L'Iran, la menace !

On nous avait annoncé que face à la menace nucléaire iranienne, on allait voir ce qu’on allait voir le 1er octobre à Genève où il était question de peser contre la politique d’Ahmadinejad qui poursuit le but de se doter de l’arme nucléaire pour rayer Israël de la carte. On a de fait créé les conditions de permettre à l’Iran d’avoir la bombe et de l’utiliser ! Les fous !

Alors que la menace du péril iranien se fait plus précise, on parle encore de bâtir la confiance !

Il pèse sur l’AIEA (l’Agence internationale de l’énergie atomique), censée mener les investigations pour définir le niveau de danger relatif à la volonté de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, bien des interrogations. Une organisation qui n’est jamais parvenue à trancher concernant la volonté iranienne de se doter d’une bombe atomique ou pas, malgré de nombreux indices restés sans réponses et pleinement confirmés aujourd’hui.
Interrogations auquel a tenté de répondre le directeur de l’AIEA, Mohamed ElBaradei « Il y a des inquiétudes quant aux intentions de l’Iran et ça ce n’est pas une question de vérification. Il s’agit de bâtir la confiance et c’est la raison pour laquelle il y a maintenant des discussions à six » Voilà, tout serait une question de confiance… Il est ici question de confiance, concernant rien de moins qu’un risque de déclenchement d’un conflit nucléaire ! On croit rêver !
Ce dont il s’agit, c’est d’un risque majeur que l’on est en train de faire courir au monde en laissant les mains libres à l’Iran, une République islamique qui opprime toute opposition et qui érige le Coran comme seule loi, tout en se proposant de détruire dès qu’il en aura les moyens un pays, Israël et qui soutient politiquement, pour le moins, le terrorisme international lié à l’islamisme. Un pays qui participe à la déstabilisation, derrière la défense du chiisme, de pays comme l’Afghanistan, le Liban, l’Irak…
C’est tout le monde musulman qui est pris en otage de la politique de l’Iran qu’il faudrait mettre au pas sans hésiter au lieu de céder lâchement au jeu d’Ahmadinejad, en suivant la politique aventuriste et irresponsable d’Obama qui n’a pas de mots trop forts pour mettre l’islam au pinacle. La main tendue d’Obama à l’islam et à l’Iran a fait long feu, et se transforme un peu plus chaque jour en mascarade.

Rappelons-nous de la Conférence du Caire du 4 juin 2009 saluée pour sa « main tendue au monde arabo-musulman », citant le « Saint-Coran » pour nous dire qu’il « nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l’humanité tout entière ». Innocent au sens du Coran, celui défini par sa soumission à l’ordre du dieu au nom duquel ce livre parle, les autres, les mécréants et ceux qui veulent changer de religion et tombent sous le coup de l’apostasie, sont bons à tuer ! Il citait dieu sans relâche, prétendant que le commun dénominateur des religions serait « traiter les autres comme nous aimerions être traités… »
D’invraisemblables balivernes et contre vérités qui ont été encensées par les journalistes de tous horizons, comme un discours historique, contribuant à l’amélioration des relations entre Occident et monde musulman ! Il n’en a rien été et pour cause, car Obama portait sous silence ce dont l’islam est bien aujourd’hui le vecteur, l’idée d’une revanche sur le progrès te l’Occident sous la notion de djihad, de guerre sainte, qui n’a rien d’apaisant.
Quant aux religions en général, dès qu’elles ont pu avoir ou ont encore le pouvoir politique entre leurs mains, c’est le dogmatisme qui prévaut et le règne de la terreur !
Il a parlé de la « dette de la civilisation à l’islam » mettant en cause le colonialisme passant ainsi sous silence derrière cette psychologie du pardon qui juge en nuisant à la capacité de tirer les enseignements de l’expérience, la prise de conscience nécessaire face aux dangers actuels que l’islam porte en lui, à n’avoir pas fait son aggiornamento.

Obama, un piètre président reflet d’un capitalisme qui instrumentalise le communautarisme

Obama s’est montré telle qu’en lui-même, un piètre Président des Etats-Unis, qui s’agenouille devant les monarques des monarchies pétrolières comme il l’a fait devant les dirigeants de l’Arabie Saoudite, pour parler de paix lorsqu’on lui montre les armes prêtes à s’en prendre au monde occidental, dont il est censé être le représentant du principal bouclier, l’Amérique. Il a, il est vrai, été choisi sur un mot d’ordre démagogique qui veut tout dire, sur sa couleur, comme si c’était le problème, et non d’abord sur ses compétences, avec le résultat qui est sous nos yeux, une catastrophe annoncée.
Il représente surtout très bien, les intérêts de l’Amérique de l’argent tout en donnant le change de progrès par l’entremise de l’illusion d’une discrimination positive dont il serait l’exemple comme solution à tous les problèmes. Balivernes ! Il a encouragé l’idée que seules les religions détiennent la solution aux problèmes de notre monde, en donnant ici une place privilégiée à l’islam, alors que précisément c’est dans un monde où les hommes se fassent agents de leur histoire en se détachant du pouvoir sur eux des religions, qu’il peut il y avoir salut ! Obama est tout le contraire du progrès, il est au contraire plus que jamais un rétrograde et un conservateur défendant le pouvoir religieux doublé d’un incompétent !
Il a pesé de tout son poids en faveur du dialogue lorsqu’il devait être question de sanctions, voire de frappes militaires contre des installations qui permettent à ce pays inique de se doter de la possibilité de donner toute sa réalité à un choc des civilisations planifié par ce pays. Ici la menace est bien réelle par rapport à l’Irak de Saddam Hussein, où on avait cru voir des armes de destruction massives ! On n’avait pas alors hésité à réunir une coalition internationale pour lancer des frappes militaires, une opération terrestre de grande envergure, et à occuper le pays depuis jusqu’à y installer un pouvoir qui reste fondamentalement ancré dans un jeu de communautés religieuses qui constituent une véritable bombe à retardement. Pourtant, on le constate maintenant, le danger venait d’ailleurs, d’Iran.

Des avancées soi-disant notables avec l’Iran qui en fait obtient ce qu’elle veut

Le 1er octobre, la rencontre entre l’Iran avec les pays membres du Conseil de sécurité comme annoncée les yeux dans les yeux, pour tenter une négociation de la dernière chance a accouché d’une souris en forme de lâche reculade. Après 14 mois d’interruption, l’Iran avait soi-disant renoué le dialogue avec les six grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) sur son programme nucléaire pour le moins controversé. Les «Six» avait prétendument obtenu des avancées notables, lors de cette journée-marathon de pourparlers. L’Iran s’étant engagée à donner un accès «deux semaines» plus tard au site d’enrichissement d’uranium de Qom, dont l’existence n’a été révélée que la semaine précédente.
À Vienne, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé dans la foulée que son directeur général sortant, Mohamed ElBaradei, se rendrait «prochainement» à Téhéran, «à l’invitation des autorités iraniennes». Par ailleurs, au terme d’un accord de principe l’uranium faiblement enrichi en Iran serait exporté dans d’autres pays pour être totalement enrichie, reprenant une proposition avancée la veille par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. La Russie et la France avaient repris la balle au bond et s’étaient dites jeudi favorables à l’idée d’enrichir de l’uranium afin d’éviter que Téhéran ne le fasse.
Depuis New York, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait lui aussi salué l’atmosphère «constructive» des entretiens… Les délégations s’étaient d’ailleurs mises «d’accord pour intensifier le dialogue dans les prochaines semaines».
On se vantait que la journée de pourparlers, dans une villa cossue de la banlieue de Genève, ait également permis un tête-à-tête entre le chef de la délégation américaine, le sous-secrétaire d’Etat américain William Burns, et son homologue iranien. C’était la première rencontre bilatérale à ce niveau depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, il y a une trentaine d’années
Dans la foulée de sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, le président américain Barack Obama a jugé «constructives» les discussions menées à Genève, mais a réclamé qu’elles soient suivies d’actes concrets de la part de la République islamique, faute de quoi il augmentera la pression sur elle. Pour le représentant français, Jacques Audibert, le but de la journée «n’était pas de parler de sanctions», Washington n’entend pas relâcher la pression.
En fait, nous sommes en face d’un véritable scandale, un déni de diplomatie, une honte, car en réalité l’Iran a obtenu derrière ces gesticulations diplomatiques une concession de taille, son droit à l’enrichissement d’uranium et surtout à donner le change pendant qu’elle continue de travailler à la réunion des conditions de la réalisation de son projet : se doter de l’arme nucléaire. !

L’Iran prend les pays occidentaux pour des imbéciles : Téhéran en position d’avoir la bombe…

En fait, quatre jours après avoir réussi à conserver sous conditions son droit à l’enrichissement de l’uranium, l’Iran était à nouveau au cœur de la question nucléaire. Révélée dimanche par le New York Times, une analyse confidentielle de l’AIEA estime en effet que Téhéran a acquis «suffisamment de connaissances pour pouvoir élaborer et fabriquer» une bombe atomique «fonctionnelle».
Le rapport de l’AIEA, intitulé «Dimensions militaires possibles du programme nucléaire iranien», a été rédigé sur la base de consultations avec une série d’experts internes et externes à l’Agence, indique le New York Times. Il décrit un programme complexe, dirigé par le ministre iranien de la Défense et débuté en 2002, «visant au développement d’une charge nucléaire transportable via le système de missiles Shahab 3», capables d’atteindre le Proche-Orient et certaines parties de l’Europe… Et oui, depuis 2002, autant dire que l’Iran peut avoir la bombe d’ors et déjà et que notre sort est entre les mains de dangereux incapables !

Des accords de Munich à la lâcheté et l’irresponsabilité du Conseil de sécurité !

Il y a 70 ans, le monde entrait en guerre…6o millions de morts ! C’est ce qu’a célébré une vingtaine de pays début septembre, car il semble que l’on soit encore sous le choc de l’énormité de cette tragédie marquée par l’holocauste qui avec le bombardement d’Hiroshima et Nagasaki donnaient le ton d’une ère nouvelle où l’homme apprenait qu’il pouvait retourner sa propre puissance contre lui-même et que le progrès avait alors le prix de l’expérience de ses cauchemars. Mais a-t-on vraiment tiré les enseignements dans ce domaine ? On est prompt à monter les tréteaux des procès de l’histoire en tous genres, pour juger plutôt que de tirer les enseignements de l’expérience, ce qui devrait pourtant être la seule chose qui compte, car la seule efficace !
On parle beaucoup du pacte germano-soviétique de 1939, on oublie sciemment le pacte de Munich du 30 septembre 1938, que signèrent Daladier, Président du Conseil au nom de la France, Chamberlain pour la Grande-Bretagne se mélangeant au fasciste Mussolini, qui cédèrent à Hitler les Sudètes, partie intégrante de la Tchécoslovaquie, pour soi-disant sauver la paix. Un pacte ressentit comme « un lâche soulagement » tel que l’exprimait Léon Blum, laissant au nazisme le champ libre et même des encouragements à continuer son oeuvre.
Malgré les illusions, seulement une courte majorité de Français y étaient favorable selon l’IFOP qui fait là son premier sondage. Alors qu’il était encore temps pour réagir, on préfère alors pactiser avec le diable en lui laissant l’initiative, par lâcheté politique, parce que l’on est trop occupé à sauver le système en s’attaquant aux acquis des travailleurs. Daladier s’en prend à la semaine de quarante heures conquise par le Front populaire, il réquisitionne les services publics contre les ouvriers qui se défendent en faisant grève, les gardes mobiles sont partout… La France de la trahison des élites est déjà en marche !
Il y a un drôle de parfum de déjà vu avec l’Iran aujourd’hui, qui réunit tous les ingrédients d’un scénario catastrophe. Une idéologie fascisante qui entend imposer au nom d’un dogme, religieux en l’occurrence, un nouvel ordre du monde, qui professe des menaces de destruction d’un Etat, qui alimente le terrorisme international convergeant dans la même direction, avec un livre sacré en exergue, le Coran et sa fameuse guerre sainte qui fait de tout ce qui ne se soumet pas des ennemis à détruire, mais surtout, des moyens pour y parvenir, dont on sait parfaitement qu’ils sont en route et déjà largement avancés à moins qu’à force de laxisme en réalité, on soit déjà devant un péril majeur et qu’on ne le sache pas !

Notre monde conduit à sa perte par un capitalisme qui se sert de la religion pour gouverner le monde

Plus on se rapproche des conditions d’une menace pour le monde portée par l’Iran qui prépare objectivement son choc des civilisations, chaque jour se renforce un peu plus le sentiment que face à elle monte l’incompétence et la lâcheté de nos politiques, de la France à l’Europe, de l’Europe à l’Amérique ! Les appels de l’ONU a un mode dénucléarisé ainsi que ceux d’Obama apparaissent comme de plus en plus grotesques. Ils désignent l’incapacité de ceux qui ont en charge l’avenir de notre monde, par institutions internationales interposées, à réagir face à la montée du péril.
Il semble que ceux-ci soient plus préoccupés à sauver le capitalisme en nous en faisant payer le prix à coups de toujours plus d’inégalités, en instrumentalisant les religions sur le mode de « l’opium du peuple », qu’à prévenir le cataclysme qui se prépare. Du côté de l’ordre des riches et de leurs représentants, on préfère des peuples soumis à la religion que libres de décider de leur sort ! La volonté d’aller au bout de l’affrontement de l’Iran risque bien de venir balayer l’absurdité de cette logique qui brouille la vision politique et les vrais besoins de notre monde, ceux de plus d’égalité et de liberté pour tous les peuples en les débarrassant de l’emprise religieuse. C’est à la condition de cette alternative que l’on pourrait lever les frustrations qui pèsent et encouragent trop de nos congénères vers l’intégrisme religieux, la haine de l’autre, la guerre.

L’alternative est entre la liberté et le fascisme, une fois de plus !

Si l’on veut encore pouvoir éviter le pire, croire en la paix, il faut mettre au plus vite un coup d’arrêt à l’aventurisme et l’agressivité de l’Iran en donnant l’exemple d’une autre orientation des choses recentrée sur l’homme. Une fois de plus, l’alternative est entre la liberté et le fascisme, qui entend nous conduire au désastre absolu et apocalyptique d’une guerre nucléaire d’une partie du monde contre l’autre.
Guylain Chevrier
Historien

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