L'incroyable relativisme autour des massacres au Nigeria, et de la mort d'un supporter du PSG

Nous vivons dans un pays devenu curieux ; curieux, pas dans le sens de la curiosité intellectuelle mais dans celui de l’émergence de groupements d’opinion et même d’institutions, les uns et les autres, destinées à cacher la réalité quand elle est terriblement menaçante pour tout un chacun.
Cette semaine, un ancien supporter du Paris Saint Germain, les Boulogne-boys a été lynché, jusqu’à la mort, par d’autres supporters. Mais ceux-là, les assassins, sont des bons supporters. Ceux-là, sont des jeunes gens vigoureux, la main un peu leste peut-être, provenant de cette « diversité » que l’on vénére et comme on l’appelle du côté de chez, la Halde, du côté de ce bon monsieur Yazid Sabegh secrétaire d’état à la diversité, de chez le MRAP et de chez cette si charmante madame Ben Bassa.
Un homme – qui n’avait ni injurié, ni frappé, ni rien dit à ses agresseurs – a été frappé jusqu’à la mort et… c’est lui le coupable, lui et ses anciens amis. Le coupable, c’est les « Boulogne boys », ces méchants petits blancs qui n’ont pas encore lynchés à la sortie du stade les attendrissants supporters de la « diversité ». La victime a été membre de ce groupe de méchants petits blancs. Elle est donc coupable !!
Ses agresseurs ont agi, en la frappant jusqu’à la tuer pour son appartenance supposée à un groupe qui n’a ni lynché ni tué de supporter de la « diversité ». Mais peut importe. Les coupables, ce sont des « blancs racistes » ; tous forcément blancs racistes, en conséquence de quoi, les lyncheurs -membres du Ku Klux Klan issu de la diversité- sont un bon Ku Klux Klan…
Pour équilibrer l’information, le quotidien Le Parisien de ce matin (20 mars) donne la parole à la mère du supporter du PSG, tué par un policier débordé qui voulait empêcher le lynchage d’un supporter du club israélien Maccabi.
Conclusion du quotidien, via les réponses de la mère éplorée : le responsable des lynchages, c’est la police. Eh oui, fallait le trouver. Les tueurs sont innocents. Les coupables, c’est la police.
Chez nos amis de la « diversité » salutaire, le responsable, le coupable, c’est ici le policier – pressé de tous côtés qui a utilisé son arme de service pour sauver un homme, qui risquait de finir comme l’homme tué il y a quelques jours. C’est lui qui doit être l’objet des reproches. S’il n’avait pu dégager l’homme, objet de l’hallali, que n’aurait-on pas lu contre le policier et la police, restant impuissants devant une mise à mort.
Ceux qui détestent les Juifs, jusqu’à poursuivre en meute hurlante un supporter d’un club de football israélien, ou ceux qui haïssent ces petits blancs de « céfrans » en les frappant, en se mettant à vingt contre un, tous ceux-là sont exemptés. Le policier sauveteur, la police débordée, voilà les véritables et uniques responsables.
Attention à ne pas stigmatiser !!!
Ces deux faits divers ne sont-ils pas à mettre en rapport avec les dernières tueries survenues au Nigeria ?

Si les dernières victimes, des Nigérians chrétiens, des vieillards hommes et femmes, des femmes, et même une maman avec son jeune enfant sur le dos, ont été tués et mutilés à coups de machettes, puis carbonisés, ce n’est pas la faute des tueurs. Non, voyons, nous explique même benoitement « Le » spécialiste, -ci-devant directeur de recherche au vénérable CNRS. Il nous débite sa vérité, le spécialiste. Faut-y croire à sa vérité, c’est la vérité du spécialiste. Et il nous dit quoi, le spécialiste et la majorité des médias avec lui?
Ecoutons-le : Si on a tué des villageois, vieillards, femmes et enfants, c’est : « certainement par… représailles » !
Ces spécialistes, et les journaux qui accueillent ce genre de propos, dédouanant les tueurs, ces spécialistes bardés de diplômes scientifiques et/ou journalistiques, ont choisi de jouer les Pangloss. Comme le digne personnage du Candide de Voltaire, ils n’entendent rien, ils ne voient rien. Mais en 2010, dans la vraie vie, s’ils sont sourds et aveugles nos modernes Pangloss, ce n’est pas par chance, ni par concours de circonstances extraordinaires, qui les feraient traverser sans rien voir une ville réduite en miettes par un tremblement de terre. S’ils sont sourds et muets volontaires nos Pangloss du CNRS et d’une presse complaisante et volontiers ignorante, c’est que la logique mentale qu’ils cherchent à nous imposer vise encore une fois à ne pas « stigmatiser ».
Concernant les lynchages boulonnais, il s’agissait de ne pas stigmatiser la « diversité ». Concernant les massacres à répétition nigérian, il s’agit de ne pas « stigmatiser » l’islam, même version musclée et djihadiste maniant la machette et les bidons d’essence.
Pour ne pas le stigmatiser, il faut nier,
Il faut cacher le travail du djihadisme qui a commencé à la fin du 19ème siècle parmi les populations nordistes musulmanes de ce pays et qui prend aujourd’hui des proportions qui sont celles qui, au Soudan, mèneront à trois décennies de djihad et à presque trois millions de victimes parmi les soudanais animistes et chrétiens du sud du pays et, pour terminer, à plus de trois cent milles victimes civiles parmi les populations trop « tièdement » musulmanes du Darfour.
Avant le déchaînement des tueries, il y a eu, sporadiquement, et depuis la phase réactivation de l’islam (fin du 19ème siècle), des heurts entre populations chrétiennes du sud et nomades du nord.
Des « marxistes » de bureaux universitaires, des marxistes -de l’école de ceux dont Marx dira qu’en lisant leurs écrits et leurs positions politiques, lui, Karl Marx, « n’était pas marxiste », vont nous débiter leurs sornettes idéologiques, sorties de leur kit appris par cœur, ce qui leur évite d’avoir à regarder la vérité en face.
Comme pour les attaques jenjawid au Darfour, ce « marxisme » de bazar, -marxisme du CNRS, de la place du colonel Fabien et de ses diverses succursales « critiques »-, va nous conter la légende d’un « affrontement de classe » entre nomades et sédentaires. Le journal le monde diplomatique l’avait fait, il y a quelques temps, au sujet des massacres des populations Four et Agawa (du Darfour et du Tchad) par les milices « arabes » jenjawid soutenues par les forces aériennes de Khartoum. Bref, les massacres de civils et les affrontements armés au sud soudan, le Darfour, le nord-est du Tchad, ne serait qu’une répétition africaine du conflit qui eut lieu dans l’ouest américain entre les éleveurs et les fermiers à l’occasion des passages périodiques de milliers de têtes de bétail gênées par les clôtures.
Pas de quoi s’inquiéter vraiment ; ce n’était que la marche aveugle de la « taupe » de la révolution, « abolissant le réel », évidemment, par toujours d’une manière élégante.
Avant le déchaînement des grands massacres au Nigéria, on se souviendra, et l’on rappellera à nos « marxistes » philo-islamistes, qu’il a fallu que l’opinion mondiale proteste, pour sauver une première femme, puis une seconde, toutes deux condamnées à mort, toutes deux destinées à la lapidation rituelle par la loi de la charia parce qu’elle avaient contrevenu aux normes matrimoniales de la dite charia. C’était l’époque (il y a quatre ou cinq ans) qui avait vu des gouvernements islamiques accéder à la tête des états du nord de la fédération nigériane et chercher à modifier la loi dans le sens demandé par les prédicateurs.
Dans ces états du nord de la fédération, les partis islamiques et les prédicateurs exigeaient que la charia devienne le fondement du droit de l’état. Ils commencèrent alors à obtenir que la charia et ses sanctions, pour tous les délits, devienne la norme répressive, quelles que soient la religion ou la non- religion du contrevenant.
Notre spécialiste, interrogé par le Figaro, a manifestement été victime d’un grave Alzheimer, gênant pour un spécialiste devant nous éclairer. En effet, de ce contexte et de ces éléments causaux, rien n’apparaît dans ses explications.
Question : Voudrait-on, comme à propos de la mise à mort d’un homme, coupable d’être un supporter « céfran » du PSG-, voudrait-on éviter de « stigmatiser » une religion ?
Voudrait-on protéger la réputation d’une religion que l’ONU est chargée, par la conférence des états islamique, à rendre intouchable, qu’elle devienne une religion interdite à toute critique au moyen du rétablissement du crime de blasphème, avec pour objectif affiché qu’elle devienne partout religion obligatoire, religion d’état ?
Alain Rubin

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