L'identité française n'est pas multiple

On est Français, sur le papier, dans sa tête et aux yeux des autres, ou on ne l’est pas. Tout le monde sait instinctivement ce qu’est être Français, qui ne l’est pas pleinement et pourquoi. Un débat sur l’identité nationale est moins nécessaire pour rappeler aux Français ce qu’ils sont que pour indiquer clairement à ceux qui ne le sont pas ou ne sont pas perçus comme tels (de leur propre aveu) comment le devenir, si tel est bien leur souhait. Ce débat n’aura d’utilité publique que s’il débouche sur la conclusion suivante :

CONSEILS SIMPLES ET PRATIQUES AUX IMMIGRES ET LEURS DESCENDANTS
POUR DEVENIR FRANÇAIS OU ETRE CONSIDERE COMME TEL

1) Apprendre et parler systématiquement français, du moins en public et quel que soit l’interlocuteur,
2) Renoncer aux habits et attributs vestimentaires typiquement étrangers,
3) Donner à ses enfants des prénoms français ou en changer si l’on en porte un étranger,
4) Ne pas afficher individuellement ou collectivement sa religion.
La recette est vieille, simple et efficace. C’est celle qu’ont appliqué tous les immigrés d’origine européenne. C’est celle que doivent à plus forte raison appliquer collectivement les immigrés extra-européens. S’ils ne le font pas, s’ils sont incapables de le faire, toutes les lamentations, tous les discours démagogiques, toutes les lois « positives » en leur faveur et insultantes pour les Français ne changeront rien : ils ne seront jamais perçus par les Français comme des Français ou du moins comme des Français à part entière.
A l’impossible nul n’est tenu. Qui peut considérer quelqu’un qui parle une langue étrangère, qui porte un prénom étranger, qui s’habille en étranger et qui s’affiche à tout bout de champ en étranger, qui peut le considérer autrement que comme un étranger. Il n’est pas question ici de la France. Ceci est vrai dans tout pays. A méditer.
A bon entendeur…
Philippe Landeux

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