L'arrogant européiste Cohn-Bendit agresse les chefs d'Etat qui osent parler de nation !

Deux épisodes symboliques qui ont eu lieu dernièrement témoignent de l’arrogance mais aussi de la médiocrité du personnage.
D’abord, l’européiste s’en est pris au Président tchèque Vasclav Klaus(1), coupable d’être eurosceptique et soupçonné de ne pas vouloir signer le Traité de Lisbonne tant que l’unanimité prévue, mise à mal par le non irlandais, ne serait pas faite.
Notre prétentieux de service, qui était présent, à Prague, à la réunion entre les présidents des groupes du Parlement européen et le Président tchèque a usé avec celui-ci de l’autoritarisme que ce libertaire refuse pourtant à tous et notamment aux enseignants et aux parents… « Je me moque de votre avis sur le sujet ». « Je veux savoir ce que vous allez faire ». « Je veux que vous m’expliquiez ». « Comment pouvez-vous rencontrer… ». « Vous n’êtes pas censé… »

Non seulement il manque d’éducation mais il se croit sorti de la cuisse de Jupiter ! Ce qu’il revendique, puisque, lorsque Vasclav Klaus, ulcéré, lui rive magistralement son clou : « Je dois dire que personne ne m’a parlé de cette façon et sur ce ton au cours des 6 dernières années. Vous n’êtes pas sur les barricades à Paris ici. Je pensais que ces manières avaient pris fin pour nous il y a 18 ans… C’est incroyable. Je n’ai jamais rien connu de tel auparavant « , au lieu de se trouver marri de voir mises à nu ses méthodes staliniennes, notre olibrius en rajoute et pavoise :  » Parce que vous ne m’avez pas encore pratiqué… »
Il n’est pas question ici de s’offusquer d’une absence d’obséquiosité ou de langue de bois, un chef d’Etat n’est pas une idole sacrée, mais il a droit, lui aussi, à la politesse (étymologiquement, ce qui permet de vivre dans la « polis », la Cité…) et à la courtoisie. Choses dont Dany le Rouge, bouffi d’orgueil, croit nécessaire de se départir pour faire le procès de ceux qu’il méprise (on signalera au passage à nos lecteurs qui seraient tentés de nous retourner le compliment que l’attitude et les propos de Daniel Cohn-Bendit ne méritent ni respect ni égards).
Or, ceux qu’il méprise, sont-ils des délinquants, des assassins, d’anciens nazis ? Non, ce sont, tout simplement, ceux qui ont l’outrecuidance de se méfier de l’Union européenne…
Cette Europe des régions et des communautés qu’il applaudit des deux mains semble en effet l’objet de sa flamme jalouse, à tel point qu’il perd toute maîtrise de lui-même dès qu’elle lui semble attaquée.
Ceci explique, évidemment, sa récente attaque(2) contre Nicolas Sarkozy lui reprochant de défendre les Etats-nations et non la « communauté européenne » ! Un comble ! En effet, pour quoi et pour qui les Français auraient-ils élu Nicolas Sarkozy si ce n’est pour défendre leurs intérêts et ceux de leur pays ?
Eh bien, cela choque notre « arrogant qui détient la vérité » ! En effet, lorsque Nicolas Sarkozy tient un discours auquel on ne peut que souscrire –tout en regrettant que sa politique soit autre-, puisqu’il y rappelle la légitimité et le primat de la nation et, surtout, l’importance de l’élection pour donner de la légitimité aux représentants du peuple (ce qui, ipso facto, ramène l’Europe à ce qu’elle devrait être pour être légitime, une confédération de nations…) : « On ne construira pas l’Europe contre les Etats »,  » les nations ne sont pas l’ennemi de l’Europe. Vouloir passer par-dessus la tête de ceux qui ont été élus dans leur pays, c’est de l’intégrisme européen ». Dany voit rouge et stigmatise les pratiques du Président français, qui aurait le tort de chercher des accords inter-gouvernements à l’unanimité au lieu de laisser une assemblée de technocrates décider à la majorité qualifiée et imposer aux peuples des politiques dont ils ne veulent pas…
Alors, Daniel Cohn-Bendit, libertaire ou stalinien ? Les deux, mon colonel !
Libertaire pour lui, ses amis, ses électeurs et futurs électeurs mais stalinien en diable dès qu’il s’agit de combattre la volonté des peuples, qui ne veulent pas de son Europe.
Néanmoins, on osera dire qu’il est, surtout, ridicule, et d’autant moins crédible que ce politicien professionnel qui n’a jamais travaillé nourrit son image de postures pseudo-modernistes ou de coups médiatiques et on laissera le mot de la fin à Nicolas Sarkozy qui a, avec brio, pointé ses contradictions lors de leur altercation au Parlement européen (3).
Après avoir œuvré, lors de la dernière présidentielle, au rapprochement européiste Ségolène-Bayrou, pour battre Sarkozy, voilà Daniel Cohn-Bendit réduit à servir, à son corps défendant, de faire-valoir au Président de la République, ravi d’avoir un adversaire aussi imbu de lui-même, et aussi facile à moucher.
Christine Tasin
http://christinetasin.over-blog.fr/
(1) http://lequotidiendebabylone.over-blog.com/article-25810879.html
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/12/18/le-drapeau-europeen-qui-fache-en-republique-tcheque_1132643_3214.html
(2) http://www.liberation.fr/politiques/0101305990-vifs-echanges-entre-cohn-bendit-et-sarkozy-au-parlement-europeen
http://www.intalk.fr/index.php/news/politique/1428-daniel-cohn-bendit-reproche-a-nicolas-sarkozy-sa-vision-de-leurope.html
(3) http://www.dailymotion.com/video/k3qZu5I66HOB0ySI8N

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