L’imposture intellectuelle de Tahar Ben Jelloun

Le 20 septembre 2012, le quotidien Le Monde a publié un article de Tahar Ben Jelloun intitulé « Une défaite de la pensée ». Cet article fut repris le lendemain, en arabe, par un grand quotidien marocain. L’auteur y traitait des phénomènes de tension et des manifestations de violence dans le monde musulman depuis l’attaque meurtrière et incendiaire de l’ambassade américaine à Benghazi le 11 septembre 2012.

Tahar Ben Jelloun fait semblant de se poser la bonne question au sujet de l’islam : « Une fiction, une caricature, un très mauvais film peuvent-ils saper ses valeurs et ses fondements ? ». Nul doute qu’il s’agit dans cette phrase, des valeurs et des fondements de l’islam. La réponse qui vient immédiatement à l’esprit est que la liberté d’expression a toujours mis à mal les idéologies expansionnistes, inégalitaires et autoritaires, aussi bien religieuses que profanes. Mais l’auteur évite d’envisager cette banalité et répond tout bonnement à côté : « En principe non » ! M. Ben Jelloun croit s’en sortir à si bon compte.

Et puis, immédiatement, il enchaîne sur une question de diversion : « Mais de quel islam s’agit-il ? ». Remarquons que, par bohneur, il ne s’agit pas de musulmans, mais bel et bien de l’islam. Or l’entourloupe, dans tous les développements qui suivent, consiste justement à éviter d’interroger les « valeurs et les fondements » ouvertement inégalitaires, misogynes, belliqueux, peu respectueux des non-croyants et des croyants non-musulmans, tels qu’ils sont toujours professés par le Coran et qu’ils furent mis en pratique par Mahomet. Au lieu de cela, Tahar Ben Jelloun, comme tant d’autres intellectuels avant lui, traitera plutôt des défauts des MUSULMANS et et de leurs dirigeants qu’il est si commode d’accuser de tous les maux pour épargner le Coran et Mahomet, ces deux pieds de sable auprès desquels on n’a jamais laissé pisser les enfants. Tout le monde sait que le colosse qu’ils soutiennent est bien nu.

Voilà comment M. Ben Jelloun tente de nous jouer son petit tour de passe-passe : il nous invite à nous acharner, comme de coutume, sur les islamistes, sur les salafistes, sur les wahhabites, entre autres musulmans, pour que, finalement, rien ne change ; alors que c’est bien DE l’islam (de la vénération du Coran et de Mahomet) qu’il nous faut émanciper et guérir les musulmans, ses premières victimes, transformées en vecteurs-reproducteurs.

Et voilà enfin en substance la fausse réponse qui nous est servie par Tahar Ben Jelloun, romancier talentueux, mais piètre intellectuel :

« Ce qui est vulnérable dans l’islam, ce ne sont ni son esprit ni ses valeurs, ce sont des populations maintenues dans l’ignorance et manipulées dans leur croyance. Tous ceux qui ont essayé de lire le Coran avec le cœur de la raison ont échoué, et c’est l’irrationalisme, l’absurde et le fanatisme qui gagnent du terrain ».

Cette phrase n’est recevable que si l’on précise que M. Ben Jelloun participe pleinement à cette manipulation éhontée.

Non Monsieur Ben Jelloun,

  •  la pédophilie avérée de Mahomet,
  •  sa polygamie outrancière, donc sa débauche,
  •  l’interdiction de remariage à ses neuf veuves, inscrite noir sur blanc dans le Coran,

n’ont jamais eu et n’auront jamais une quelconque valeur éthique ou spirituelle, sauf auprès de personnes fascinées par le pouvoir d’un potentat dont la force phallique est symbolisée ici par ces faits, tels que racontés par les premiers biographes musulmans de Mahomet. C’est peut être ce totem, ce phallus sur-dimensionné dressé en l’air même après la mort de Mahomet, qui vous fascine et qui fascine pas mal de voilées et de barbus.

Sans oublier ce qui va avec : la force physique, dominatrice et brutale, célébrée par le Coran et confirmée par la pratique historique de Mahomet. Génération après génération, depuis quatorze siècles, ils professent et prescrivent le qitâl, le combat(*), afin que tout le monde finisse par confesser qu’ « Il n’y a pas d’autre dieu en dehors d’Allah et que Mahomet est son prophète ! ».

Monsieur Ben Jelloun,

Tant que vous éviterez, comme vous le faites dans l’article ici décortiqué, de questionner les fondements-mêmes de l’idéologie islamique, vous resterez un vulgaire imposteur, jouant à merveille des ruses intellectuelles que votre maîtrise de la langue vous permet. Quelle honte et quelle déchéance pour un grand esthète et magicien de la langue française !

Pascal Hilout

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(*) « Le qitâl, le combat à mort (de la racine qatala = tuer) vous a été prescrit, même si vous l’abhorrez » : Coran 2 ; 216. Voilà où réside une des facettes de l’irréfragable immoralité du Coran et de Mahomet.

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