimidations de ceux qui imposent leur lois au nom de la morale religieuse, qu’il est important de rester debout face à un obscurantisme musulman qui met un voile sur les femmes et une camisole à la liberté. Rayhana est une femme courageuse mais surtout une femme engagée qui a des choses à dire sur la liberté. Sa pièce disait toute la difficulté qu’ont les musulmanes à s’affranchir des dogmes machistes de leur religion. Ceux qui la menaçaient de représailles, depuis que sa pièce est à l’affiche, n’ont pas gagné. Ils ne gagneront pas tant qu’il y aura, dans ce pays, des hommes et des femmes prêts à mettre leur vie en danger pour dénoncer et combattre un islam conquérant qui détruit nos valeurs d’humanité en muselant la libre parole et en défigurant les femmes.
Brigitte Bré Bayle

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