L'islam contribue fortement à déstructurer notre société

Aucune religion n’a jamais remis en question les structures de la société dans laquelle elle est apparue. Elle ne l’a fait que dans des pays qu’elle a conquis ou envahis, imposant, non pas des préceptes issus de ses conceptions philosophiques, mais le mode de vie séculier de ses adeptes.
L’islam ne fait pas exception à la règle. Née dans une civilisation qui imposait déjà aux femmes la domination absolue des hommes et ne leur reconnaissait aucune existence sociale, elle en a absorbé les valeurs, les usages, les coutumes et la morale laïques ou issues des religions antérieures et a exporté en même temps que sa foi un système social radicalement inégalitaire.
Cet apport laïque à l’islam, issu d’une organisation sociale antérieure à son apparition, échappe par conséquent à toute analyse théologique et aux questions qui pourraient en découler. A commencer par celle-ci : un dieu créateur à parts égales d’hommes et de femmes peut-il admettre la polygamie et, dans ce cas, n’établit-il pas une différence dans leur essence autant entre les hommes et les femmes qu’entre les hommes riches (susceptibles de la pratiquer) et les pauvres ?
Que la polygamie et les autres manifestations de domination masculine soient le fruit d’une volonté divine ou un héritage social archaïque, l’attachement à certaines de ces pratiques révèle une conception de l’être humain qui semble incompatible avec les principes d’égalité et de liberté de la démocratie. Ceux qui persistent dans cette voie ou qui s’y engagent sont-il motivés par la foi ou rêvent-ils d’un retour à un ordre du monde ancien, quand les rapports sociaux se résumaient à des rapports de domination-soumission et non d’échange et de négociation ?
Il est donc étonnant que les intellectuels ou militants se réclamant pour la plupart du marxisme qui animent des organisations, telle SOS Racisme, ne fassent pas un préalable du renoncement à des valeurs contraires à la démocratie, en échange de leur appui. Peut-on offrir la liberté à ceux qui la refusent à d’autres, peut-on concéder l’égalité à ceux ne sont pas prêt à la partager avec « la seconde moitié » du genre humain ?

Il est également étonnant qu’allant à l’encontre d’une tradition plutôt libertaire, ces militants utilisent tous les ressorts d’une société capitaliste libérale : recours en justice, appels aux élus et à la police, monopolisation des médias, utilisation de la propagande-publicité, en même temps que des méthodes plus en rapport avec leur formation intellectuelle, il est vrai : procès d’intention, contre-vérités, diabolisation de l’adversaire et autres recettes de la dialectique. Pas un jour sans que ces anathèmes creux, pour un oui, pour un non, soit jeté en public : « raciste », « fasciste ».
Y a-t-il urgence pour justifier un tel zèle ? Apparemment non. Pour faire un parallèle, environ 50 000 femmes sont violées chaque année en France. Rapporté à notre population, ce chiffre, s’il ne continue pas à augmenter, nous annonce que nos contemporaines ont une « chance » sur 10 d’être violées un jour. Nous sommes très, très, au-delà des agressions à caractère raciste. Alors, pourquoi ne s’en indigne-t-on pas à longueur de journée? Chacun son job, doivent penser certains. Ce ne sont que des « gonzesses », après tout. Et elles font moins de bruit que les « mecs »…
La hargne de ces organisations – de fait, machistes anti-racistes – à, non pas convaincre, mais imposer, fait penser à cette phrase d’Erich Fromm : « La déstructuration des sociétés au XXe siècle a provoqué chez l’individu un sentiment d’impuissance qui a donné naissance à la « personnalité autoritaire », récupérée par la suite par les nazis. » Il a compris quelques années plus tard qu’elle pouvait se réfugier à gauche, chez les Stalinien et les Maoistes.
Aujourd’hui, la déstructuration de notre société est bien plus avancée que celle qu’ont pu connaître Fromm ou Theodor Adorno. La personnalité autoritaire n’a pu que se répandre davantage parmi nous.
Seulement, il n’existe plus que des tendances totalitaristes de droite ou de gauche très résiduelles. Alors, où donc la « personnalité autoritaire » est-elle allée se faire récupérer ? Je crois que nous commençons à en avoir une idée…
Frédéric Chauvelier

0
0